Commentaire : Un énième exemple de désinformation et de manipulation d'opinion, à la sauce étasunienne. Comme le dit l'expression : « diffamons, calomnions, il en restera toujours quelque chose ». Ce petit quelque chose influence une population qui n'a pas la connaissance suffisante pour se prémunir des effets dévastateurs de la propagande. Celle-ci utilise pourtant toujours les mêmes mécanismes : convaincre, par l'affirmation assurée, péremptoire et répétée ; désinformer, en utilisant les mensonges les plus énormes comme des faits qu'on ne peut remettre en question ; stigmatiser, pour nourrir cette tendance humaine à toujours vouloir trouver un responsable et un coupable extérieur à tous les maux qui nous accablent. La stigmatisation fait par ailleurs double emploi : elle amène les gens à se focaliser sur une chose en particulier. On détourne ainsi la capacité de réflexion et d'analyse qui permet toujours d'avoir la vue d'ensemble du problème concerné.
On ne le répétera jamais assez : la vigilance quotidienne est indispensable, à hauteur du matraquage médiatique et culturel des consciences, quotidien, lui aussi. Mille fois nous avons eu la preuve que les journaux, la télé, la radio et Internet nous mentent. Pourquoi ne pas prendre de contre-pied systématique ? Partir de l'hypothèse rationnelle que celui qui a menti, mentira encore sans doute ? Ainsi, tout en cultivant en parallèle la connaissance des processus de la tromperie, nous cessons de participer au mensonge collectif.
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Traduit de l'espagnol par Luis Alberto Reygada pour Le Grand Soir
Quand Felipe Gonzalez dit que le Venezuela vit sous un régime tyrannique, personne ne demande à l'ancien chef du gouvernement espagnol qu'il expose ses arguments qui soutiendraient un mensonge aussi éhonté. Et lui de rajouter que le Chili de Pinochet respectait plus les droits de l'homme que le Venezuela de Maduro. Par contre quiconque voudrait lui répondre se verrait obligé d'apporter milles et une preuve, lesquelles n'auraient de toute façon aucun effet contre la mauvaise foi. Le Venezuela n'est pas une démocratie jusqu'à ce que l'on démontre le contraire, c'est une tyrannie bien que cette accusation ne tienne que... « parce que tout le monde le sait ».
Pour Fernando Casado, parler de « tyrannie au Venezuela » est un parfait exemple de sound bites, des messages courts qui résument des idées complexes et dont le but est d'être injectés à l'opinion publique internationale. Spécialiste en droit et communication, Casado vient de publier à Madrid un livre (1) qui reprend ses conclusions après cinq années de recherches sur le rôle des informations contre le gouvernement du Venezuela dans les médias les plus influents d'Espagne et d'Amérique latine.
Il explique le système de triangulation mis en place pour tergiverser l'information et se base sur ses interviews de plusieurs journalistes reconnus travaillant pour de grands médias, qui reconnaissent l'influence que joue la ligne éditoriale antigouvernementale dans leurs articles.












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