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En sous-entendus Assad doit partir, ainsi le dit Berlin

Poursuivre le processus de paix, unir les forces qui combattent les islamistes en Syrie et remettre en état l'infrastructure des territoires repris à l'État islamique: telles sont les trois conditions nécessaires pour régler le conflit en Syrie et défaire l'organisation terroriste État islamique selon Frank-Walter Steinmeier.


Commentaire : Poursuivre le processus de paix quand on va en Syrie se battre ? Unir les forces qui combattent Daech quand tout ce qui se fait c'est l'appuyer ? Remettre en état le pays, quand on vient de le détruire ? Mais le fond de cette déclaration ne serait-ce pas que Assad doit partir ?


Le ministre a détaillé sa pensée dans un article publié par le quotidien allemand Berliner Zeitung.

"Les attentats de Paris du 13 novembre ont profondément secoué la France et toute l'Europe. Mais il me paraît évident que rester cloîtré à la maison n'est pas une solution. Si nous capitulons et renonçons à notre mode de vie, à notre société ouverte, cela ne jouera qu'en faveur des terroristes. Nous devons combattre résolument toute forme de division et entreprendre des efforts pour renforcer l'intégration à tous les niveaux. Mais notre tâche primordiale consiste à stopper la menace émanant du terroriste islamique, de Daech, là où elle naît: en Irak et en Syrie"

guerre
© SputnikFrank-Walter Steinmeier, Affaires Extérieures

Commentaire: Guerre civile ? Plutôt une guerre d'invasion. La transition politique ? Assad a été élu démocratiquement. Mais Berlin ne comprend pas. Berlin, tout comme les EEUU et la coalition veulent que Assad parte. Pourquoi devrait-il partir ? Ne vaudrait-il pas mieux l'aider a lutter contre Daech et lui permettre de reconstruire, avec son peuple, ce qui a été détruit ?

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USA

Les cavaliers de l'Apocalypse se préparent-ils pour l'assaut final ?

Traduit par Diane pour le Saker Francophone

cavaliers apocalypse
© inconnu
Pour la première fois depuis des décennies, toutes les grandes puissances européennes, ainsi que la Russie et les États-Unis, vont entrer en guerre en Syrie. Ensemble ou les unes contre les autres, ce n'est pas encore clair. Le fait est que ces guerres font rage depuis longtemps sous une forme ou une autre. Elles ont un potentiel de destruction énorme. Car personne ne sait exactement qui est ennemi et qui est ami. La situation est éminemment dangereuse.

Le déploiement militaire de toutes les grandes puissances européennes - la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne - ainsi que l'engagement actuel des États-Unis et de la Russie en Syrie mènent à une situation géopolitique extrêmement dangereuse. De nombreux acteurs agissent masqués, de manière anonyme ou par procuration. L'escalade est l'aboutissement d'une évolution qui dure depuis plusieurs années - exploitée par les stratèges militaires, les services secrets et des groupes radicaux. « Nous sommes confrontés à une Troisième Guerre mondiale rampante », a déclaré le vice-chancelier autrichien Erhard Busek - qui n'est vraiment pas un catastrophiste - dans une interview de l'automne 2015.


Commentaire : Effectivement les cavaliers de l'apocalypse n'ont pas disparu et de nos jours ils sont en grand nombre et on les appelle « les Psychopathes ». Ils sont près à tout faire pour arriver à leur fin, quitte à détruire cette planète.


Bizarro Earth

Meilleur du Web: L'Empire, Daesh et le Moyen-Orient ou l'inavouable projet d'un pseudo-Kurdistan

Paris et Londres multiplient les déclarations emphatiques contre Daesh, son nettoyage ethnique et ses attentats. Pourtant, ils préparent en coulisse le nettoyage ethnique du Nord de la Syrie en vue d'y créer un pseudo-Kurdistan, et le déplacement de Daesh vers Al-Anbar pour y créer un Sunnistan. Thierry Meyssan analyse ce plan et souligne les nombreuses contradictions du discours officiel.


Commentaire : En effet, et selon les écrits et recherches de Pierre Hillard, voici les deux cartes « avant » et « après » la recomposition programmée du Moyen-Orient (cliquez pour une vue plus grande) :
La recomposition programmée du Moyen-Orient
© Ralph Peters/observatoiredeleurope.com/Adapté par SottLe Pentagone redessine le monde, cartes publiées par le Armed Forces Journal, 2006
Pierre Hillard écrit :
Les tensions et les violences qui secouent le Moyen-Orient depuis l'intervention israélienne au Liban, le 12 juillet 2006, ne sont que la partie visible d'un immense enjeu politique, économique, religieux et philosophique opposant l'Occident aux Etats islamiques de la région. L'occupation américaine de l'Irak en mars 2003 a permis le lancement d'un projet révolutionnaire en vue de remodeler une vaste zone géographique allant du Maroc au Pakistan : le Grand Moyen-Orient. Derrière cette appellation, c'est une recomposition profonde qui attend ces pays musulmans. Beaucoup de théories et de supputations courent sur les ambitions des Etats-Unis et d'Israël au sujet de la politique poursuivie par leurs dirigeants. Cependant, des signes avant-coureurs apparaissent et permettent d'apercevoir concrètement les plans en cours. C'est tout l'enjeu des cartes ci-jointes appelant à recomposer le Moyen-Orient.

Ces cartes (« before » : situation en 2006 et « after » : situation après recomposition) sont parues dans une revue militaire américaine, AFJ (Armed Forces Journal), en juin 2006 sous la plume d'un lieutenant-colonel américain à la retraite, Ralph Peters. Ce dernier s'est illustré dans une division d'infanterie mécanisée à partir de 1976 pour, ensuite, poursuivre ses activités dans le renseignement militaire en 1980. Auteur de nombreux ouvrages traitant de la stratégie et des relations internationales, Ralph Peters s'est retiré officiellement de l'armée en 1999. Cependant, ses contacts restent étroits avec ce milieu puisqu'il fait partie de l'équipe dirigeante d'AFJ. Cette revue n'est qu'une partie d'un véritable empire de la presse militaire américaine. Fondé en 1863, ce mensuel s'adresse aux officiers des Etats-Unis traitant de sujets aussi variés comme : la technologie militaire, la logistique, la stratégie, la doctrine ou encore la tactique.
Plus loin, il ajoute que :
La création d'un Etat kurde (Free Kurdistan) construit à partir des territoires Sud-Est de la Turquie, du Nord de la Syrie et de l'Irak, et de l'Ouest de l'Iran aboutirait à l'émergence d'un bloc estimé à environ 30 millions d'habitants. Fort des installations pétrolières de Kirkouk, cet Etat kurde pro-américain serait avec l'Etat chiite arabe les deux grands pôles de la production d'hydrocarbures et de gaz du Moyen-Orient. L'importance de cet Etat kurde serait d'autant plus grande que l'oléoduc BTC évacue le pétrole de la Mer Caspienne à partir de Bakou (Azerbaïdjan), passe par Tbilissi (Géorgie) pour, ensuite, traverser tout le Sud-Est de la Turquie et aboutir à Ceyhan en Méditerranée. Les Kurdes seraient donc les grands maîtres de ce corridor énergétique voulu par les Américains en 1994. En plus du pétrole, il faut ajouter l'autre grande richesse, l'eau. Le « Grand projet anatolien » (GAP) poursuit l'objectif, grâce à 22 barrages, de dompter le Tigre et l'Euphrate qui prennent leurs sources dans les montagnes kurdes. L'achèvement de ce projet qui doit avoir lieu vers 2013, permettant l'irrigation de 1,7 million d'hectares et la production d'électricité, sera une arme redoutable aux mains de l'Etat kurde et pèsera lourdement sur la vie des habitants de tout le Moyen-Orient.
Les ouvrages de Pierre Hillard sont importants pour comprendre la politique géostratégique de l'Empire US/OTAN, comme l'explique très bien cette phrase :
La mise en perspective de documents incontestables permet de voir dans l'enchaînement de « révolutions », « printemps », « libérations », « unifications continentales » la poursuite méthodique d'ambitions planétaires annoncées.

David Cameron et François Hollande
© Stéphane de Sakutin/AFP
L'intervention militaire de la France, d'Israël et du Royaume-uni en Syrie est-elle légale ?

Pour lancer leur nouvelle guerre en Irak et en Syrie, la France, Israël et le Royaume-uni ont fait adopter par le Conseil de sécurité, le 20 novembre, la résolution 2249 [1]. Pour le représentant français à l'ONU, qui est à l'origine du texte, elle autorise l'action collective en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations unies, c'est-à-dire de la « légitime défense ». Pour le Premier ministre britannique, David Cameron, elle soutient « toute action contre cette secte meurtrière et diabolique à la fois en Syrie et en Irak » [2].

Or, selon les experts du Service de recherche de la librairie de la Chambre des communes, il n'en est rien. Dans une étude juridique fouillée, Arabella Lang précise que la résolution n'autorise absolument pas l'usage de la force, mais appelle ceux qui en ont la possibilité légale à redoubler leurs efforts [3]. Or, il ne peut s'agir que d'États qui ont été appelés à intervenir par l'Irak et la Syrie.

Pour les besoins de la cause, l'Irak a donc adressé une lettre au Secrétaire général et au Conseil de sécurité affirmant être attaqué par Daesh depuis le territoire syrien, alors même que l'Émirat islamique a été fondé en Irak. La France et le Royaume-uni ayant été appelés par l'Irak, les deux États — mais pas Israël — prétendent donc exercer un droit de « légitime défense collective ». En outre, chacun d'eux prétend avoir été attaqué par Daesh depuis la Syrie et prétend détenir aussi un droit individuel de légitime défense. Malheureusement, ces arguments ne sont valables que si Paris et Londres apportent la preuve que Daesh prépare des attaques imminentes depuis la Syrie, ce qui n'est pas le cas [4].

Par conséquent, l'intervention militaire de la France, d'Israël et du Royaume-uni en Syrie reste illégale sans l'accord préalable du gouvernement de la République arabe syrienne.

Commentaire: Et pour finir, un autre passage de Pierre Hillard :
L'objectif des élites mondiales n'est pas de permettre l'émancipation des hommes par la liberté des peuples mais la destruction des peuples pour construire une humanité interchangeable et nomade, docile, disponible pour rentrer dans l'esclavage d'une gouvernance mondiale. Cette gouvernance mondiale est le dernier débris qui surnage du chaos tragique du XXe siècle.



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Que la guerre continue ! L'empire étasunien demande à la coalition d'utiliser des commandos contre Daech

Washington appelle les membres de la coalition anti-Daech et notamment les pays arabes sunnites du Golfe à intensifier leurs efforts après les attentats de Paris et en Californie.Les Etats-Unis ont demandé à leurs partenaires de la coalition d'utiliser des forces spéciales contre le groupe terroriste Etat islamique (EI), a déclaré mercredi le chef du Pentagone Ashton Carter.
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Le bal des hélicoptères dans Apocalypse Now de Francis Ford Coppola
"J'ai demandé à nos partenaires d'utiliser notamment des forces spéciales, des avions d'attaque et de reconnaissance, des armes et des munitions", a indiqué M.Carter devant la commission des forces armées du Sénat. "Nous devons tous en faire plus, surtout les pays arabes sunnites du Golfe", a-t-il ajouté. "La semaine dernière, j'ai personnellement joint mes collègues d'une quarantaine de pays pour leur demander de contribuer, et dans de nombreux cas, pour améliorer le combat contre le groupe Etat islamique", a-t-il dit.


Commentaire : Ce n'est pas une bonne nouvelle qu'augurent ces paroles quand on sait que la coalition appuie Daesh depuis sa création. Quand on sait aussi que c'est la population qui est la première victime des bombardements, et non les terroristes. Ils bombardent des écoles, des hôpitaux, des usines d'eau et d'électricité, des villages, des villes, tout, sauf... les terroristes.


Commentaire: Vous pouvez continuer à lire:


USA

La guerre et l'impérialisme sont les seules réponses de l'Occident face à la situation au Moyen Orient

Syria
Les événements de la semaine passée entreront dans l'histoire comme un des jalons majeurs du développement de l'impérialisme au 21e siècle. Suite à l'intensification par la France, le mois dernier, de sa campagne de bombardements en Syrie, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont intensifié eux aussi, en l'espace de quelques jours, leur engagement militaire en Syrie.

Le prétexte de ces opérations sont les attentats terroristes du 13 novembre à Paris et l'horrible fusillade qui s'est déroulée depuis à San Bernardino, en Californie. Les raisons présentées à l'opinion publique pour expliquer la rapide escalade de la guerre en Syrie n'ont cependant pas grand-chose à voir avec le débat stratégique en cours aux plus hauts échelons de l'armée et des services de renseignement.

Aussi tragique que soit le meurtre de 130 personnes à Paris et de 14 personnes à San Bernardino, il ne peut expliquer l'escalade militaire soudaine et brutale opérée au Moyen-Orient par les principales puissances impérialistes. Il faut se souvenir qu'en 1915, après le torpillage du RMS Lusitania qui causa la perte de 1.198 vies humaines, les Etats-Unis s'étaient abstenus d'entrer dans la Première Guerre mondiale. A cette époque, la classe dirigeante américaine était encore partagée quant à l'opportunité d'intervenir dans la Grande guerre.

2 + 2 = 4

SOTT Focus: La Russie contre le Gladio de l'OTAN 2.0 : le djihad turc de la Chine à la Syrie

Traduction SOTT

Gladio, guerre froide
La Guerre Froide seconde partie : cette fois il s'agit du djihad
Pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui sur la scène géopolitique mondiale, il vous faut comprendre ce qui s'est déroulé sur cette même scène ces 100 dernières années, car rien n'a vraiment changé.

L'Empire étasunien est la seule (et la « plus grande ») superpuissance mondiale depuis au moins la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dès que l'Empire put atteindre cette position, il fut déterminé à la conserver. La Russie était censée avoir été détruite en conséquence de la guerre de 39-45, mais l'ingéniosité et la robustesse russes, ainsi que le surprenant côté indépendant de Staline, obligèrent l'Empire à accepter une division du monde entre « Orient » et « Occident ». Toutefois, aussitôt que les lignes furent tracées, l'Empire envoya ses agents pour poursuivre et achever le processus de conquête mondiale.

Hormis les quelques incursions militaires étasuniennes déclarées (Corée, Vietnam, l'étrange combat inégal en Amérique latine), l'Empire s'est principalement appuyé sur des opérations secrètes pour étendre son contrôle. En Europe de l'Ouest — une pièce prisée sur le « grand échiquier » — l'Empire étasunien a établi des réseaux « dormants » constitués de groupes paramilitaires de divers milieux épousant les idéologies fascistes de droite. La raison au « minage » de l'Europe avec des caches d'armes et des barjos entraînés au sabotage et au désordre sanglant, était que dans l'éventualité d'une invasion et d'une occupation soviétiques de l'Europe, les « opposants de la résistance » formeraient la ligne de front de l'Ouest dans la guerre à venir avec les Soviétiques.

Commentaire: Voir aussi

NATO Orders Stool-Pigeon Turkey to Shoot Down Russian Jet

SOTT Talk Radio #91: NATO's Secret Armies in Europe - Interview with Daniele Ganser

Géopolitique de l'Empire : la théorie du Heartland de Mackinder et le confinement de la Russie

The Rise of Russia and the 'End of the World'


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Près de 34 civils syriens tués dans des frappes aériennes présumées de la coalition occidentale

Syrie
Bombardement dans la province d'Idlib en Syrie le 2 octobre 2015
Une attaque aérienne menée par la coalition dirigée par les Etats-Unis sur un village syrien aurait fait près de 34 morts parmi la population civile, selon des sources locales. L'armée américaine a indiqué examiner ces allégations.

Les frappes aériennes présumées de la coalition occidentale en Syrie et en Irak ont touché le village de Al-Khan ce lundi. Elles auraient tué au moins 26 civils, selon des sources occidentales. D'autres sources locales ont indiqué que 34 civils avaient été tués, dont des femmes et des enfants tandis que 17 autres personnes ont été blessées.

Selon Alla Ebrahim, un observateur de la politique syrienne, le total des morts devrait certainement augmenter : «Nous avons une source à l'hôpital d'Al-Malikiyah qui avance le nombre de 30 morts et 17 blessés et ce nombre risque d'augmenter car beaucoup de personnes n'ont pas voulu être emmené à l'hôpital par peur d'être arrêté par les kurdes ou le gouvernement syrien», a-t-il déclaré. Une source au sein de l'armée syrienne a confirmé à RT, sous couvert de l'anonymat, que la zone avait effectivement été frappée mais que les forces armées de Syrie ne se trouvaient pas dans la région.

Commentaire: Malgré l'intervention russe qui a contrecarré les plans de l'Occident, il semblerait que l'OTAN n'a toujours pas abandonné son projet de rayer de la carte la Syrie et de renverser Bachar al-Assad :

-En pleine illégalité, la coalition US attaque l'armée syrienne
-Erdogan envahit l'Irak pour s'accaparer les champs pétrolifères autour de Mossoul


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Erdogan envahit l'Irak pour s'accaparer les champs pétrolifères autour de Mossoul

Traduit et édité par jj, relu par Literato pour le Saker Francophone

Le je-veux-être-sultan Erdogan n'a pas obtenu ce qu'il cherchait en Syrie, où il avait prévu de capturer et d'annexer Alep. Les Russes ont empêché cela. Il va maintenant vers sa cible secondaire, Mossoul en Irak, que de nombreux Turcs voient comme une partie historique de leur pays.
Erdogan et de hauts gradés militaires turques
© InconnuErdogan en vadrouille, en Irak ?
À la fin de la Première Guerre mondiale en octobre 1918, après la signature de l'armistice de Moudros, les forces britanniques ont occupé Mossoul. Après la guerre, la ville et la région environnante sont devenues une partie de l'Administration du territoire ennemi occupé (1918 à 1920), et peu de temps après l'Irak mandataire (1920-1932). Ce mandat a été contesté par la Turquie, qui a continué à réclamer la région au motif qu'elle était sous contrôle ottoman lors de la signature de l'Armistice. Dans le Traité de Lausanne, le différend sur Mossoul a été laissé à une résolution future de la Société des Nations. La souveraineté de l'Irak sur Mossoul a été confirmée par la Société des Nations suite à un accord entre la Turquie et la Grande-Bretagne en 1926. L'ancien vilayet ottoman de Mossoul est devenu finalement Ninive Province de l'Irak, mais Mossoul est restée la capitale provinciale. Mossoul, deuxième plus grande ville d'Irak avec environ un million d'habitants, est actuellement occupée par État islamique.

Le vendredi une colonne de quelque 1 200 soldats turcs avec une vingtaine de chars et d'artillerie lourde a emménagé dans un camp près de Mossoul. Le camp était l'un des quatre lieux où la Turquie formait les Kurdes irakiens sunnites et quelques Arabes pour combattre État islamique. Ces petits camps au nord de la région kurde existent depuis les années 1990. Ils ont d'abord été mis en place pour combattre le PKK. Plus tard, la présence turque a été justifiée pour contrôler le cessez-le feu, à la fin de la guerre interne kurde, entre les forces du PDK fidèles au clan Barzani et les forces de l'UPK du clan Talabani. Les bases ont été effectivement utilisées pour surveiller les mouvements des forces du PKK qui lutte pour l'indépendance kurde en Turquie.

Megaphone

Le terrorisme international comme arme sous le règne de l'absurdiotie

Traduit de l'anglais par FL/SW pour l'AFPS

Le « terrorisme international » n'existe pas. Déclarer la guerre au « terrorisme international » est absurde. Les hommes politiques qui le font sont soit idiots soit cyniques, et probablement les deux.
Bombes terrorisme
© Inconnu
Le terrorisme est une arme. Comme un canon. Nous nous moquerions de quelqu'un qui déclarerait la guerre à l'« artillerie internationale ». Un canon appartient à une armée et sert les objectifs de cette armée. Le canon d'un bord fait feu contre le canon de l'autre bord.
Le terrorisme est un mode d'action. Il est fréquemment utilisé par des peuples opprimés, comme la résistance française aux nazis au cours de la Seconde Guerre Mondiale.

Nous nous moquerions de quiconque déclarerait la guerre à la « résistance internationale ». On doit à Carl von Clausewitz, le penseur militaire prussien, cette formule célèbre : « la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens ». Le terrorisme signifie, littéralement, faire peur à ses victimes pour les inciter à céder à la volonté du terroriste.

Le terrorisme est une arme. C'est en général l'arme des faibles. De ceux qui n'ont pas de bombes atomiques, comme celles qui furent lâchées sur Hiroshima et Nagasaki, qui terrorisèrent les Japonais et les amenèrent à se rendre. Ou le bombardement aérien qui détruisit Dresde pour tenter (en vain) de terroriser les Allemands et les amener à capituler.


Commentaire : Ou de ceux qui ne peuvent se servir de bombes atomiques sans signer leur forfait... Ainsi, les soupçons des uns et des autres se noient dans la multitude des potentialités qu'offre le terrorisme multi-état qui reste une arme utilisée par qui le veut, et par différents moyens. C'est aussi une des caractéristiques de la méthode dit du « Gladio ».

Voir la série de vidéos sur le réseau « Gladio », réseau créé par les États-Unis à l'issue de la Seconde Guerre mondiale pour barrer la route au communisme en Europe, des groupes clandestins qui soutenaient des intérêts fort peu démocratiques et pratiquèrent sans scrupule aucun la manipulation du terrorisme. Le « Gladio » a peut-être disparu aujourd'hui, sous cette appellation, mais il est plus que probable qu'il existe de nos jours sous une forme légèrement modifiée, modification due à la mondialisation... de la terreur. Ou dit autrement, le terrorisme se mondialise à la vitesse de celle de l'empire.


Comme la plupart des groupes et des pays qui ont recours au terrorisme ont des objectifs différents, et souvent contradictoires, il n'y a rien d'international en lui. Chaque campagne terroriste a son caractère propre. Sans compter que personne ne se considère comme un terroriste, mais plutôt comme un combattant pour Dieu, pour la liberté ou pour autre chose.

(Je ne peux m'empêcher de me vanter d'avoir, il y a longtemps, inventé la formule : « Le terroriste des uns est le combattant de la liberté des autres. ».)

Bomb

Daesh a reçu des fonds d'une ONG prétendant venir en aide aux enfants syriens

Une enquête en Italie a permis de découvrir une source de financement de l'Etat islamique plutôt inattendue, via une organisation caritative qui récolte des fonds visant à soutenir les enfants victimes du conflit en Syrie.
Réfugiés syriens
© Khalil Ashawi/ReutersRéfugiés syriens
Ainsi, Daesh joue sur la compassion des gens et profite de dons de particuliers en Europe pour financer ses activités terroristes. David Lewis, le secrétaire exécutif du Groupe d'action financière (GAFI), organisme intergouvernemental en charge de la lutte contre le financement du terrorisme, a reçu la confirmation du gouvernement italien.


Commentaire : Jouer sur la compassion des gens est un trait spécifique au psychopathe en besoin de tromper les populations ; c'est même une de ses plus grandes armes, à vrai dire. Cela ne rappelle-t-il rien au lecteur, à défaut de pouvoir nommer le ou les responsables derrière cette stratégie ?


« Cela montre à quel point les organismes à but non-lucratif peuvent être vulnérables volontairement, ou à leur insu le plus souvent, au financement de terrorisme », a-t-il expliqué.

La façon dont le financement fonctionnait

Des milliers de donateurs de toute l'Europe transféraient de l'argent sur un compte bancaire italien de l'association caritative. L'argent était ensuite transféré en Turquie où il était retiré par l'ONG.Cependant, sur la quantité de donneurs figurait un terroriste qui a utilisé l'association à son insu comme voie de financement pour Daesh.


Commentaire : Un lien possible avec les accusations portées à l'encontre d'Erdogan et de sa famille, puisqu'il s'avère que le fils, Bilal Erdogan gère la contrebande du pétrole de l'EIIL ? Et que sa fille assure la supervision d'un hôpital mis en place secrètement à Şanlıurfa par Erdogan pour soigner les djihadistes ?

Ce même Erdogan qui « se vantait d'être dans la ligne d'Atatürk est en train de plonger son pays dans un islamisme de plus en plus provocant, au contraire d'Atatürk qui voulait au contraire faire venir la Turquie dans une ambiance occidentale. », et que tout le monde en Turquie est au courant des liens entre Erdogan et Daesh.


Commentaire: Sans omettre de graves accusations portées par « Le Premier ministre d'un pays européen » qui « a ouvertement accusé George Soros de soutenir involontairement le trafic d'êtres humains. ». Alors qui se trouve derrière cette lucrative manipulation de la compassion des populations ?