La Science de l'EspritS


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Un road-movie de Slobodan Sijan : « Qui chante là-bas », une tragédie serbe contemporaine de 1980

Yougoslavie, avril 1941. Une faune rocambolesque - un apprenti chanteur, un tuberculeux, un chasseur, un notable, un ancien combattant, deux musiciens tsiganes... - attendent l'arrivée d'un car brinquebalant qui doit les emmener à Belgrade. Menée par un chauffeur totalement irascible, la petite troupe s'embarque dans un voyage loufoque, accueillant au passage un couple de jeunes mariés. Mais rien ne se passe vraiment comme prévu...
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Réalisé par le cinéaste serbe Slobodan Šijan en 1980, année de la mort de Tito, Qui chante là-bas ? est un film noir et drôle. Noir parce qu'il dénonce la noirceur de comportements veules, drôle parce qu'il le fait d'une façon grotesque, mettant en scène dans un mix de road-movie et de huis clos (l'intérieur du car) des personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres.

Commentaire: Pas juste des gouvernements, mais des citoyens qui semblent oublier que l'art est important pour l'esprit.




Rose

Comment faire quand tout va mal ?

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Une autre petite vidéo de Eric Remacle et celle-ci a un sujet très important. Entre Impermanence & Polarité émotionnelle, voyons quelle attitude adopter quand tout va mal ?

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Un film pour réfléchir sur la guerre et les rapports humains, l'âme, la condition humaine : « La Honte », de Ingmar Bergman

En 1968, Ingmar Bergman réalise un film de guerre. En réalité, la guerre n'est qu'un prétexte, un argument habile pour aborder de nouveau les rapports humains, les affres des relations amoureuses, la fragilité et la complexité de l'âme humaine. Liv Ullmann et Max Von Sydow incarnent, sans aucun artifice, un couple entraîné vers ses propres monstres, qui sommeillaient en eux et que la guerre va révéler à leurs yeux.
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Bergman a toujours été le cinéaste de l'introspection, du regard sur les tourments du couple, leur fragilité, leur instabilité, les douleurs familiales et les questionnements sur l'humanité ; un cinéaste qui transcende l'interrogation sur l'humain.

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Crise de l'homme et déclin de l'Occident : entretien de Mgr Viganò par le Dr Armando Manocchia

Excellence : nous sommes en faillite économique et financière avec une dette publique de plus de 2 700 milliards. À mon avis, le problème est la faillite morale et éthique non seulement de la classe dirigeante, mais aussi d'une partie de la population. Que pouvons-nous faire pour reconstruire un tissu social avec une éthique et une moralité ?
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La faillite est le résultat inévitable de multiples facteurs. Le premier est le transfert de la souveraineté monétaire de l'État à un organisme supranational tel que l'Union Européenne. La BCE est une banque privée qui prête de l'argent à des taux d'intérêt aux États membres, les obligeant à s'endetter perpétuellement. Je rappelle, en passant, que la Banque Centrale Européenne est officiellement détenue par les Banques Centrales des États qui en font partie ; par conséquent, puisque les banques centrales sont contrôlées par des sociétés privées, la BCE elle-même est essentiellement une société privée et elle agit en tant que telle.

Book 2

« Boule de suif » de Guy de Maupassant : une critique sociale très actuelle

L'histoire commence sur un tableau de la campagne normande en plein hiver où grouillent des soldats en déroute et en guenilles, hagards, que la faim et la défaite annoncée, ainsi que l'invasion prussienne bien réelle poussent à errer sans but et sans chef.
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Fantassins, hussards, soldats de la Garde Mobile Nationale, ne se reconnaissent plus entre eux et en viennent parfois à se tirer dessus comme des lapins. Ce premier tableau est important dans la mesure où il situe à la fois l'action dans le temps, mais il nous dit aussi ce que Maupassant en pense : « Car la même sensation reparaît chaque fois que l'ordre établi des choses est renversé, que la sécurité n'existe plus, que tout ce que protégeaient les lois des hommes ou celles de la nature, se trouve à la merci d'une brutalité inconsciente et féroce ».

Butterfly

Seul avec tous : « La solitude est un rempart contre l'isolement »

Dans son essai, Solitude volontaire, le philosophe Olivier Remaud réexamine la pratique de la solitude en la rattachant à la volonté de participer à la vie sociale. Seuls et tous ensemble. À la différence de la « servitude volontaire », dont La Boétie identifiait en 1574 les pernicieux mécanismes à l'œuvre en chacun des hommes, La solitude volontaire invite à un usage pratique de la liberté et de la critique sociale.
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"Une expérience de la liberté et un ressort critique" : c'est l'hypothèse que fait le philosophe Olivier Remaud dans son essai Solitude volontaire, réflexion stimulante sur ce besoin de disparaître, souvent associé à un désir de retrait de la vie de la cité, alors même qu'il faudrait le comprendre comme un désir d'inclusion, de participation, simplement décalée, à la communauté humaine. Dans un retournement de la volonté même, la solitude s'oppose à la servitude en ce qu'elle cherche à se prémunir de ses effets cachés : être seul, c'est d'une certaine manière s'accrocher à l'idée de sa liberté.

Commentaire:




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La fabrique des faux souvenirs et le dossier MK-Ultra

Paul Ingram était un officier de gendarmerie respecté dans sa petite ville proche de Washington. Il vivait paisiblement avec sa femme et ses cinq enfants et toute la famille fréquentait une église évangélique. Vers 1980, ses deux filles, Ericka et Julie, se mirent à fréquenter les retraites organisées par l'Église. C'est dans cette atmosphère charismatique de quête compétitive de l'Esprit saint et de combat contre le démon qu'Ericka eut son premier « flashback » d'abus sexuel.
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Quelque temps après, d'autres « souvenirs » ayant émergé, Ericka raconta à sa mère, Sandy Ingram, qu'elle avait été régulièrement violée par son père et par ses deux frères aînés. Les viols avaient cessé, dit-elle, en 1975, lorsqu'elle avait eu neuf ans. Confronté par sa femme, Paul Ingram nia tout.

Book 2

A lire : Colette et La Paix chez les Bêtes

En 1916, année des batailles de la Somme et Verdun, Colette, l'écrivain, publie « La paix chez les bêtes ». Une ode à la faune domestique et sauvage, mais aussi à la nature débarrassée de toute violence, où l'homme serait enfin libéré du fer et de la mitraille.
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Louis Fouché & Mehdi Belhaj Kacem : la Crise et ses contours

Entretien Louis Fouché, Mehdi Belhaj Kacem et Fabien Moine autour de la crise actuelle. Beaucoup d'encre a coulé depuis le déclenchement mondial de la "crise du Covid-19". Et pourtant, les réactions des philosophes sur la question laissent entièrement à désirer. La plupart ont pris pour argent comptant la narration officielle faite de ladite "crise", et n'ont pas songé à interroger les fondements mêmes de cette narration, pourtant d'évidence cousue de fil blanc en tous ses points stratégiques.
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C'est fort des concepts développés dans son livre-référent, Système du pléonectique, que Mehdi Belhaj Kacem montre que les questions les plus cruciales de la philosophie moderne sont reposées à tout nouveaux frais à la faveur de cette "crise", montée de toutes pièces par les plus hautes institutions supranationales et les plus puissantes multinationales du monde. Par exemple : Qu'en est-il du concept, crucial dans la modernité philosophique et politique, d'"anarchie" ?

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La persistance de l'âme des peuples chez Gustave Le Bon

Reconnu pour son ouvrage La psychologie des foules prophétisant dès 1895 les mécanismes psychologiques sur lesquels se sont appuyés les régimes totalitaires du XXe siècle et les démocraties modernes, Gustave Le Bon s'est aussi intéressé aux racines historiques des psychologies collectives. Médecin et psychologue, mais également anthropologue passionné par les civilisations orientales, ce penseur français était convaincu que chaque peuple est doté d'une âme propre, garante du maintien de son identité collective à travers les siècles.
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Gustave Le Bon affirme que l'évolution des institutions politiques, des religions ou des idéologies n'est qu'un leurre. Malgré des changements superficiels, une même âme collective continuerait à s'exprimer sous des formes différentes. Farouche opposant du socialisme de son époque, Gustave Le Bon ne croit pas pour autant au rôle de l'individu dans l'histoire. Il conçoit les peuples comme des corps supérieurs et autonomes dont les cellules constituantes sont les individus. La courte existence de chacun s'inscrit par conséquent dans une vie collective beaucoup plus longue.