
Ce texte permettra de juger à leur retour dans l'Hexagone, les Français "qui se livrent à des actes de terrorisme à l'étranger ou qui vont à l'étranger, notamment en zone afghano-pakistanaise, pour se former au terrorisme dans des camps d'entraînement dans le but de revenir en France", a expliqué une source proche du dossier. Même si l'incrimination d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste offre une grande latitude de poursuites, certains "passaient entre les mailles du filet", explique-t-on.
Cette disposition s'inscrit dans la même logique que celle qui permet de poursuivre et juger en France des ressortissants ayant commis des actes de pédophilie hors des frontières. S'ils semblent aujourd'hui moins nombreux, les services estiment que plusieurs dizaines de Français se sont rendus dans les zones tribales frontalières entre l'Afghanistan et le Pakistan pour combattre ou s'entraîner au djihad. Ce fut notamment le cas du tueur au scooter, Mohamed Merah, qui les 11, 15 et 19 mars à Toulouse et Montauban, au nom d'Al-Qaida, avait abattu trois parachutistes puis trois enfants et un père dans une école juive. Les services de renseignement étaient au courant de ses voyages. Il avait même été "débriefé" en novembre 2011 à l'antenne toulousaine de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à son retour du Pakistan.









