Commentaire : Étrange époque que celle-ci qui voit notre environnement quotidien transformé en champ de mines. Les progrès amenés par la Révolution Industrielle sont immanquablement accompagnés d'une pléthore d'effets catastrophiques. Destruction à grande échelle de la nature, intégrité morale et physique de l'homme constamment menacée : phénomènes à ce point récurrents, depuis les 150 dernières années, qu'on devrait plutôt parler de « régression industrielle ». Le formatage social des esprits fait le reste ; nous considérons comme normal que le progrès technologique entraîne ce type de « dommages collatéraux ». On notera bien sûr que les intérêts financiers passent toujours avant le bien-être des populations : les industriels sont invariablement les derniers à reconnaître que leurs activités nuisent à autrui. Souvenons-nous, au début du siècle dernier, que l'on trouvait au radium des vertus thérapeutiques... ; que le DDT, la peinture et l'essence au plomb étaient considérés comme sans danger ; que le distilbène, le chlordécone, l'isoméride, bof, ça pouvait passer ; que le médiator, l'amiante ou le thalidomide avaient bien bien leur utilité...
En ce moment, l'on se rend compte qu'une très grande variété de produits chimiques, catégorisés « perturbateurs endocriniens », empoisonnent lentement l'ensemble de la population, et qu'à moins de vivre dans une grotte, il est presque impossible de leur échapper. Alors ça s'agite un peu dans les hémicycles, pour savoir si, parmi les centaines de ces substances dangereuses qui nous entourent, on va pouvoir se mettre d'accord pour en légiférer UNE, le Bisphénol A. Ah zut, réalise-t-on immédiatement, c'est qu'il existe différents types de bisphénols...
La bonne nouvelle est que l'on peut diminuer son exposition aux P.E. Pour s'y soustraire totalement ? Impossible. Suffisamment malgré tout pour que nous puissions drastiquement en amoindrir les effets si, en parallèle, en plus des stratégies élaborées dans l'article ci-dessous, nous savons que nous pouvons être aidé par un choix judicieux de « thérapies » en tout genre : phytothérapie, aromathérapie, homéopathie, utilisations de sels minéraux et de vitamines spécifiques, iode, infra-rouge, etc. Bien sûr, cela ne résout pas le problème de fond, ici décliné en mode santé, qui reste celui d'une humanité sous la coupe d'une minorité de personnes au fonctionnement pathologique, qui impose à ses semblables un mode de vie qui serait, pour ainsi dire, aux antipodes de la vie elle-même.
C'est bien hélas toujours la même histoire.
Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques connues pour interférer avec le développement et la reproduction, et pour avoir de graves effets secondaires neurologiques et immunitaires.
Les perturbations sont dues au fait que ces substances chimiques imitent les actions des hormones dans votre corps, notamment des œstrogènes (hormones sexuelles femelles), des androgènes (hormones sexuelles mâles) et des hormones thyroïdiennes. Les perturbateurs endocriniens peuvent bloquer les signaux hormonaux dans votre corps ou interférer avec la façon dont les hormones ou les récepteurs sont fabriqués ou contrôlés. Les substances chimiques peuvent altérer vos niveaux normaux d'hormones, ou changer la façon dont ces hormones circulent dans votre corps. Comme l'a souligné le NRDC (Natural Resources Defense Council) :
« Le système endocrinien est un réseau complexe de glandes et d'hormones qui régule de nombreuses fonctions du corps, notamment la croissance, le développement et la maturation, ainsi que le fonctionnement de nombreux organes. Les glandes endocrines - comprenant la glande pituitaire, la thyroïde, la glande surrénale, le thymus, le pancréas, les ovaires et les testicules - libèrent dans le sang des quantités d'hormones mesurées avec précision, qui agissent comme des messagers chimiques naturels, circulant dans différentes parties du corps afin de contrôler et d'ajuster de nombreuses fonctions vitales. »













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