Bienvenue à Sott.net
lun., 28 nov. 2022
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Comètes

Fireball

Trois comètes à ne pas manquer : Pan-STARRS, Lemmon et surtout ISON

Image

La comète ISON (indiquée par les traits blancs) photographiée à proximité de l’étoile Castor (Gémeaux) par Rolando Ligustri
Trois comètes remarquables pour cette année 2013. Deux sont à suivre en mars et avril. La troisième, la comète ISON, devrait être spectaculaire dans le ciel de la fin novembre ! Beaucoup y voient « la comète du siècle » !

Il est sans doute encore trop tôt pour le dire mais cette nouvelle année 2013 s'annonce très prometteuse en terme de comètes. Encore discrètes à ce jour dans l'épaisseur des nuits d'hiver (été dans l'hémisphère sud), pas moins de trois de ces "boules de neige sale" découvertes récemment sont susceptibles d'être pour le moins, visible à l'oeil nu et pour le mieux, offrir en spectacle leurs longues chevelures, de jour comme de nuit ...

Sherlock

La Mort Noire serait d'origine céleste

La Peste Noire est l'un des moments les plus controversé de notre chronologie par les historiens, surtout par le fait de sa vitesse de transmission et par un taux de mortalité, tous deux hors du commun. Ainsi, certains ont suggéré la présence d'autres épidémies (type Ebola, anthrax) pour accompagner la peste, dont les souches antiques ne démontrent pas à ce jour une grande différence symptomatologique avec les pestes modernes.
Le triomphe de la Mort de Pieter Bruegel en 1562
© Inconnu
Le triomphe de la Mort, Pieter Bruegel - 1562
Mike Baillie, un dendrochronologue a publié plusieurs livres depuis 1999 sur le thème de plusieurs grandes catastrophes historiques, comme conséquence d'impacts de comètes. Ses analyses sur des arbres anciens de Sibérie, d'Europe, et d'Amérique du Nord et du Sud, ont révélé de grandes perturbations dans leur croissances, sous entendant de grandes catastrophes environnementales datées* en l'an -2354 av J.C., -1628, -1159, -208, et l'an 540 ap. J.C.

Cette dernière date corrobore justement avec la présence d'ammonium dans des carottes glacières du Groenland, vers cette date. La présence de ce composé chimique est une preuve scientifique de la désintégration d'une comète, puisque celui se forme par l'azote de l'aire et l'hydrogène, dans des conditions de pression et de températures extrêmes qui suivent l'arrivée dans l'atmosphère d'un gros corps. Ces calottes glacières ont démontré de l'ammonium pour l'an 539 ap. J.C., qui correspond avec la dernière date de Mike Baillie et qui est la seconde plus forte présence d'ammonium de l'histoire, l'an 626, l'an 1014, qui est l'année de la plus forte présence d'ammonium dans l'histoire, et de manière plus anecdotique, l'an 1908, qui correspond à la catastrophe de Toungouska.

Dans son livre New Light on the Black Death: The Cosmic Connection, Mike Baillie estime qu'une comète s'est écrasée sur terre en l'an 540, provoquant des millions de morts pour les retombées environnementales et autres catastrophes conséquentes. Il enlève ainsi de l'importance à la peste de Justinien, comme responsable du haut taux de mortalité à ce moment, ce qui va dans le même sens que les analyses symptomatologiques des souches antiques de la Peste Noire, qui ne démontrent pas que cette maladie médiévale composait des symptômes très différents de la peste moderne. En ce qui concerne l'époque médiévale de la Mort Noire, Mike Baillie rassemble un grand nombre d'indices et témoignages historiques qui laissent penser que « l'histoire s'est répétée », c'est à dire qu'une autre comète y aurait commis des ravages, puisqu'il relie ces traces d'ammonium dans la glace à une autre comète, il y a 664 ans, dont il associe l'impact à un tremblement de terre déclaré vers le 13 janvier 1348, provoquant une nouvelle fois de grands dégâts humains et une Grande Peste.

Fireball 4

Une comète verte se dirige vers la Terre

Image

En 2013 l'humanité pourra admirer plusieurs belles comètes. Au début d'avril une d'entre elles sera si près de la Terre que les habitants de l'hémisphère nord pourront l'observer à l'oeil nu.

C'est la comète C/2012 F6, ou la comète Lemmon. Elle est d'un vert étincellant et se déplace absolument sans bruit. A l'heure actuelle elle se trouve à quelque 92 millions de kilomètres de la Terre, dans l'hémisphère sud.

Comet

2013 : deux comètes en vue

Comète structure
© Wikipedia

Les comètes sont assez fréquentes sur la voûte céleste mais sont rarement visibles à l'œil nu. La dernière, que des millions de personnes ont pu voir, était la comète HALE - BOPP qui a illuminé le ciel en 1997.

En 2013, nous devrions en observer deux, une en mars, l'autre en novembre. Nous allons consacrer quelques articles sur ces objets célestes en commençant par leurs propriétés, la région du système solaire où elles sont situées, la méthode utilisée pour les nommer et enfin les dates et les régions du ciel où vous pourrez les observer.

Comet

Thomas Forster, chutes d'empire et phénomènes remarquables

Comet
© Inconnu
Alors que j'avançais dans l'étude des observations atmosphériques de Thomas Forster que nous avons en partie parcourues dans la première partie, « Influence des comètes, phénomènes atmosphériques et pandémies », j'ai commencé à réaliser que l'examen des données anciennes est totalement dépendant de deux choses :
  • la première est la possibilité limitée de découvrir des traces littéraires ou archéologiques plus ou moins dégradées par le temps ;
  • la seconde est la possibilité d'établir un nouveau paradigme en accédant à des informations occultées ou ignorées par le monde scientifique et le public.
  • Ainsi, l'accès à certaines données reste du domaine totalement spéculatif. Cette difficulté, que de nombreux historiens ou autres chercheurs de vérités doivent bien connaître, aurait pu faire l'objet d'un développement plus approfondi, mais, bien qu'il soit d'une importance majeure dans tous types d'enquêtes, j'ai pris le parti de ne pas le développer plus avant ici, lui préférant une brève évocation. De plus, le voyage est loin d'être terminé...

    Les événements célestes et leurs influences sur le vivant que Thomas Forster observe en tant que scientifique avant tout, et précisément comme astronome, naturaliste et médecin d'un XIXe siècle particulièrement foisonnant en comètes et autres événements « cosmiques », devraient être pris pour ce qu'ils sont : un témoignage de premier plan.

    Outre la valeur d'un témoignage direct, lorsque l'on est amené à effectuer des recherches sur un auteur, scientifique notamment, sa psychologie est à prendre en compte quand cela est possible. En bref, rechercher l'objectivité du témoin relatant son expérience.

    Comet

    Deux nouvelles comètes découvertes les 14 et 16 janvier 2013

    Deux nouvelles comètes ont été découvertes durant ce mois de janvier, une dont le passage au périhélie se fera le 30 juin 2013 (au même moment que la pluie de météores des Bootides de juin), et le second le 13 décembre 2013, date de la pluie d'étoiles filantes des Ursides.

    Comet
    © Inconnu
    P/2013 AL76 (Catalina)

    Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde, découvert le 14 Janvier 2013 par J. A. Johnson et R. E. Hill dans le cadre du Catalina Sky Survey, a montré des caractéristiques cométaires au cours des observations de suivi effectuées par G. Hug (Sandlot Observatory, Scranton), P. Ruiz (ESA Optical Ground Station, Tenerife), P. Birtwhistle (Great Shefford), Hidetaka Sato (via iTelescope Observatory, Mayhill), et J. V. Scotti (LPL/Spacewatch II).

    Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2013 AL76 (Catalina) indiquent un passage au périhélie le 13 Décembre 2013 à une distance d'environ 2 UA du Soleil, et une période d'environ 15,8 ans.
    Minor Planet Center (MPEC 2013-B77)
    Scully CFA Harvard
    JPL Nasa

    Fireball 5

    Les comètes de 2013, les nouvelles et les « perdues et retrouvées »

    Ce n'est pas deux comètes que nous aurons l'occasion de suivre durant l'année 2013, mais quatre, car deux ont été redécouvertes cette année après avoir « disparues ». Cette liste ne contient néanmoins pas la comète ISON qui devrait frôler le soleil en novembre 2013.

    Space comet
    © Inconnu
    P/2013 A2 (Scotti)

    Une nouvelle comète a été découverte par J. V. Scotti sur les images CCD obtenues le 06 Janvier 2013 avec le télescope de 0,9-m f/3 du Steward Observatory, Kitt Peak. La nature cométaire de l'objet a été confirmée par les observations de J. V. Scotti et T. H. Bressi (LPL/Spacewatch II), et de celles de N. Howes et E. Guido obtenues le 08 Janvier via le Ritchey-Chretien de 2.0-m f/10.0 du Haleakala-Faulkes Telescope North, après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center. Peter Phelps (Hazelmere School, UK) a utilisé le Faulkes Telescope South un peu plus tard dans la journée pour aider à confirmer la nature de l'objet.

    Les éléments orbitaux préliminaires de la comète P/2013 A2 (Scotti) indiquent un passage au périhélie le 16 Mai 2013 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil, et une période d'environ 10 ans.

    Minor Planet Center (MPEC 2013-A45)

    Les observations supplémentaires indiquent un passage au périhélie le 23 Février 2013 à une distance d'environ 2,1 UA du Soleil, et une période d'environ 8 ans.

    Minor Planet Center (MPEC 2013-A85)
    Scully Cfa Harvard
    JPL Nasa
    Remanzacco blogpost

    P/2012 WA34 (Lemmon-PANSTARRS)

    Un objet ayant l'apparence d'un astéroïde a été découvert le 26 Novembre 2012 dans le cadre du Mt. Lemmon survey, répertorié comme tel sous la dénomination de 2012 WA34, et le 07 Janvier 2013 par l'équipe du programme de recherche Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope & Rapid Response System), quand des caractéristiques cométaires ont été notées par M. Micheli (Mauna Kea) lors d'observations de confirmation de l'objet après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center. Des observations supplémentaires de Pan-STARRS datant du 26 Septembre 2011 ont également été identifiées.

    Les éléments orbitaux de la comète P/2012 WA34 (Lemmon-PANSTARRS) indiquent un passage au périhélie le 24 Janvier 2013 à une distance d'environ 3,1 UA du Soleil, et une période d'environ 10,5 ans.

    Minor Planet Center (MPEC 2013-A66)
    Scully Cfa Harvard
    JPL Nasa

    P/2005 YQ127 = 2013 A3 (LINEAR)

    La comète P/2005 YQ127 (LINEAR) a été retrouvée les 07 et 18 Janvier 2013 par Jim V. Scotti (LPL/Spacewatch II).
    Découvert initialement le 28 Décembre 2005 par le télescope de surveillance LINEAR, et répertorié en tant qu'astéroïde sous la dénomination de 2005 YQ127, cet objet avait montré par la suite des caractéristiques cométaires. La comète P/2005 YQ127 (LINEAR), qui était passée au périhélie le 04 Novembre 2005 à une distance de 1,9 UA du Soleil, avait été observée pour la dernière fois le 19 Mars 2006.

    Les éléments orbitaux de la comète P/2005 YQ127 = 2013 A3 (LINEAR) indiquent un passage au périhélie le 05 Juin 2013 à une distance d'environ 1,9 UA du Soleil, et une période d'environ 7,58 ans.

    Minor Planet Center (MPEC 2013-B18)
    Scully Cfa Harvard
    JPL Nasa

    P/2006 K2 = 2013 B1 (McNaught)

    La comète P/2006 K2 (McNaught), découverte initialement par Rob McNaught le 22 Mai 2006 dans le cadre du Siding Spring Survey et observée pour la dernière fois le le 20 Août 2006, a été retrouvée les 19 et 20 Janvier 2013 par J. V. Scotti (LPL/Spacewatch II).

    Les éléments orbitaux de la comète P/2006 K2 = 2013 B1 (McNaught) indiquent un passage au périhélie le 02 Août 2013 à une distance d'environ 2,1 UA du Soleil, et une période d'environ 7,1 ans.

    Minor Planet Center (MPEC 2013-B58)
    Scully Cfa Harvard
    JPL Nasa

    Date des PASSAGES au PERIHELIE des COMETES Date, Périodes de révolution, Distance au Soleil
    COMETES - Magnitudes prévues pour les prochains mois
    Liste des comètes potentiellement observables - éléments orbitaux

    Fireball 5

    Influence des comètes, phénomènes atmosphériques et pandémies

    À l'approche des deux comètes annoncées pour l'année 2013, PANSTARRS et ISON, sans oublier l'astéroïde Apophis, il est utile de nous tourner vers l'histoire et de nous demander ce que nos ancêtres pensaient de ces phénomènes célestes. Bien loin de la science contemporaine qui ne voit dans les météorites/fragments cométaires que des objets inoffensifs, scientifiques et astronomes des siècles précédents ont toujours attaché une grande importance à l'approche de ces objets électriques qui étaient vus comme des messagers de la mort, des annonciateurs de bouleversements sociaux et terrestres. Je vous propose un voyage dans la science victorienne avec, comme accompagnateur, Thomas Forster (1789-1860), astronome et naturaliste britannique, membre de la Société royale d'astronomie, et ami de William Herschel, le découvreur de l'infrarouge.

    Comet Earth
    © Inconnu
    Les extraits qui constituent en grande partie l'article sont issus de l'essai Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, écrit par Thomas Forster en 1836. Des liens ont été insérés, notamment dans les extraits, afin de faciliter la compréhension de certaines notions et parfois apporter une confirmation, compte tenu de l'avancée scientifique depuis 1836. Les notes les plus conséquentes sont en fin d'article pour faciliter la lecture. Les caractères en gras dans le texte et les extraits sont de mon fait.

    L'intérêt de visiter les travaux de Thomas Forster réside dans le fait qu'il a lui-même passé
    Cover book Thomas Forster
    © ULAN Press
    une partie de sa vie (depuis la comète Flaugergues de 1811) à observer et à retranscrire les différents phénomènes célestes et leurs impacts sur l'atmosphère, ce qui fait de lui un témoin direct qui se concentre essentiellement sur les faits.

    En 1845, il écrit un autre livre, Essai sur l'influence des comètes sur les phénomènes de la terre, dans lequel il reprend les données d'Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, augmente cette édition d'annexes, de notes, de correspondances, et traite plus précisément des phénomènes terrestres, comme les séismes, les éruptions volcaniques, les brouillards, les inondations et les vents... ainsi que de leurs liens avec certains phénomènes électriques, dus possiblement et selon lui, au phénomène cométaire et météorique.

    Un embryon de ce qui préfigurera la théorie de l'univers électrique développée par Wallace Thornhill et David Talbott dans leur livre The Electric Universe en 2002 pour la première parution, dont certains extraits ont été traduits en français,[1] Voici ce que disent les deux auteurs, dans le chapitre quatre où il est spécifiquement question des comètes électriques :

    Comet 2

    Comètes, épidémies, tabac et origine de la vie sur Terre

    Comète & Earth
    © Inconnu
    Il existe des preuves scientifiques solides que la vie sur terre a été, au moins en partie, le résultat d'organismes déposés par des comètes.

    Il existe aussi une preuve scientifique plausible que quelques-unes parmi les nombreuses catastrophes et épidémies (y compris les relativement récentes) infligées à notre planète et à ses habitants furent le résultat du passage de comètes porteuses de maladies, qui se sont approchées et/ou ont impacté la terre. Celle que l'on a appelée la « Mort Noire » (peste noire, il y a 660 ans) est très probablement une telle épidémie, mais ce n'en est qu'une parmi d'autres au cours de l'histoire humaine. La « Mort Noire » a été vraiment le point de départ d'une pandémie de 400 ans d'épidémies intermittentes qui ont balayé l'Europe et qui ne se sont achevées qu'en 1750, juste au démarrage de la révolution industrielle.

    Ces dernières années, mon attention s'est portée sur le grand nombre de films qui ont été tournés (principalement par Hollywood) avec pour thème le déclenchement de maladies. Je ne vais pas vous présenter de théorie conspirationniste élaborée sur la façon dont les films hollywoodiens sur le déclenchement de maladies et les épidémies apportées par des comètes sont reliés, parce que je ne pense pas qu'ils le soient, sauf pour l'importance que les films hollywoodiens peuvent ou non refléter (ou être informés par) les capacités prédictives hypothétiques de la conscience humaine.

    Comet

    Une nouvelle comète, C/2011 L4 (PANSTARRS), potentiellement visible à l'oeil nu en Mars 2013

    Les astronomes ont découvert deux nouvelles comètes approchant à grands pas de notre planète et ayant le potentiel d'être de Grandes Comètes. L'une pourra être assez lumineuse pour être vue le jour, l'autre est appelée à devenir l'une des plus brillantes de l'histoire capable éventuellement d'éclipser la lune.

    La première comète, nommée C/2011 L4 (PANSTARRS), devrait faire son arrivée en Mars 2013. Selon les astronomes, elle sera « potentiellement visible à l'œil nu bas sur l'horizon ouest juste après le coucher du soleil et a également le potentiel d' être visible pendant la journée.