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Bad Guys

L'éxécution du cheikh El-Nimr : le régime corrompu d'Arabie Saoudite montre son vrai visage


Commentaire : Argent, pouvoir et manque de conscience : les tendances psychopathiques s'expriment au mieux en Arabie Saoudite. Comme de bien entendu, inhérent à ce type de comportement, un aveuglement sans borne et une impossibilité de comprendre que l'oppression et la violence dont on fait preuve sont les causes principales d'une chute inévitable.


La monarchie saoudienne est aujourd'hui une dictature anachronique : elle est propriétaire du pays comme jadis le roi des Belges, Léopold II, était propriétaire en nom personnel du Congo. Bien sûr, ce régime se sait menacé et se maintient par la terreur. Cependant l'exécution du cheikh chiite El-Nimr aura probablement l'effet inverse. D'ores et déjà, l'Iran se tient prêt à soutenir une révolte chiite dans cet État wahhabite.

Le drame de La Mecque, la guerre au Yémen qui se prolonge, des réserves de devises qui fondent : les soucis s'accumulent pour le roi Salman d'Arabie saoudite, au point que son autorité devient sans cesse plus contestée. Mais outre cette guerre ouverte pour le pouvoir, le Royaume vient de franchir un pas qui aura de graves conséquences tant sur le plan intérieur que sur le plan régional.

monarchie saoudienne
Opposant à la pétro-dictature saoudienne, le cheikh Nimr Baqr al-Nimr a été exécuté le 2 janvier 2016 pour « sédition, appel au renversement de l’État, désobéissance à l’imam du royaume et à son gouverneur ».

Le roi Salman vient en effet de faire exécuter 47 opposants en punition de prétendus crimes terroristes : or le seul crime de nombre de ces suppliciés était d'être chiites dans un royaume wahhabite et de s'opposer à sa politique d'oppression contre cette population depuis de longues années, dont les pressions économiques.

Commentaire: Lire aussi :


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Bilan 2015 : Charlie Hebdo, Bataclan et Syrie


Commentaire : 2015 est aussi l'année de la « révélation russe », c'est le moins que l'on puisse dire. Poutine se dresse contre ce qui semblait être une inéluctabilité ; celle du chaos engendré par les tendances psychopathiques de nos élites. Pas de langue de bois, des paroles au plus près de la réalité, un pragmatisme efficient, des engagements suivis de leur réalisations concrètes et immédiates : tous les signes d'une bonne santé mentale, aurait-on envie de dire. Bien des qualités dont on ne voyait plus trace chez nos politiciens tarés, corrompus et mous du genou. Un contraste d'autant plus saisissant à l'heure où l'on voudrait nous faire croire qu'il est normal et naturel, puisque ces temps le réclament, de perdre notre liberté au profit d'une soi-disant sécurité.


manipulation
© Inconnu
L'année 2015 a débuté par les attentats de Charlie Hebdo au mois de janvier, et s'est conclue avec les attentats de Paris au Bataclan, au mois de novembre. En réalité, ces deux épisodes, extrêmement graves en eux-mêmes, forment simplement les contours de ce qui s'est passé cette année, à savoir, l'aggravation de la guerre en Syrie qui s'est transformée en quelques mois en un conflit de niveau international.

Il est naturellement impossible de séparer les deux choses - les attentats de Paris et la guerre en Syrie -, puisque toutes deux ont un important dénominateur commun, l'État islamique (EI). Pour démêler ce sac de noeuds, et donner un sens à l'année qui vient de s'achever, il faut comprendre les origines de l'EI, qui remontent officiellement à l'été 2014. L'État islamique, comme chacun le sait maintenant, est une création indirecte de l'Occident (USA et Grande-Bretagme en premier lieu, avec la contribution d'Israël au second plan), qui a été mise sur pied grâce... à l'allié numéro un des USA au Moyen-Orient, à savoir, l'Arabie Saoudite, et également l'aide de la Turquie et d'autres pays mineurs comme le Qatar.
Le véritable objectif de cette alliance sunnite n'est pas la Syrie, mais bien l'Iran, l'autre grande puissance moyen-orientale qui s'oppose aux Saoudiens. La Syrie (alliée historique de l'Iran) ne devait être qu'une étape, une marche de plus vers l'objectif majeur. Le plan initial des Américains prévoyait en réalité un renversement rapide de Bashar el-Assad, mené à bien grâce à l'habituelle horde de « rebelles », financés et formés par la CIA elle-même. Et pour pouvoir les organiser et les supporter officiellement, la propagande occidentale s'est même inventé un oxymore digne d'entrer dans l'Encyclopédie : les « rebelles modérés ». Ils assassinent, oui, mais avec douceur. Il haïssent, mais avec compassion. Ils détruisent, mais seulement par nécessité. (En fait, ils sont tellement modérés que leurs chefs se délectent littéralement du coeur de leurs ennemis à peine tués).
Mais quelque chose n'a pas fonctionné dans le projet de renversement orchestré depuis 2012 par Washington. Assad s'est révélé être bien plus difficile à renverser que prévu, au point qu'il a été nécessaire de créer une troisième force - l'État islamique justement - pour bouleverser les règles du jeu et mener à bien le sale boulot que les « rebelles modérés » n'avaient pas réussi à accomplir. Mais au moment précis où l'État islamique était sur le point de faire tomber Assad, voilà qu'entre en scène un nouvel acteur, Vladimir Poutine, qui a littéralement renversé la situation. Désormais l'EI représente les méchants, et automatiquement, sont qualifiés également de méchants tous ceux qui jusqu'ici faisaient semblant de les combattre : autrement dit, par une manœuvre aussi simple que géniale, le grand joueur d'échecs qu'est Poutine a mis à nu sous les yeux du monde entier la tromperie perpétrée par les puissances occidentales à travers le « califat » artificiel d'al-Baghdadi.

Magnify

Flashback La face cachée du pétrole - Le partage du monde et les grandes manipulations

Des premiers forages de Rockefeller en 1860 à la récente guerre en Irak, le pétrole aura été le véritable moteur de l'histoire tragique du XXe siècle. Matière première vitale, stratégique, il a été au cœur de tous les calculs politiques. Tant et si bien que l'univers du pétrole est dominé depuis toujours par l'opacité et la désinformation. « La face cachée du pétrole » lève le voile sur des secrets soigneusement cachés et donne des clés pour comprendre les enjeux autour du pétrole, alors qu'une véritable guerre des ressources est engagée.
Histoire du pétrole, derricks
© Inconnu
Dès ses débuts, l'industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l'Américain Rockefeller et les frères Nobel, installés à Bakou, en mer Caspienne. La Première Guerre mondiale est gagnée en grande partie grâce au pétrole acheminé auprès des forces alliées par la Standard Oil of New Jersey, appartenant à John D. Rockefeller. Des livraisons suspendues en 1916, lorsque le magnat américain apprend le partage du Moyen-Orient (dont il convoite le sous-sol) entre Britanniques et Français. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partagent le monde au terme d'un accord dont les termes resteront cachés jusqu'en 1952...


USA

Les USA ont fait sortir discrètement de Ramadi 2000 combattants d'ISIS

Traduction Petrus Lombard

L'armée irakienne, des unités du contre-terrorisme, la police fédérale et les tribus d'Anbar, sont entrés dans la ville de Ramadi occupée plusieurs mois durant par le groupe autoproclamé « État islamique » (ISIS). À leur grande surprise, ils n'ont trouvé que quelques cadavres du groupe terroriste, alors que les renseignements collectés par la coalition dirigée par les États-Unis et le service de renseignement irakien confirmaient la présence d'environ 2000 combattants dans la ville jusqu'aux jours précédant l'assaut final. Six combattants d'ISIS ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir Ramadi au milieu de 442 civils qui quittaient la ville un jour avant l'assaut final sur le centre de la ville.

Le même phénomène d'« évaporation d'ISIS » est apparu à Sinjar, quand 7500 Kurdes soutenus par l'US Air Force se sont emparés de cette ville clé du nord de l'Irak. Ils n'ont trouvé dedans qu'un très petit nombre de combattants d'ISIS.

Où sont donc passés tous ces combattants d'ISIS ?

Commentaire: Washington a probablement évacué ses mercenaires en Libye, et notamment à Syrte, leur nouvelle place forte. En ce moment, Daesh cherche à prendre le contrôle de la ville portuaire stratégique d'Ajdabiya, le plus grand champ pétrolier de Libye.


Star of David

2015 : l'année où la psychopathie israélienne a affiché ses couleurs sans vergogne

Traduction : Jean-Marie Flémal

Palestine
Des Palestiniens regardent une maison qui a été démolie par l’armée israélienne, dans le camp de réfugiés de Qalandia, à la périphérie de la ville cisjordanienne de Ramallah, le 16 novembre 2015 (AP)
Jeudi soir a scellé la fin d'une année plutôt exécrable. Il n'y a même pas eu de guerres orientées sur le changement, qui auraient laissé Israël se débrouiller avec soi-même. Il est des moments où le fait de déclencher une guerre propre, dans le style particulièrement entretenu et affectionné par Israël, semblerait la meilleure chose qui puisse arriver. Devoir traiter avec soi-même ne fait aucun bien à Israël. Quand il ne peut se retrancher derrière son habituelle « guerre inévitable », toutes ses plaies et cicatrices ressortent de façon bien plus visible.

Selon l'Indice 2015 de la Démocratie, publié le mois dernier par l'Institut israélien de la démocratie, les Israéliens marquent des points. Telle fut la réponse des trois quarts d'entre eux, mieux encore que les deux tiers qui s'étaient dit très contents en 2014.
Qu'est-ce qui s'est amélioré, cette année ? Le top-modèle Bar Refaeli s'est mariée (et s'est fait arrêter) ; la chanteuse et musicienne Ninet Tayeb (et le présentateur des infos Yonit Levi) ont eu des bébés ; 80% des Israéliens croient que la situation du pays est bonne ; 88% des Juifs estiment que ça baigne.

Mais voyez ce qu'il en a été du côté arabe : 32% seulement éprouvent des affinités avec l'État, alors qu'ils étaient encore 59% l'année d'avant - la dégringolade la plus importante et la plus embarrassante de l'année. Mais qui tient les comptes et qui s'en soucie ?

Commentaire: ... avec de nouvelles frappes israéliennes sur la bande de Gaza pour bien commencer l'année.


Megaphone

Vladimir Poutine déclare officiellement que les USA sont une menace pour la Russie

Vladimir Poutine a signé le 31 décembre un document officiel dans lequel les Etats-Unis sont qualifiés de menace pour la sécurité de la Russie. Cela est inédit.
Vladimir Poutine
© AFP

Commentaire : Certes inédit, mais ce n'est pas comme si l'on ne savait pas ce que pense Poutine des leaders étasuniens et de leurs toutous. Il a expressément et plusieurs fois dit haut et fort des vérités que l'on aimerait voir sortir de la bouche de plus de présidents en exercice que ce n'est le cas aujourd'hui. Vladimir Poutine a au moins le mérite de dire ce qu'il fait et de faire ce qu'il dit et une fois de plus, c'est un trait de sagesse que nous aimerions voir chez nos propres hommes et femmes politiques. En juin 2015, le président russe déclarait :
Tout ce que nous faisons n'est qu'une réponse aux menaces qui émergent contre nous. D'ailleurs, ce que nous faisons est limité quant à l'échelle et à la portée, mais cela reste quand-même suffisant pour assurer la sécurité de la Russie.
A la même époque, Vladimir Poutine a aussi déclaré qu'il :
« considérait les Etats-Unis non pas comme un rival de la Russie, mais plutôt comme un partenaire concernant de nombreux problèmes mondiaux, tels que le terrorisme mondial, les crises du Moyen-Orient et le programme nucléaire de l'Iran. ».
Alors, qu'est-ce qui a changé ? Certaines réponses pourraient se trouver dans les événements des prochaines semaines, d'autres sont déjà largement envisagées : les prix du baril de pétrole, les échanges gaziers, l'avion de chasse abattu alors qu'il n'est jamais rentré dans l'espace aérien turc, l'avion de ligne pulvérisé en Egypte, accusations mensongères et fallacieuses pour ne pas dire stupides, etc.


Ce document sur « la stratégie de sécurité nationale de la Fédération de Russie » remplace la version adoptée en 2009, alors que Dmitri Medvedev, aujourd'hui Premier ministre, était président. Ni l'Otan ni les Etats-Unis n'y étaient mentionnés.

Dans la dernière version, l'exécutif russe dit jouer un rôle de plus en plus important sur la scène internationale, ce qui a, selon lui, provoqué une réaction des puissances occidentales.

« Le renforcement de l'influence de la Russie se déroule sur fond de nouvelles menaces pour la sécurité nationale, qui sont de nature complexes et interdépendantes », disent ses auteurs.

Commentaire: Voir aussi :


Eye 1

Novlangue : la langue de l'oligarchie et des médias (partie 1)


Commentaire : La novlangue permet aux hommes de pouvoir d'obtenir du peuple un chose très importante : un assentiment. Elle permet de commettre les pires méfaits au nom de valeurs charitables, généreuses et bienfaisantes. La problématique est toute simple : comment faire accepter à la population, sans violence ni contrainte, quelque chose qu'elle aurait tendance à réprouver ? Comment obtenir un consensus et une acceptation ? On commencera, par exemple, à renommer la chose, mauvaise par essence, afin de lui enlever toute connotation négative, pour lui accoler, ensuite, une série de qualificatifs reconnus comme universellement positifs. Les notions de justice, de droiture et de liberté ressortent alors invariablement des discours des figures de l'autorité. Si nous nous mettons à contester l'orateur qui parle de justice, de droiture et de liberté, par un simple biais cognitif malheureusement très répandu, on estimera que nous contestons aussi les valeurs dont le bonimenteur (car il s'agit de cela) se fait le héraut.

Et personne ne désire vraiment cela, voyons-nous. On en vient donc à accepter, par confort moral, le nouveau sens des mots qui sont entendus.
Et lorsque nous finissons, en abdiquant de la sorte, par cautionner d'horribles choses joliment renommées, ne devenons-nous pas, nous aussi, indirectement responsables de toutes ces méfaits ?


1984
L'expression « novlangue » revient à G. Orwell dans son livre 1984 (1949)

Le « newspeak » est une composante du Système totalitaire d'Océania, un pays fictif, présent dans le roman 1984 (*) qui repose sur :

- une surveillance généralisée de la population (les révélations de Snowden) ;
- la télévision qui vous regarde et qu'on ne peut éteindre (télécran = internet ?) ;
- le ministère de la Vérité (qui réécrit notamment constamment le passé conformément à la ligne du parti) ;
- l'interdiction de l'amour car la préférence, contraire à l'égalité, est un délit.

Le newspeak est destiné à empêcher les gens de commettre des « crimes contre la pensée » : dans cette langue certains mots sont volontairement détruits pour empêcher les gens de conceptualiser des pensées contraires à la ligne du parti. Le newspeak désigne aussi sous des termes positifs la terrible oppression d'Océania (« la liberté c'est l'esclavage ») et sert aussi à diaboliser ceux que le parti désigne comme ennemis (« le quart d'heure de la haine »).

Aujourd'hui la prédiction d'Orwell est devenue réalité dans les pays occidentaux

Nous vivons aussi dans un régime de surveillance généralisée et où les médias sont omniprésents (il y a de plus en plus de télévisions dans l'espace public et chacun passe en moyenne plus de 3 heures par jour [soit 38% du temps disponible hors sommeil et travail] devant la télévision ; les enfants de 4 à 14 ans passaient 2h18 devant la télévision en 2003). De même la propagande est omniprésente :

- la propagande publicitaire, car la publicité est la première des propagandes (cf. Edward Bernays, Propaganda, 1928 ; Bernays était un neveu de Freud et l'un des pères de la publicité américaine) ; la publicité a 2 fonctions au service du Système capitaliste :
  • provoquer en permanence l'achat compulsif ;
  • détruire la conscience de classe, développer l'individuation (et présenter la consommation comme remède à tous les maux sociaux provoqués par le capitalisme) ;

Magic Wand

Bercy confectionne un projet sur la faillite des banques le... 28 décembre

Le ministère de l'économie à Bercy
© JPDN/SIPALe ministère de l'économie à Bercy
Je vous en parle depuis au moins 5 ans, eh bien voilà, les banques l'ont obtenu des politiques corrompus, et toutes les lois ont été votées discrètement (toujours au milieu de l'été ou à la fin décembre). En cas de faillite, tout ce qui dépasse de 100.000 euros sur un compte pourra être pris pour sauver la banque. Actionnaires, créanciers et surtout les déposants, tout le monde y passe.

Plutôt que de nationaliser la banque en faillite et jeter en prison la totalité de ses cadres!

Et comme d'habitude, le 28 décembre 2015 (si, si) un papier laconique a été envoyé par Bercy aux agences de presse selon lequel "La France veut créer une nouvelle catégorie de dette destinée à contribuer à éponger les pertes d'une banque en cas de faillite, a annoncé le ministère des Finances, une disposition qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des nouvelles règles européennes pour la résolution des crises bancaires".

What ???????

Pour que Bercy lance ça le 28 décembre il y a OBLIGATOIREMENT UNE ARNAQUE, UN LOUP, ET MEME UN DRAGON A 7 TETES.

Commentaire: Lire aussi : 4 banques italiennes en faillite, les épargnants échappent de justesse à la ponction de leurs comptes


Dollar Gold

Les Suisses voteront pour ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire


Commentaire : Autant dire que si cette initiative populaire est adoptée, elle secouera les fondements du système financier international et sera un joli pied de nez aux banksters internationaux.


Swiss flag
© AFP Photo / Fabrice Coffrini
Une initiative populaire visant à donner à la banque centrale suisse le monopole de la création monétaire a obtenu assez de signatures pour organiser une votation. Son adoption serait une révolution dans la Confédération.

Avec la crise qui a débuté en 2007, l'idée d'ôter aux banques le pouvoir de créer de la monnaie commence à faire son chemin, progressivement, dans l'opinion. L'an passé, un rapport parlementaire islandais a clairement proposé d'en finir avec ce pouvoir. Mais - et ce n'est pas le moindre des paradoxes - le débat pourrait s'accélérer à partir de la Suisse, pays connu pour son système bancaire démesuré.

Vers une votation

Jeudi 24 décembre, en effet, la chancellerie fédérale helvétique a enregistré officiellement l'initiative populaire « monnaie pleine » qui vise à donner à la Banque nationale suisse (BNS) le monopole absolu de la création monétaire. Cette initiative, lancée en juin 2014 par un groupe dirigé par un instituteur alémanique, Hansruedi Weber, a recueilli 111.824 signatures, soit davantage que les 100.000 nécessaires pour provoquer une votation, autrement dit un référendum.

Snakes in Suits

Turquie : quand Erdogan compare son propre système politique à celui d'Hitler


Commentaire : Il faut avoir les moyens de ses ambitions, et les références qui vont avec, apparemment... Laissons parler les politiciens malades assez souvent, ou suffisamment longtemps, pour constater qu'ils ont aussi cette fascinante capacité à « se mettre dedans » tout seul, comme des grands, pour finir coincés entre les désirs non-avouables... qui finissent par s'avouer, les lapsus révélateurs... de leur infinie duplicité et les contradictions symptomatiques d'une menterie pathologique avérée.


erdogan
© Yannis Kourtoglou/Reuters
En voulant vanter le système présidentiel fort qu'il tente de mettre en place dans son pays malgré les critiques, le président de la Turquie n'a pas hésité à en donner un exemple pour le moins controversé : le IIIe Reich d'Adolf Hitler.

Ces propos pourraient apparaître comme une reductio ad Hitlerum (procédé rhétorique de diabolisation d'un adversaire)... Excepté qu'ils ont été prononcés par Recep Tayyip Erdogan lui-même.

Interrogé sur le fait de savoir si son pays pourrait maintenir un gouvernement unitaire en cas d'implantation d'un système présidentiel, le chef d'État a répondu que « dans un système unitaire [comme la Turquie], un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a actuellement des exemples dans le monde et aussi des exemples dans l'histoire. Vous en verrez l'exemple dans l'Allemagne d'Hitler ».



Commentaire: A propos d'Erdogan, quelques petits commentaires :
« Il est par contre une vérité-de-situation sur laquelle tout le monde doit s'entendre pour cette année 2016, c'est la place subitement très importante que le président turc Erdogan a pris sur la scène mondiale de l'immense désordre qui tient lieu aujourd'hui de ce qu'on nommait in illo tempore "les relations internationales". [...] Plusieurs évènements ont contribué à cette promotion dont on ne sait si elle est, pour l'homme en question, un triomphe catastrophique ou une catastrophe triomphante. Rappelons-les succinctement.
  • Depuis sa désignation comme président, cela accompagné de changements substantiels en préparation de cette fonction qui ferait désormais d'un président turc une sorte de monarque tout-puissant, [...]Erdogan a commencé aussitôt et par avance à exercer ce nouveau pouvoir vers une tendance de plus en plus autocratique. L'autre aspect intérieur a été une reprise sauvage et brutale de la lutte contre la minorité kurde liée évidemment au bouillonnement extérieur affectant d'autres minorités kurdes, en Syrie et en Irak. Cette attaque contre la minorité kurde prend, selon des sources kurdes et même humanitaires, des allures de nettoyage ethnique [...]
  • La personnalisation du pouvoir a mis en évidence la dimension mafieuse des tendances népotiques dont bénéficie la famille et le clan Erdogan. Cette dimension et ces tendances sont directement liées à un aspect jusqu'alors resté assez discret de l'activité d'Erdogan, mais qui se révèle aujourd'hui au grand jour : son soutien au terrorisme islamiste, où la Turquie supplante désormais les usual suspect, l'Arabie et certains Émirats du Golfe comme le Qatar. Les liens d'Erdogan surtout avec Daesh, ou État Islamique, sont spectaculaires : soutien logistique, soutien direct des forces spéciales et services spéciaux divers de la Turquie, soutien économique avec d'excellentes affaires dans le trafic désormais considérable vers la Turquie comme "point de vente" international du pétrole syrien et irakien que Daesh exploite sur les territoires qu'il contrôle. La famille Erdogan y montre toute l'habileté de ses tendances mafieuses en se trouvant au centre de cette organisation, avec les bénéfices qui vont avec.
  • La politique extérieure de la Turquie est désormais complètement bouleversée. Erdogan agit avec une brutalité sans nuances, que ce soit par rapport à la plupart de ses voisins [...]
  • Enfin, il y a les ambitions, sinon les rêves de puissance d'Erdogan. [...]Les ambitions d'Erdogan, en forme de rêves ou de cauchemar concernent la restauration de l'empire ottoman, le rôle d'inspirateur et de quasi-Calife du monde musulman.
Pour terminer, on notera avec respect l'exceptionnelle position de stupidité contradictoire et d'aveuglement satisfait de l'Europe qui, pendant ce temps et malgré le doute de certains à l'encontre d'Erdogan, s'affaire à préparer la voie vers l'intégration de la Turquie en son sein pendant que son extraordinaire couardise sécuritaire parvient à handicaper encore plus son économie dans les remous d'attentats prétendument préparés par des organisations subventionnées au vu et au su de tous par la susdite Turquie, attentats déjoués par paralysie de l'activité. »