
Fumée au dessus d'Alep pour bloquer la visibilité
On aimerait tant parler du passage des cols, du grand cinéma de Locarno, des intenses débats d'Ascona sur l'Europe. Mais voilà qu'un mail surgit.
Ami de longue date, Claude Zerez, réfugié syrien en France, lance une alarme. Il s'évertue à garder le contact avec les chrétiens restés sur place. Sa ville, Alep, est divisée depuis des années en quartiers, les uns sous contrôle islamiste, les autres encore sous l'autorité du gouvernement laïque. Une guerre effroyable s'y éternise, nourrie par des puissances extérieures, embrouillée par tant de doubles ou triples jeux diplomatiques.
Ces derniers mois, la partie contrôlée par les djihadistes, non seulement ceux de l'Etat islamique mais par les alliés de l'Arabie saoudite, s'est trouvée assiégée, la route d'où ils recevaient leurs armes était coupée. Les médias ont rapporté l'horreur jour après jour: population affamée, hôpitaux démolis, chaos dans les ruines.
Or, le conflit bascule. Sans gros titres. Sans images à la télévision. Une simple lettre...
«L'armée syrienne avait, la semaine dernière, gagné une bataille en libérant le quartier de Bani Zeid qui surplombe la ville et d'où les rebelles-terroristes lançaient leurs mortiers et fusées sur les quartiers civils d'Alep depuis quatre ans. Et on nous promettait la libération prochaine des autres quartiers d'Alep occupés par les rebelles.
Hélas, les combats qui faisaient rage depuis trois jours autour de la seule route qui relie Alep au reste du monde dans la région de Ramoussé ont permis aux terroristes de prendre la route et de la couper.
Commentaire: Voir aussi:
Les quelques morts dans le placard de Killary