La start-up californienne Palantir est en pourparlers avec la France, l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse pour leur fournir ses outils d'analyse de données afin de suivre la propagation du Covid-19. Le Royaume-Uni a déjà signé un accord avec ce spécialiste de la surveillance électronique. Initialement financé par la CIA, Palantir travaille avec des acteurs publics comme la CIA ou la DGSI pour traquer les terroristes, mais aussi avec des entreprises comme Airbus et Sanofi pour lutter contre la criminalité en col blanc.

© Palantir TechnologiesCovid-19 : Des pays européens, dont la France, se rapprochent de Palantir pour traquer le virus.
La start-up californienne
Palantir Technologies est-elle en passe de capter le marché de la surveillance épidémiologique en Europe ? Ce spécialiste du renseignement électronique,
partenaire stratégique du gouvernement américain (NSA, CIA, FBI, forces armées...), serait en pourparlers avec la France, l'
Allemagne, l'Autriche et la
Suisse, a révélé une source proche du dossier à
Bloomberg le 1er avril 2020.
Accord conclu avec le NHSCertains pays ont déjà passé le cap. Le National Health Service (NHS), qui gère le système de santé public au Royaume-Uni, a conclu un accord avec Palantir il y a quelques jours. Dans
un billet de blog publié le 28 mars 2020, le gouvernement annonçait que la jeune pousse lui fournirait le logiciel de surveillance de la propagation du virus.
Microsoft, Amazon Web Services, Google et d'autres font également parties du projet.Sur son site, Palantir explique que sa technologie est parfaitement adaptée à la situation actuelle. "
Nous comprenons complètement les défis opérationnels auxquels les entreprises font face quand le temps et les moyens sont limités et que la pression pour agir est forte", est-il écrit. Ainsi elle propose ses services pour le traçage numérique de la propagation du virus, prévoir les pénuries d'équipement de protection, trouver les goulots d'étranglement dans la chaîne d'approvisionnement médicale... Contactée par
Bloomberg, la start-up basée à Palo Alto a refusé de commenter.
Commentaire: Voici une autre compilation de commentaires. C'est rassurant de voir que les gens ne sont pas heureux avec son plan.