Enfant de la SociétéS


Hearts

Le vétérinaire qui se bat pour que nos bêtes vieillissent dans la dignité

Ils sont vieux, moches, cabossés, ou caractériels. Ils n'ont plus de maîtres et personne n'en veut. Quand nos « amis les bêtes » deviennent encombrants, et voués à une euthanasie certaine, le vétérinaire praticien et compor­te­men­ta­liste Thierry Bedossa, grâce à son association AVA (Aide aux Vieux Animaux), propose une alternative qui fait chaud au cœur : un refuge où chiens, chats, vaches, chevaux, etc., ont droit à une fin de vie joyeuse. Focus sur un homme qui fait du bien à l'humanité.

animaux
© GoogleThierry Bedossa, vétérinaire
Il était une fois un couple, Maxime et Lenny Légier, qui, en 1986, indignés de savoir que certains refuges euthanasient les chats (c'est, hélas, toujours le cas !), transforme une ferme de 75 hectares, en Normandie, en lieu de liberté et d'accueil pour tous ces animaux dont plus personne ne veut.

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Bomb

Manifestations contre la loi Travail qui dégénèrent


Comment: Les violences font toujours le jeu des malades ou des psychopathes, qu'ils soient du côté des manifestants, infiltrés ou pas, des forces de l'ordre, sadiques ou pas, ou des politiciens, qui instrumentalisent les comportements belliqueux en vue de favoriser l'avancement de leur agenda. Le plus extraordinaire est de constater, encore une fois, le déni cultivé par nos dirigeants, incapables de se remettre honnêtement en cause, réticents à plier, face à la volonté du peuple.

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© Reuters
De violents heurts ont émaillé jeudi la quatrième mobilisation, la huitième en comptant les mouvements de jeunes, contre la loi Travail en France, qui semble stagner quelques jours avant son examen par l'Assemblée nationale à partir de mardi prochain.

De violents heurts ont émaillé jeudi la quatrième mobilisation, la huitième en comptant les mouvements de jeunes, contre la loi Travail en France, qui semble stagner quelques jours avant son examen par l'Assemblée nationale à partir de mardi prochain. Au total, 24 policiers et gendarmes ont été blessés au cours de la journée, dont trois "très grièvement" à Paris, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Les débordements se sont produits en marge des manifestations notamment à Paris, Nantes, Rennes et Marseille. Bernard Cazeneuve, qui a condamné ces violences "avec la plus grande fermeté", a souligné que 124 personnes avaient été interpellées jeudi sur tout le territoire, et 382 depuis le début du mouvement contre la loi Travail.

"Je demande aux organisateurs de ces manifestations de bien vouloir condamner avec la même fermeté que la mienne les débordements qui ont eu lieu de la part de cette poignée de casseurs", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Lyon.

Dans la capitale, où 14.000 à 15.000 personnes ont défilé et où trois policiers ont été grièvement blessés, les principaux heurts ont éclaté après l'arrivée du cortège place de la Nation, dans le XIIe arrondissement. Environ 300 manifestants cagoulés ont jeté des pavés, des bouts de bitume, et même des extincteurs sur les forces de l'ordre qui ont interpellé huit personnes. Des vitrines situées dans des rues avoisinantes ont été brisées.

Nouvelle manifestation le 1er mai

Les sept syndicats opposés au projet de loi ont réuni au total 165.000 manifestants, chiffre supérieur au 9 avril, lorsque 120.000 personnes avaient défilé, mais deux fois moins que le 31 mars, selon le ministère de l'Intérieur. La CGT revendique 500.000 manifestants, affirmant que la mobilisation "est désormais ancrée dans le pays", alors que les syndicats doivent de nouveau manifester le 1er mai. Le niveau des défilés est suivi attentivement par le gouvernement, qui compte sur une usure du mouvement après avoir débloqué entre 400 à 500 millions d'euros pour les jeunes.

Pour expliquer la stagnation de la mobilisation, les syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL) invoquent les vacances scolaires, qui ont démobilisé une partie des jeunes, notamment les lycéens.
"Le gouvernement a déjà fait quelques reculs, mais nettement insuffisants. Donc, cette mobilisation, c'est à la fois vis-à-vis du gouvernement, mais également vis-à-vis du Parlement", a dit Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière.
Les opposants espèrent toujours que le débat parlementaire "permettra de faire bouger les lignes", a souligné pour sa part William Martinet, président du syndicat étudiant Unef. Les perturbations dans les transports restaient limitées, quarante-huit heures à peine après une grève des cheminots défendant leurs conditions de travail. Selon la SNCF, plus de 90% des trains ont circulé dans l'ensemble du pays, avec un trafic normal sur les lignes internationales, les TGV, ou encore le RER A et D en région parisienne. Seul le RER B devait être perturbé. En revanche, 20% des vols étaient annulés au départ et à l'arrivée d'Orly.

Eye 1

Puçage RFID : propagande et ciblage des enfants


Comment: Il existe peut-être une génération charnière à même de pouvoir faire prendre conscience aux enfants des dangers potentiels des nouvelles technologies : celle qui a connu un monde sans internet et sans téléphonie mobile. La dépendance quasi-affective des nouvelles générations envers ces outils technologiques rend la tâche difficile, c'est certain : combien de parents ont-ils encore le temps, la force et la capacité à gérer le temps passé par leur progéniture devant un écran ?



En Allemagne, les campagnes de promotion pour les puces électroniques de radio frequency identification (RFID) avancent à grands pas et ciblent les enfants.

Black Cat

Sur les toits de Paris... les drones

A la veille de l'Euro football 2016, la police de Paris vient de lancer un appel d'offres pour se doter de drones destinés à des « missions de surveillance aérienne de basse altitude ». Un outil devenu indispensable à l'heure où la menace terroriste est pesante et où le gouvernement a décidé de prolonger l'état d'urgence.


Commentaire : Une bonne excuse que cette lutte anti-terroriste pour garder une œil sur la populace et habituer les gens à un contrôle permanent et généralisé. Pour rappel : les drones ne sont pas (encore) des moustiques ni des oiseaux. Ce sont de machines qui tuent : au Pakistan, par exemple, où ils massacrent du civil à tout-va. Dorénavant, ils sont là, sur les toits de Paris, au dessus de nos têtes...


La préfecture de police de Paris (PP) étoffe son parc de drones en se dotant d'engins plus puissants, alors que l'état d'urgence a été prolongé, à la veille de l'Euro de football. Selon un appel d'offres, la préfecture de police va se doter de « mini-drones professionnels » destinés à des « missions de surveillance aériennes à basse altitude ». Ces appareils pourraient être utilisés à des fins de surveillance lors de l'Euro, notamment de survol de stades et de leurs abords, sans que la police ait pour autant confirmé cette éventualité.

drones
© GoogleLes drones arrivent

Commentaire: La menace terroriste sert bien entendu la cause politicienne : réduction de la liberté pour le peuple, avec contrôle, surveillance et oppression à tous les étages.

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Loi El-Khomri : « il faudra bientôt se prostituer pour travailler »

 El Khomri
La ministre français de travail Myriam El Khomri
Augmenter la durée du travail jusqu'à 60 heures. Faciliter les licenciements arbitraires. Permettre au patron de ne pas appliquer dans son entreprise ni la loi, ni les conventions collectives du secteur. Et même de baisser les salaires sans justification.

Retour au passé, pensez-vous ? Vous n'y êtes pas, c'est la «modernité» nous assurent Valls et Macron. «C'est le début de l'adaptation de notre économie à la modernité, qui va ouvrir plus d'agilité et en même temps plus de sécurité individuelle, non pas statutaire ou corporatiste», prétend ainsi Macron, ministre de l'Economie (issu des milieux bancaires)

Plus de «flexibilité» (traduisez : accepter toutes les exigences du patronat) apporterait plus d'emploi, et donc de sécurité aux travailleurs ? Allons donc ! Le Code du Travail, c'est quoi ? C'est au fond la synthèse des concessions que les travailleurs ont arrachées au patronat depuis des dizaines d'années. Sans cela, on en serait encore à travailler quatorze heures par jour, sept jour sur sept, les enfants iraient encore à l'usine et non à l'école, il y aurait davantage de tués au travail, mais pas de Sécurité sociale (assurances accidents du travail, maladies, chômage, retraites). Tout cela fut arraché, conquis de force, jamais octroyé par bonté d'âme.

Heart - Black

Pablo Neruda retrouve sa sépulture : les bourreaux de Pinochet l'auraient-ils empoisonné ?

Le Chili a rendu un dernier hommage au poète et prix Nobel de littérature Pablo Neruda, dont les restes exhumés en 2013 pour déterminer s'il avait été assassiné par des agents de la dictature d'Augusto Pinochet sont à nouveau inhumés mardi. Recouvert d'un drapeau chilien, le cercueil avec les restes de ce chantre de la littérature hispano-américaine était entreposé lundi dans le salon d'honneur du Congrès où les parlementaires ont célébré les "funérailles du peuple", une cérémonie d'adieu symbolique.

A partir de mardi, Pablo Neruda reposera à nouveau dans le jardin de sa villa face au Pacifique, au côté de Matilde Urrutia, sa troisième femme. Près de quarante-trois ans après, sa mort continue d'interroger le Chili. Selon le certificat de décès rédigé par la junte militaire alors au pouvoir, le poète est mort d'un cancer de la prostate quelque jours après le coup d'Etat de 1973.

Pablo Neruda
© GooglePablo Neruda avec Salvador Allende

Commentaire: Ce qui est sûr c'est que le régime barbare de Pinochet, au début de son coup d'état, a tué des artistes opposants et cela dès les premiers jours. Pablo Neruda faisait donc sûrement partie de la liste des victimes étant un poète engagé et un des plus grands du Chili.

Lire aussi: On peut toujours visionner cet excellent documentaire réalisé par Les Films Moliere, La Spirale (1976) sur le coup d'état de Pinochet, planifié par les Etats-Unis.




Video

Suède: un film sur le génocide arménien provoque la colère du sultan pervers Erdogan

L'ambassade turque à Stockholm exhorte la chaîne suédoise TV4 à retirer de sa liste de diffusion un film sur les massacres et déportations d'Arméniens commis dans l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale. La directrice de production de la chaîne dénonce une "atteinte à la liberté de la presse". Selon le journal suédois Expressen, la pierre d'achoppement entre l'ambassade et la chaîne est le film Seyfo 1915 — The Assyrian Genocide. Le terme Seyfo ou Sayfo se réfère au meurtre massif de la population "assyrienne" de l'Empire ottoman, pour la plupart des Arméniens, lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918).

genocide armenien
L'ambassade turque à Stockholm estime que ce documentaire "va à l'encontre de l'objectivité". "Le fait de considérer tel ou tel événement historique comme génocide ne relève que de la juridiction internationale", souligne-t-elle dans un communiqué.

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Effondrement économique : les femmes britanniques utilisent du papier journal en guise de tampons

C'est une information qui ne fera jamais la "une" des journaux français ou qui ne sera jamais reprise en boucle par les tenants d'un libéralisme anglo-saxon.

Tout le monde va préférer vous vanter les "miracles" de la reprise britannique en omettant, comme à chaque fois, ce qui n'est pas glorieux pour vous présenter une réalité tronquée et vous "vendre" des mesures qui, si elles vont arranger certaines grandes entreprises, n'ont pas de sens lorsque l'on regarde les résultats dans leur globalité.

Vanter le modèle anglais, une absurdité !

Lorsque je dis cela, je ne dis pas que nous ne devons pas changer les choses. Réformer ne sert à rien puisque la réforme, par définition, c'est faire évoluer l'existant. En ce qui nous concerne, l'état de notre pays est au-delà de l'idée même de réforme, c'est un changement global et une reconstruction totale de l'édifice France qu'il faut entreprendre.

Ceci étant dit, il faut comprendre qu'il n'y a justement pas de "modèle" anglais ou même allemand mais des choses qui, dans le système actuel, peuvent mieux fonctionner en Angleterre ou en Allemagne... ou même moins bien marcher. Néanmoins, partout, dans l'ensemble, le système est le même et c'est ce système mondial, reposant sur un modèle de croissance infinie dans un monde fini, grâce à de l'énergie abondante et peu coûteuse, et dont la répartition de la richesse se fait principalement à travers l'emploi et les salaires, qui est mort.

Cult

Un otage canadien exécuté aux Philippines

Le premier ministre Justin Trudeau a condamné, lundi, le meurtre d'un Canadien « commis de sang-froid » par les militants islamistes qui le tenaient en otage aux Philippines. M. Trudeau a confirmé que la victime était John Ridsdel, un résidant de Calgary âgé de 68 ans. L'homme avait été enlevé par des membres du groupe armé Abou Sayyaf en compagnie d'un autre Canadien, Robert Hall, d'un Norvégien et d'une Philippine en septembre dernier dans une marina située sur l'île de Samal, dans le sud du pays.

otages
© GoogleDes otages Canadiens du groupe terroriste Abou Sayyaf
Les militants avaient menacé de décapiter l'un des trois captifs occidentaux s'ils ne recevaient pas une rançon colossale réclamée avant 15 h lundi, heure locale. Justin Trudeau a indiqué que son gouvernement travaillerait avec son homologue philippin et ses partenaires internationaux afin de retrouver les auteurs de ce « crime haineux » et de les traduire en justice.

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Snakes in Suits

Absurdes et vides de sens : ces jobs à la con

Open space
Image extraite de la série "Open space", commencée en 2012.
L'émiettement des tâches au bureau donne à beaucoup le sentiment d'occuper un emploi dénué de sens. Les « bullshit jobs » sont-ils le mal du siècle ou seulement une étape dans la mutation du travail ?

Qui sait à quoi consacre ses journées un consultant en concertation ? Et un chief of happiness officer (« responsable du bonheur » dans une entreprise) ? Ou encore le manageur du management ? Il est facile et tentant de moquer la profusion de ces métiers aux contours mal définis, connus pour distiller une bonne dose d'ennui et parfois une sorte de mal-être. Encore plus tentant de s'en gargariser dans une ère de chômage de masse.

Impossible, pourtant, d'ignorer la progression de ce nouveau « mal » de l'époque, qui gagne de plus en plus de jeunes salariés et que les musiciens de Fauve avaient décrit dès 2013. Sainte-Anne, l'un de leurs premiers succès, se penchait sur la vie de bureau avec acuité, comme en terrain de connaissance. « A l'époque, on avait tous des boulots de gens qui ont fait de longues études, la journée derrière l'écran, partis sur des rails pour quarante ans, sans trop de sens », rappelle aujourd'hui l'un des membres du collectif français (dont on n'aura ni le nom ni le prénom, puisqu'ils ont pour principe de rester anonymes). « Des centaines de gens nous ont écrit en nous disant qu'ils se retrouvaient beaucoup dans ce titre », ajoute-t-il.