OF THE
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LA DÉCISION du gouvernement de réserver l'usage de la chloroquine à la phase la plus aiguë de la maladie a suscité l'incompréhension de nombreux pontes de la médecine - qui se montrent pourtant très dubitatif à propos du médicament fétiche du professeur Raoult.
En découvrant cette mesure - qui reprenait scrupuleusement les préconisations du Haut Conseil de la santé publique - , les membres des Académies de médecine et de pharmacie sont tombés de l'armoire. Dans un avis publié le 25 mars, ces experts considéraient que la prescription de l'hydroxychloroquine « pour les malades hospitalisés en détresse respiratoire ne saurait être une réponse adaptée pour des patients dont la charge virale est, à ce stade, le plus souvent inexistante ».
Le Pr Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée-Infection à Marseille, est au coeur de la polémique autour de l'utilisation de de l'hydroxychloroquine dans l'infection Covid-19. Contacté plusieurs fois par « le Quotidien », l'infectiologue médiatique a répondu sous la forme d'une tribune. Pour le fer de lance de l'antipaludique, l'épidémie de coronavirus est l'occasion de remettre en place « une réflexion sur la morale du choix entre le soin et l'expérimentation ».Les études comparatives randomisées (les patients sont tirés au hasard pour recevoir un traitement ou un autre) ont bénéficié depuis le début du XXIe siècle d'un engouement considérable, poussé à la fois par l'industrie pharmaceutique et par un nouveau groupe de chercheurs spécialistes d'analyses des data produites par les autres, que sont les méthodologistes. Cette approche est restée contestée, et les 2 articles, les plus cités dans ce domaine, concluent que les essais randomisés ne sont pas supérieurs aux essais observationnels.

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