Les Maîtres du MondeS


Snakes in Suits

Obama prié de virer le patron de la NSA pour cause de loyauté envers Trump

Le chef du Pentagone et le directeur du renseignement américain insistent sur la destitution de Michael Rogers, patron de l'Agence nationale de la sécurité (NSA), que le président élu Donald Trump envisagerait de nommer en tant que nouveau chef des services de renseignement des États-Unis.
Amiral Michael Rogers, patron NSA
© Lauren Victoria Burke/AFPl'Amiral Michael Rogers, patron de la NSA
En octobre, le secrétaire à la Défense Ashton Carter et le directeur du renseignement national (DNI) James Clapper ont demandé, selon la presse américaine, au président Barack Obama de démettre l'amiral Michael Rogers de ses fonctions à la tête de la NSA et de l'US Cybercommand, en l'accusant, entre autres, de fuites répétés de plusieurs informations hautement confidentielles.

Néanmoins, la destitution de M. Rogers aurait été reportée en raison du retard pris par la réforme des chaînes de commandement au sein de l'Agence nationale de la sécurité (NSA) et de l'US Cybercommand (unité chargée de la guerre informatique du Pentagone), réforme consistant à séparer la NSA et l'US Cybercommand et proposée d'ailleurs par les mêmes MM. Clapper et Carter, rappellent les médias, en se référant à des sources proches du dossier sans en citer les noms.

Par ailleurs, le Washington Post évoque le rendez-vous de M. Rogers jeudi avec le président élu Donald Trump, à ses bureaux de New York. L'amiral s'y est rendu sans avoir averti ses supérieurs au préalable, ce qui est une démarche sans précédent pour un militaire de haut rang qui a provoqué la consternation au plus haut niveau à la Maison Blanche.

Cards

Premiers résultats primaire ‪‪François Fillon‬, ‪Alain Juppé‬, ‪Droite‬, ‪Nicolas Sarkozy‬‬

‪‪François Fillon‬, ‪Alain Juppé‬, ‪Droite‬, ‪Nicolas Sarkozy‬‬
© MARTIN BUREAU;JOEL SAGET;KENZO TRIBOUILLARD;MEHDI FEDOUACH / AFP
François Fillon était nettement en tête du premier tour de la primaire de la droite et du centre, avec 42,8% des voix, devant Alain Juppé (26%) et Nicolas Sarkozy (24,4%), selon des résultats provisoires portant sur 2.912 bureaux de vote communiqués dimanche soir par les organisateurs du scrutin.

Suivent très loin derrière Bruno Le Maire (3,1%), Nathalie Kosciusko-Morizet (2,1%), Jean-Frédéric Poisson (1,3%) et Jean-François Copé (0,3%).

La primaire a été marquée par une forte participation, dont l'amplitude reste à confirmer dans les 10.228 bureaux de vote ouverts en France métropolitaine et outremer.

Map

Meilleur du Web: Les vues d'un journaliste palestinien sur l'avenir du Moyen-Orient sous l'ère Trump

Traduit de l'anglais pour Chronique de Palestine

Depuis que Donald Trump a largement contredit les sondages, les experts et l'ensemble de l'establishment politique et médiatique en emportant l'élection en tant que nouveau président américain, les commentateurs et analystes arabes se sont efforcés d'en évaluer les implications pour le Moyen-Orient et le reste du monde.
Donald Trump
© Capture YouTubeDonald Trump : « Le monde serait meilleur avec Khadafi et Saddam Hussein »
Il est un peu prématuré de prédire avec une certaine confiance les politiques étrangères qu'une administration Trump est susceptible de suivre. D'une part, il y avait beaucoup de contradictions et d'incohérences dans les déclarations de politique étrangère faites par Trump lors de sa campagne électorale, et ses positions déclarées devraient être modifiées à une plus ou moins grande échelle une fois qu'il entrera en fonction. Les politiques suivies par son administration dépendront également de façon non négligeable de ses aides et conseillers et des hauts fonctionnaires qu'il nommera, et le processus de sélection vient tout juste de commencer.

De plus, Trump s'est concentré principalement sur les questions intérieures, principalement l'emploi et l'immigration, et c'est le programme national qui va orienter la nouvelle administration sur les questions internationales. Il considère que la reconstruction de l'économie américaine - plutôt que des mesures spécifiques de politique étrangère en tant que telles - est la clé de la restauration du pouvoir américain et de sa « grandeur » à l'étranger.

Néanmoins, il est possible, sur la base des éléments aujourd'hui disponibles, de faire provisoirement quelques prévisions sur les possibles ruptures d'une « administration Trump » avec la politique d'Obama au Moyen-Orient, et sur qui pourraient être les principaux gagnants et perdants dans la région.

Le président syrien Bashar al-Assad est en tête de liste des gagnants potentiels, en raison de l'admiration et du respect déclarés par Trump envers le président russe Vladimir Poutine et de son souhait déclaré de travailler avec lui et d'améliorer les relations avec la Russie. Trump considère Poutine comme un adversaire déclaré des « djihadistes » en Syrie et il est prêt à les combattre à ses côtés plutôt que d'essayer de renverser le régime syrien. Il s'est abstenu de rejoindre le chœur des dénonciations américaines des actions militaires russes en appui au régime syrien, à Alep et dans d'autres secteurs.

Commentaire: « Interviewé par CNN, le milliardaire Donald Trump, candidat à la Maison Blanche en 2016 et opposant à la guerre en Irak, affirme sans hésiter : le monde serait meilleur avec Khadafi et Saddam Hussein. Selon lui, la politique menée par ses prédécesseurs au Moyen-Orient a été catastrophique alors que les infrastructures tombent en ruine aux Etats-Unis. Un discours complètement décalé par rapport aux différents candidats et qui lui vaut d'être particulièrement critiqué dans les médias. »




Cult

Une semaine après sa défaite Clinton réapparait avec un visage ravagé

Pour la première fois depuis son échec face à Donald Trump à la présidentielle américaine, Hillary Clinton a pris la parole en public mercredi lors d'un événement.

Clinton
© AFP
Près d'une (longue) semaine après sa défaite à la présidentielle américaine, Hillary Clinton est réapparue publiquement mercredi pour la première fois depuis sa déclaration de défaite.

L'ancienne Première Dame a assisté à Washington à un événement organisé par le Children Defense Fund, une association consacrée à la cause des enfants.


Commentaire: Est-ce qu'une telle dichotomie entre le discourt public et l'attitude privée ne serait pas en corrélation avec ça : Psychopathie ?


Dollar

Trump renonce à son salaire présidentiel. Que c'est populiste !

trump
Certes Trump n'en a pas besoin car il est milliardaire ! Pourtant, j'en connais des bonnes âmes plutôt situées à gôche... Enfin, comme on dit, si le cœur est à gôche, le portefeuille, lui, est plutôt à droite.

Ces bonnes âmes qui vilipendent Trump mais continuent à se faire payer grassement sur la dette publique que l'on nous charge d'alimenter avec notre argent. De bons socialistes, bien aimables, bien-pensants à souhait avec le pognon des autres.

Des associations dégoulinantes de politiquement correct et d'étouffement de toute pensée un peu différente, chien de garde d'un système aux abois et qui aboie voire mord pour sa propre survie.

Des « engagés » devenus sénateurs, commissaires européens ou députés de Bruxelles où la soupe est bien bonne.

De tout ceux-là, rares sont ceux à renoncer à la paye. D'ailleurs, je ne connais pas un exemple de refus.

Pas une femme ni un homme, tous égaux dans l'appât du gain, à vous désigner comme exemple. Et encore, je ne parle même pas de ceux qui fraudent, qui trichent ou qui s'évadent fiscalement.

Il n'y a pas à dire, Trump est vraiment un populiste, mais un populiste qui lui au moins n'a pas besoin du pognon du peuple.

Dollar

Le business de la guerre : 360 millions d'euros pour des « opérations » en Irak et en Syrie tout en disant protéger les Français...

Le ministre de la Défense a chiffré à près de 360 millions d'euros le coût de la participation française à l'opération Chammal contre l'Etat islamique. Le coût total des opérations militaires françaises à l'étranger serait de 1,2 milliard d'euros. « L'opération au Levant, en 2016, coûtera à la France à peu près 360 millions d'euros pour notre sécurité, pour éviter que Daesh renouvelle ses interventions barbares sur notre territoire », a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian dans l'émission Complément d'Enquête diffusée le 17 novembre sur la chaîne de télévision France 2.

guerre
© GoogleMilitaire Français en Irak : à la guerre comme à la guerre mais ça prend des euros
Selon le ministre, ces dépenses sont «le prix de notre sécurité». Début novembre, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le ministre de la Défense avait expliqué que le coût total des opérations militaires françaises à l'étranger atteindrait cette année 1,2 milliard d'euros. Jean-Yves Le Drian avait par ailleurs chiffré à 830 millions d'euros le surcoût des opérations extérieures et intérieures (Opex et Opint) par rapport à ce qui avait été initialement budgété pour 2016.

Commentaire: La guerre est tellement un bon business qu'elle paraît éternelle et c'est peut-être ça qu'ils veulent, les marchands de la guerre. Le fait est que : nos politiciens sont complices dans ce business et tant que la guerre dure ... les affaires vont bon train. Une vraie honte.

Lire aussi :


Cowboy Hat

La visite de Obama à Berlin laisse-t-elle prévoir une future « Pax Germanica »?

Le président américain sortant Barack Obama est arrivé hier soir à Berlin, la capitale allemande, pour rencontrer la chancelière Angela Merkel. Tous deux rencontreront le président François Hollande ainsi que d'autres dirigeants européens lors de réunions prévues aujourd'hui et demain, les 17 et 18 novembre.

berlin
© GooglePax Germanica
Il s'agit de la huitième visite d'Obama en Allemagne, si l'on inclut le discours qu'il avait prononcé devant la « Siegessäule » (colonne de la victoire) à l'été 2008 avant son entrée en fonction. A l'époque Obama avait fait un « beau discours » célébrant les nombreuses années de l'amitié germano-américaine et leur victoire commune sur le communisme. Les médias saluèrent avec enthousiasme son allocution en écrivant une profusion d'articles consacrés à l'« Obamanie ».

House

Nouvelle donne politique au Venezuela... et retard - ou absence ? - de l'information en France

Traduction de Thierry Deronne pour Le Grand Soir

Retour au galop du réel refoulé par les grands médias. Alors que ceux-ci qualifiaient de « prisonniers politiques » les leaders d'extrême droite arrêtés pour possession d'explosifs ou organisation de violences meurtrières avec l'appui paramilitaire d'Alvaro Uribe, la droite vénézuélienne reconnaît à présent qu'il n'existe que des « personnes arrêtées ». Plus surprenant encore, elle admet la réalité d'une guerre économique qu'elle qualifiait jusqu'ici d'invention du président Maduro « pour cacher la faillite du socialisme bolivarien ». Le sociologue vénézuélien Franco Vielma nous éclaire sur ces revirements inattendus.
Nicolas Maduro
© AFPLe président du Venezuela Nicolas Maduro, le 6 janvier 2015 à Caracas
A l'initiative du gouvernement bolivarien, les partis de la droite vénézuélienne ont accepté récemment de s'asseoir à la table des négociations. La première étape de ce dialogue amorcé avec l'appui de l'ex-président du Panama Martin Torrijos et de l'ex-président espagnol Rodriguez Zapatero s'est achevée le samedi 12 novembre 2016. Entouré notamment du secrétaire général de l'UNASUR et ex-président de Colombie Ernesto Samper, de Leonel Fernandez, ex-président de la République Dominicaine, l'envoyé du Vatican Claudio María Celli a lu les cinq points principaux du communiqué final :
  • Le gouvernement et la MUD (coordination des partis d'opposition à la révolution) ont convenu de combattre ensemble toute forme de sabotage, de boycott ou d'agression envers l'économie. La priorité sera donnée aux mesures en faveur de l'approvisionnement, production et importation de médicaments et aliments, via la planification et l'application de politiques de coopération entre les secteurs public et privé pour surveiller et contrôler les mécanismes d'acquisition et de distribution de matières premières et de marchandises.
  • La droite accepte la sentence d'illégalité prononcée par le Tribunal Suprême de Justice à la suite de l'élection frauduleuse de trois de ses députés (Ndr : ces députés, exclus, ont offert leur démission au leader de la droite, Henry Ramos Allup, président de l'Assemblée Nationale). Les parties ont également convenu de travailler ensemble à la nomination de deux recteurs du Conseil National Électoral dont le mandat prend fin en décembre 2016.
  • Les parties ont adopté une position unanime de défense des droits du Venezuela sur la région de l'Esequibo, adoptant l'accord de Genève de 1966 comme instrument juridique pour résoudre cette controverse territoriale.
  • Les parties ont adopté une déclaration commune intitulée « Vivre ensemble en Paix ».
  • Seront invités aux prochaines réunions un gouverneur de chacune des parties et des représentants des différents secteurs de la société. Une commission de suivi sera coordonnée par l'ex-président espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, par Jorge Rodriguez pour le gouvernement bolivarien et Luis Aquiles Moreno pour la MUD.

Commentaire: C'est une très bonne question... que l'on peut rapprocher de la « gauche » US qui sous-estime sans doute la future capacité politique de Donald Trump.


War Whore

Énième opéra-bouffe de l'empire en déliquescence - Le gouvernement soutenu par l'ONU en Libye est une véritable farce

Traduit par Stiil pour MEE

La triste réalité est qu'hélas aucun individu d'importance en Libye ne prend le gouvernement d'union nationale soutenu par les pays occidentaux au sérieux - bien que le Royaume-Uni et l'Amérique continuent de prétendre qu'il existe réellement.
John Kerry Libye
© AFPLe secrétaire d’État américain John Kerry (droite) participe à la réunion ministérielle libyenne avec le secrétaire des Affaires étrangères britannique Boris Johnson (3e à gauche), le directeur politique du ministère des Affaires étrangères français Nicolas de Rivière (gauche), le ministre des Affaires étrangères italien Paolo Gentiloni (2e à droite), le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj (5e à gauche) et le vice-Premier ministre libyen Ahmed Maiteeq (6e à gauche) au bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth à Londres, le 31 octobre 2016.

Commentaire : Les millions de Khaddafi dans la campagne de Nicolas Sarkozy ont récemment refait surface ; pourtant il n'est que rarement fait mention dans la presse mainstream de la dégradation de la Libye tel que mentionné ci-dessous. Nous français avons participé au chaos incommensurable qui y règne aujourd'hui et à la tragédie à laquelle fait face la population libyenne.


Karl Marx avait remarqué que l'histoire se répète, la première fois, c'est une tragédie et la seconde une farce. Cette célèbre observation décrit parfaitement les interventions récentes de l'Occident en Libye.

Cela fait cinq ans que le Royaume-Uni et la France ont pris la décision commune de chasser Mouammar Kadhafi, entraînant un effondrement politique et l'émergence d'un espace dépourvu de gouvernement, contrôlé par des milices. Ce fut une tragédie.

À la fin de l'année dernière, le Royaume-Uni et la France sont intervenus à nouveau. Agissant par l'entremise des Nations Unies, nous avons contribué à évincer le gouvernement élu par voie démocratique en Libye, dirigé par Abdullah al-Thani.

Le malheureux al-Thani a dûment été écarté et un nouveau Premier ministre basé à Tripoli a été installé et désigné leader du Gouvernement d'union nationale (GNA). Malheureusement, c'est cette intervention qui a transformé l'histoire en farce.

Sarraj est un homme honnête qui a été contraint à son poste par les États-Unis. Toutefois, il n'a aucune expérience politique. D'après ce que j'ai pu voir, ce n'est que rarement qu'il voyage vers l'est de la Libye en sa capacité de Premier ministre.

Son assignation ne dépasse pas les limites de la base navale de Tripoli où (sagement) il préfère séjourner lorsqu'il se rend dans le pays qu'il est censé gouverner. De manière générale, il préfère (encore plus sagement) organiser ses réunions en dehors de Libye, la plupart du temps à Tunis.

Jet5

Moscou dévoile les véritables objectifs de l'opération russe en Syrie

Dans la foulée de l'offensive contre la ville irakienne de Mossoul menée par la coalition internationale sous la houlette des États-Unis, la Russie appelle la communauté internationale à «détruire les terroristes sur place» et à empêcher « leur retraire vers la Syrie ».
Avion militaire russe
© Ministère russe de la défense
Suite à une rencontre avec son homologue américain John Kerry, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov s'est prononcé sur les objectifs des récentes frappes aériennes russes en Syrie.

« Les Forces aériennes russes et l'aviation syrienne sont actuellement déployées dans les provinces d'Idleb et de Homs afin d'empêcher les combattants de Daech, regroupés à Mossoul, de fuir vers la Syrie », a-t-il confié aux journalistes.


Il est important pour la Russie d'empêcher une telle retraite qui « va bien évidemment aboutir à une grave détérioration de la situation en Syrie », a-t-il souligné.