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mer., 28 oct. 2020
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
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Family

La capacité à aimer remonterait à la plus tendre enfance

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Le Baiser, une célèbre statue d'Auguste Rodin, marque l'amour entre un homme et une femme. Ont-ils été aimés par leur mère ? © Oliver Degabriele, Flickr, cc by nc nd 2.0
Grâce à un suivi longitudinal sur 30 ans, des chercheurs annoncent avoir vérifié expérimentalement l'existence d'un lien entre la faculté d'aimer ou de faire confiance à l'âge adulte et l'étroitesse des rapports mère-enfant.

C'était un concept bien établi en psychologie, encore fallait-il le montrer par l'expérience. Si l'idée que la relation particulière entre la mère et l'enfant durant les premières phases de la vie était importante pour expliquer la capacité à faire confiance à l'autre et à l'aimer, la mise en place d'un protocole pertinent paraissait difficile et lourde.

Pourtant, des chercheurs américains de l'université du Minnesota ont réussi à réaliser une étude longue de plus de 30 ans pour tenter de répondre à cette hypothèse. Ils ont pour cela suivi 75 individus depuis leur naissance. Les résultats ont été publiés dans Current Directions in Psychological Science. Comment ont-ils procédé ?

L'amour en héritage

Pour établir la force du lien préexistant entre la mère et l'enfant, ils ont soumis ces 75 bébés à un stress, à savoir la séparation d'avec leur mère, une fois à 12 mois et une fois à 18 mois. Ils ont ensuite pu évaluer leur confiance vis-à-vis de leur maman et la sécurité qu'ils trouvent auprès d'elle.

Depuis ces expériences précoces, les sujets ont eu d'autres tâches à remplir tout au long de leur vie pour évaluer leur développement social et émotionnel. Il s'agissait d'observer leur implication dans la vie scolaire auprès de leurs camarades, la finesse de la relation qui les liait à leur meilleur(e) ami(e) et à leur partenaire amoureux, via des épreuves de résolution de conflits.

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Les rats s'entraident aussi en temps de crise

Une récente étude suggère que les rongeurs seraient capable d'empathie. Une caractéristique jusqu'ici attribuée à l'homme, et aux primates en général. Cette première découverte engendre déjà parmi les spécialistes une controverse.

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© Photo : Science AAAS
« L'homme est un animal social », affirmait Aristote. Les primates en général. Un trait caractéristique dont ils n'auraient plus l'apanage. Afin de tester la capacité d'empathie des rats de laboratoire, le psychologue Inbal Ben-Ami Bartal et de la neurobiologiste Peggy Mason ont mis un point une expérience visant à conditionner leur motivation.

Un premier rat évolue en liberté à l'intérieur d'une arène, au centre de laquelle se trouve un minuscule compartiment retenant prisonnier un second rat. Après quelques essais, le rat en liberté tente de libérer son compagnon d'infortune en ouvrant la trappe qui le retient. Et, dans la plupart des cas, s'en sort vainqueur. Mais cette conduite pourrait être influencée par le contexte spécifique de sollicitation dans lequel sont placés les rats.

« Nous n'avons en aucun cas influencé ces rats, assure aujourd'hui Inbal Ben-Ami Bartal au magazine Science. Ils apprennent parce qu'ils sont motivés par un sentiment interne. Nous ne leur montrons pas comment ouvrir la trappe, ils n'ont pas été entraîné à cela auparavant. D'ailleurs le trappe est plutôt difficile à ouvrir. Mais ils ne cessent d'essayer, et cela fini par payer. »

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Les narcissiques sont de mauvais chefs

Un chef très confiant en ses qualités, faisant preuve d'autorité naturelle et cherchant à se faire admirer, est-il nécessairement bénéfique à une entreprise, une organisation ou un pays ? Barbara Nevicka et ses collègues de l'Université d'Amsterdam ont fait une expérience où des groupes de trois personnes disposaient d'informations sur des candidats à recruter, et devaient choisir le meilleur candidat. Des informations différentes étaient données à chaque participant, de sorte que la qualité de leur décision commune dépendait de la capacité des membres du trio à partager leurs données. Au sein de chaque groupe, un leader était désigné au hasard par les psychologues.

Chaque participant remplissait aussi un questionnaire d'évaluation du narcissisme, comportant des questions telles que : « Je suis plus capable que la plupart des gens » ; « J'aime être le centre de l'attention » ; « Je veux compter aux yeux des autres » ; « J'aime mon corps » ; « J'ai un désir de puissance ».

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Autisme : les délires des psychanalystes

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À propos du film « Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme »

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« La psychanalyse n'est pas une science. Elle n'a pas son statut de science, elle ne peut que l'attendre, l'espérer. C'est un délire - un délire dont on attend qu'il porte une science. On peut attendre longtemps ! Il n'y a pas de progrès, et ce qu'on attend ce n'est pas forcément ce qu'on recueille. C'est un délire scientifique. »

Jacques Lacan, Ornicar ? Bulletin périodique du champ freudien, 1978, 14, p. 9.

« Le point fondamental de mon attitude en tant qu'analyste c'est le fait d'abdiquer l'idée d'une progression »

Un psychanalyste dans « Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme »

Commentaire: La psychanalyse française en est restée au Moyen-Âge, avec pour modèle le très pathologique Freud : lien
Bien avant Onfray, le psychiatre Hervey Cleckley dénonçait déjà l'affabulation freudienne dans son ouvrage essentiel The Caricature of Love (hélas non traduit).


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Les bébés n'aiment pas imiter les menteurs

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Selon une étude canadienne, les bébés cherchent à reproduire tout ce qu'ils voient et entendent mais ne font pas de même avec les personnes dont ils se méfient instinctivement.

Touts les parents pourront le dire : les nourrissons aiment reproduire ce qu'ils voient et entendent, qu'il s'agisse de gestes, d'intonations ou d'expressions. Une imitation qui contribue grandement à leur apprentissage. Toutefois, il semblerait que les bébés refusent en revanche d'imiter les personnes qu'ils trouvent peu fiables. C'est du moins ce que suggère une récente étude réalisée à l'université Concordia de Montréal et publiée dans la revue Infant Behavior and Development.

Selon les chercheurs, les bébés seraient donc capables de distinguer la vérité du mensonge. La plupart d'entre eux refuserait ainsi d'imiter un adulte qui les aurait auparavant induits en erreur. Autrement dit, les nourrissons choisiraient délibérément de ne pas suivre l'exemple d'une personne qu'ils perçoivent comme peu fiable. "Comme les jeunes enfants, les bébés enregistrent ce qu'on leur montre et font la différence entre le vrai et le faux. Ils utilisent ensuite ces informations pour orienter leur apprentissage", explique Diane Poulin-Dubois, du Département de psychologie de l'Université Concordia et membre du Centre de recherche en développement humain

Einstein

Une conférence hors du commun de Jacques Vallée

Conférence de Jacques Vallée à TEDxBruxelles le 22/11/11 sur les coïncidences et la physique de l'information

Voici la vidéo de la conférence avec les sous-titres en français (17 mn):

-à télécharger, au choix: TEDx-Vallee.flv (65 Mo) ou TEDx-Vallee.mp4 (68 Mo) ou TEDx-Vallee-LoFi.flv (35 Mo)
-ou à visionner directement ici (2 parties):



Le Docteur Jacques Vallée (PhD) est un astronome, informaticien et romancier français (vivant aux USA dans la région de San Francisco) qui s'est distingué à plusieurs reprises de façon remarquable et très originale:
pour avoir été choisi par Steven Spielberg comme le modèle de François Truffaut dans "Rencontres du 3ème type",
par son établissement de la première carte informatisée de la planète Mars pour la NASA,
par son expertise internationalement reconnue dans l'étude des objets volants non identifiés (OVNIs),
pour être l'auteur de nombreux livres d'anticipation et avoir reçu le prix Jules Verne,
pour les travaux qu'il a dirigé dans le cadre du projet Arpanet, le prototype du réseau Internet...

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Le cerveau des psychopathes est différent

Le cerveau des psychopathes est différent, selon une étude publiée dans le Journal of Neuroscience. Les résultats de cette étude, estiment les chercheurs, peuvent aider à expliquer le comportement antisocial insensible et impulsif manifesté par certains psychopathes.

Les chercheurs en psychologie et en psychiatrie Joseph Newman et Michael Koenigs de l'Université de Wisconsin-Madison ont analysé, au moyen de deux différentes technologies d'imagerie cérébrale, les cerveaux de 20 prisonniers ayant reçu un diagnostic de psychopathie (trouble de personnalité antisociale) et 20 prisonniers ayant commis des crimes similaires mais n'ayant pas reçu ce diagnostic.

Les images ont montré une quantité réduite de connexions entre le cortex préfrontal ventromédian, une partie du cerveau responsable de sentiments tels que l'empathie et la culpabilité, et l'amygdale, qui est impliquée dans la peur et l'anxiété. Les différences constatées étaient structurelles et fonctionnelles: l'intégrité structurelle des fibres de la matière blanche reliant les deux zones était réduite et l'activité entre ces dernières étaient moins coordonnée.

Attention

Les jeux vidéo violents altèrent certaines fonctions du cerveau

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Traduction : Diarium, modifications : SOTT

Une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) a analysé les effets à long terme des jeux vidéo violents sur le cerveau. Celle-ci a constaté des changements dans les régions du cerveau associées à la fonction cognitive et la maîtrise des émotions chez l'homme adulte jeune après une semaine de jeux. Les résultats de l'étude ont été présentés aujourd'hui à la réunion annuelle de la Radiological Society of North America (RSNA).

La controverse sur le sujet de savoir si oui ou non les jeux vidéo violents sont potentiellement dangereux pour les usagers a fait rage pendant de nombreuses années. Mais jusque là, peu de preuves scientifiques ont démontré que l'effet neurologique négatif des jeux.

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Quand les portes provoquent des trous de mémoire

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Gabriel Radvansky, professeur de psychologie de l'Université de Notre-Dame, en Indiana est parvenu à expliquer la raison pour laquelle surviennent fréquemment des trous de mémoire en franchissant le seuil d'une pièce.

Il vous est sans doute déjà arrivé d'entrer dans une pièce pour y prendre quelque chose et de vous demander perdu : "Qu'est ce que je faisais ?". Cette situation agaçante se produit couramment, même à ceux qui se targuent de posséder une mémoire à toute épreuve. Gabriel Radvansky, professeur de psychologie de l'Université de Notre-Dame, en Indiana a tenté d'élucider la cause de cet étrange phénomène universel. Selon lui, ces trous de mémoires occasionnels surviendraient suite au franchissement d'une porte pour rejoindre une autre pièce.

Dans un communiqué, le chercheur développe sa découverte : "Entrer ou sortir d'une pièce clôt un chapitre dans notre esprit, ce qui sépare différentes périodes d'activité et les conserve. Il est difficile de se remémorer la décision ou l'activité qui a été faite dans une autre pièce parce que celle-ci a été classée et compartimentée". En d'autres termes, le fonctionnement de l'esprit peut s'apparenter à l'organisation d'un film où le seuil de franchissement signale la fin d'une scène.

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Des chercheurs ont filmé le passage du cerveau en "mode survie"

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Lorsque nous nous retrouvons dans une situation dangereuse qui menace notre sécurité ou celle de nos proches, un réseau cérébral bien spécifique s'active en quelques secondes. Ce qui nous plonge dans un état de vigilance très élevé (crédits image : Erno Hermans / Université de Nimègue).
En diffusant à des volontaires des images violentes, des neurobiologistes hollandais ont réussi à identifier les zones cérébrales qui s'activent lorsque nous nous retrouvons dans une situation qui menace notre survie.

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous sommes exposé à une situation qui nécessite une réaction de notre part afin d'assurer notre survie, comme par exemple une agression ? Si les chercheurs savaient depuis longtemps que ce type de situation, appelée par les biologistes "fight or flight" (combattre ou fuir), enclenche une libération massive d'hormones comme la noradrénaline ou le cortisol , ils ignoraient en revanche encore largement la nature des aires cérébrales activées dans ce basculement du cerveau en "mode survie".

Aujourd'hui, c'est chose faite, grâce aux travaux menés par le neurobiologiste hollandais Erno Hermans et ses collègues de l'Université de Radboud, à Nimègue (Pays-Bas). Cette équipe de chercheurs est en effet parvenue à cartographier en temps réel l'ensemble du réseau cérébral activé lors d'une situation de stress intense. Une première, publiée le 24 novembre 2011 dans la revue Science.