Les Maîtres du MondeS


Wolf

Même en perte de vitesse, Daesh garde un impressionnant pouvoir de nuisance

Daesh
Le pouvoir d'attraction du groupe Etat islamique auprès des candidats au djihad a indéniablement souffert des défaites militaires du « califat » en Syrie et en Irak, mais le recul territorial de l'EI ne signe en rien la fin de son pouvoir de nuisance, contrairement à ce que l'on voudrait nous laisser entendre.

Il est certes important de priver l'EI de sanctuaires lui permettant de lever des fonds ou d'entraîner des combattants. Mais lui infliger des défaites militaires n'éradiquera en aucun cas la menace durable d'un groupe qui continuera à inspirer et commanditer des attentats.

Juin 2014: Abou Bakr al-Baghdadi, le numéro un de l'EI, proclame l'instauration d'un « califat » sur les territoires conquis en Syrie et en Irak. Il invite les musulmans à prendre les armes sous l'étendard de ce nouvel « Etat », leur promettant gloire, gîte et couvert. Des milliers de recrues affluent au fil des mois. La grande majorité des auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris sont passés par les camps de l'EI avant de semer la terreur en France.

Depuis, plusieurs villes stratégiques du « califat » ont été reconquises. La place forte irakienne de Mossoul est assiégée par une coalition internationale. Un début d'offensive contre le bastion syrien de Raqua est également en cours.

USA

Le Roi est mort, vive le Roi

La défaite de la Clinton est avant tout la défaite d'Obama qui, descendu sur le terrain à ses côtés, voit recalée sa propre présidence. Conquise, dans sa campagne électorale de 2008, avec la promesse qu'il aurait soutenu non seulement Wall Street mais aussi « Main Street », c'est-à-dire le citoyen moyen. Depuis lors la middle classe a vu empirer sa condition, le taux de pauvreté a augmenté, alors que les riches sont devenus de plus en plus riches. Maintenant, en se présentant comme paladin de la middle class, c'est Donald Trump, l'outsider milliardaire, qui conquiert la présidence.

obama
© GoogleLe Roi est mort, vive le Roi
Qu'est-ce qui change dans la politique étrangère des Etats-Unis avec le changement de garde à la Maison Blanche ? Certainement pas le fondamental objectif stratégique de demeurer la puissance mondiale dominante. Position qui vacille de plus en plus. Les USA sont en train de perdre du terrain sur le plan économique et même politique par rapport à la Chine, à la Russie et à d'autres « pays émergents ». Pour cela ils jettent leur épée dans la balance. D'où la série de guerre dans lesquelles Hillary Clinton a joué un rôle de protagoniste.

Commentaire: Qui vivra verra.

Vous pouvez lire aussi :


Binoculars

Meilleur du Web: L'influence de George Soros sur les médias mainstreams étasuniens et leurs pairs occidentaux

De plus en plus documenté par les révélations récentes de sites tels que Wikileaks ou Dcleaks, le soutien financier de George Soros à tout ce qui affaiblit les notions d'État et de souveraineté est régulièrement dénoncé par les médias conservateurs étasuniens. Dans son activisme protéiforme, le multi-milliardaire a investi massivement le champ des médias depuis longtemps, injectant dans ce seul secteur plus de 103 millions de dollars depuis les années 2000 afin de promouvoir son agenda et sa vision du monde. Cela n'a cependant pas empêché la victoire de Donald Trump. L'ennemi des médias.
George Soros
© InconnuLes millions de Soros : manne infinie des médias globalistes
Le journalisme comme levier métapolitique

Georges Soros se considérant lui-même comme un « chef d'État sans État », son intérêt pour les médias comme outil métapolitique n'est pas nouveau, il remonte même à sa prime jeunesse. Selon l'un de ses biographes, le journaliste du New York Times Michael T. Kaufman, auteur de Soros: The Life and Times of a Messianic Billionaire, Georges Soros a toujours été fasciné par le journalisme et les médias. Jeune homme, ses centres d'intérêts principaux étaient principalement « l'histoire, le journalisme et certaines formes d'écriture ». Encore étudiant, il a ainsi été le rédacteur en chef, l'éditeur et le vendeur de son propre journal le Lupa News dans sa Hongrie natale.

Jamais il ne se départira de cet intérêt pour le journalisme et sa capacité d'influence sur les sociétés. Dans les années 80, il appuiera ainsi les libéraux d'Europe de l'Est en faisant parvenir des photocopieuses aux cercles d'étudiants dissidents grâce à son Open Society Foundations (à l'époque Open Society Institute). Matériel leur permettant la publication de journaux clandestins et de samizdats grâce auxquels ils purent influer sur l'opinion publique des régimes communistes finissants. Il financera ainsi des fondations et des associations dans toute l'Europe centrale dans le but de former des étudiants et de leur permettre de faire de l'agitation idéologique dans les universités comme dans la société civile afin de diffuser une autre information que celle de l'État et du parti communiste. En leur distribuant des bourses pour leur formation il s'assurera une influence majeure auprès des élites libérales une fois ces étudiants en poste après la chute du communisme.

À l'heure du numérique et de l'information en temps réel, sa méthodologie est restée la même mais adaptée aux outils de communication contemporains. Cela à une échelle bien plus vaste qu'au temps des régimes communistes. Régimes qui étaient devenus après 1945 des régimes nationaux-communistes et donc des adversaires de l'idéal politique de George Soros : une société planétaire intégrée, régie par la finance et par une société civile mondiale sans États.


Commentaire : En France, George Soros a, notamment et entre autres, participé au financement d'une campagne de propagande du CCIF, Collectif Contre l'Islamophobie en France, dont le président en 2011, Marwan Muhamad avait déclaré : « Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n'a le droit de nous enlever ça. Personne n'a le droit de nous nier cet espoir-là ».


George Soros assure aussi le financement et le déploiement médiatique des Femen et admet avoir financé la crise ukrainienne. George Soros est aussi à la manœuvre dans sa volonté de dissoudre de l'Europe en l'inondant de réfugiés. Le ministre Hongrois l'a d'ailleurs accusé d'alimenter la crise des migrants en Europe. Ou encore, Soros derrière les Panama Papers et les Pussy Riot. La liste n'en fini pas car on le trouve également - et avec 100 millions de dollars investis depuis 2010 - derrière Human Rights Watch.

Derrière le paravent de philanthropie des fondations de Soros se cache les machinations d'un psychopathe qui a joué un rôle clef dans le coup néo-nazi en Ukraine ainsi que dans le revirement néolibéral des anciennes républiques de l'URSS. La Russie l'a bien compris, dont le Parquet général a statué que l'activité des deux fondations caritatives Open Society Foundations et OSI Assistance Foundation appartenant au milliardaire George Soros représente une menace pour l'ordre constitutionnel russe. L'inscription sur cette liste entraîne l'interdiction de toute activité de l'organisation sur le sol russe, notamment la diffusion d'informations dans la presse et sur Internet ainsi que les opérations financières ou immobilières.


Commentaire: Il n'empêche que les dollars continuent de pleuvoir, que des appels à l'assassinat de Trump sont lancés, et que de nombreuses pancartes distribuées lors des manifestations se déroulant à travers le pays sont en tout point identiques, ce qui indique qu'elles ont été imprimées et distribuées par un groupe organisé.
Trump protests
Voir aussi :


USA

Trump peut-il réussir à renverser l'idéologie puritaine qui domine son pays depuis deux siècles ?

Pendant que la presse atlantiste persiste à projeter sur Donald Trump les débats artificiels qu'Hillary Clinton a imposés durant la campagne et que se multiplient les appels à assassiner le président élu, celui-ci se prépare à changer de paradigme, à renverser l'idéologie puritaine qui domine son pays depuis deux siècles. Mais peut-il réussir ?
Poutine & Trump
© InconnuPoutine et Trump réussiront-ils ensemble à briser l'hégémonie va-t-en guerre des précédentes administrations étasuniennes ? L'avenir nous le dira, mais d'ores et déjà, quelque chose s'est amorcé en ce sens.
La presse internationale tente de nous persuader que les électeurs de Donald Trump ont exprimé une révolte des Petits Blancs face aux élites. Elle ne fait en réalité que prolonger le discours d'Hillary Clinton que, précisément, ces électeurs ont rejeté. Elle refuse d'envisager que le clivage actuel n'ait aucun rapport avec les thèmes qu'elle a traités durant cette campagne.

Pourtant, nous avons tous vu une nouvelle ligne de fracture apparaître non pas entre les deux grands partis, mais en leur sein. De nombreux leaders républicains ont soutenu Clinton et quelques leaders démocrates Trump. Bernie Sanders vient même de lui proposer ses services.
Donald Trump et le général Michael T. Flynn
© InconnuDonald Trump et le général Michael T. Flynn. Le général Michael T. Flynn qui, quoique démocrate, fut le principal conseiller en politique étrangère et de défense durant sa campagne. Commandant du Renseignement militaire, de la Conférence de Genève 1 à la conquête de l’Irak par Daesh, il n’a cessé de combattre le président Obama, la secrétaire d’Etat Clinton, les généraux David Petraeus et John Allen, et Jeffrey Feltman à propos de l’usage des jihadistes et du terrorisme pour maintenir l’impérialisme états-unien.
De même, l'analyse des votes en fonction des appartenances communautaires (femmes, hispaniques, noirs, musulmans, gays, etc.) n'a pas plus de sens. Bien que l'on nous ait rabâché que voter Trump, c'était voter pour la haine des minorités, au moins un tiers des minoritaires a voté pour lui.


Commentaire : Bernie Sanders a aussi appelé les états-uniens à manifester contre le démocratiquement élu Donald Trump. Les démocrates auraient-ils quelque chose « sur lui » leur permettant de faire levier ?


Quelques journalistes tentent de s'appuyer sur le précédent du Brexit, alors même qu'ils avaient été identiquement surpris par celui-ci et incapables de l'expliquer. Si l'on analyse en fonction des précédents étrangers, on doit au moins tenir compte des élections surprises de Narendra Modi en Inde et de Rodriguo Dutertre aux Philippines (une ancienne colonie états-unienne).

Malgré la propagande, les Britanniques n'ont pas voté contre les Européens, les Indiens contre les musulmans, et les Philippins contre les Chinois. Au contraire, chacun de ces trois peuples cherche à sauver sa propre culture et à vivre en paix. Bien que responsable des émeutes anti-musulmanes du Gujarat, en 2002, Narendra Modi a tendu la main au Pakistan, persuadé que les problèmes entre les deux pays ont été organisés et entretenus par les puissances coloniales. De même, Rodriguo Dutertre a-t-il provoqué la stupeur en se rapprochant de l'« ennemi » chinois.

Dollars

Corruption - Takieddine assure avoir remis 5 millions d'euros provenant du régime de Kadhafi à Sarkozy

Takieddine
© Mediapart
Entre novembre 2006 et début 2007, "j'ai transporté (...) un total de cinq millions d'euros" dans des valises lors de trois voyages entre Tripoli et Paris, a-t-il assuré, dans un entretien filmé samedi et diffusé mardi par Mediapart.

Commentaire: Voir aussi :


Cult

Petit rappel sur Hillary Clinton et le bain de sang en Syrie

L'article que je vous propose est signé Jeffrey Sachs. Jeffrey Sachs n'est pas exactement n'importe qui : c'est un universitaire de renom qui dirige un institut à la Columbia University (New York) et est consultant auprès du Secrétaire Général des Nations Unies. Eh bien dans cet article Jeffrey Sachs balance tout sur la Syrie.

Clinton
© GoogleLa dangereuse Hillary Clinton
Dans le meilleur esprit complotiste, il pointe le rôle des services secrets américains dès le début de la crise en Syrie et il souligne l'obstination de la diplomatie américaine, de Hillary Clinton en particulier, à empêcher tout règlement politique qui ne passerait pas par le préalable d'une reddition du président Bachar al-Assad quitte à aggraver et à prolonger l'effusion de sang.

Commentaire: Lire aussi :


Eye 1

Google et Facebook veulent censurer « les faux sites d'information »

Protest over Facebook censorship of the
Facebook avait censuré une photo connue du monde entier
Pour limiter l'intox sur les réseaux sociaux et sur le moteur de recherche, Google et Facebook entendent interdire aux sites diffusant délibérément de fausses informations de faire de la publicité.


Commentaire : Qui peut et comment peut-on décider qu'une information est vraie ou fausse ?


L'élection de Donald Trump aux Etats-Unis a fait émerger un débat qui couvait, sur le rôle des réseaux sociaux et des plateformes dans la diffusion de l'information. Et dans le partage d'informations fausses, parfois davantage relayées que les vraies. Mark Zuckerberg, qui déclarait il y a quelques jours que l'idée selon laquelle Facebook aurait influencé le scrutin était "plutôt dingue", et qu'il estimait le volume de fausses news à 1% seulement, a mis de l'eau dans son vin. Facebook, ainsi que Google, ont annoncé lundi des mesures pour empêcher les sites qui publient de fausses informations de faire de la publicité sur leurs plateformes.

Commentaire: En fait tout va bien pour Internet tant qu'il sert les Maîtres du Monde.


Gear

Trump menacé d'une « révolution orange »

Trump protests
C'est une missive édifiante. Elle est signée des «présidents» de l'UE et se veut une lettre de félicitations au POTUS nouvellement élu, Donald Trump. Or ce courrier banal en apparence contient entre les lignes un véritable ultimatum au trublion anti-Système à qui il est dit en substance: «Ok, vous nous avez bien eu, mais maintenant voici la Règle: ou vous vous soumettez, ou nous vous détruisons.»

Bien sûr, les opérateurs-bouffons de la succursale européenne que sont les signataires Tusk et Juncker ne sont dans cette affaire que les messagers transparents de l'oligarchie du Système néolibéral atlantiste. Mais en cette période de flottement à la tête de l'Empire US, il fallait bien rappeler officiellement Donald Trump à l'ordre en lui précisant les règles du jeu dans la «cour des grands» où il vient de pénétrer par effraction.

De l'autre côté de la tenaille, c'est l'inépuisable Soros qui s'occupe de faire monter la pression aux Etats-Unis en organisant l'agitation des habituels bobos de service, pour bien faire comprendre au presque 45e président US qu'il n'est pas à l'abri d'une «révolution orange» s'il ne rentre pas dans le rang. Le Système sort donc l'artillerie lourde, mais son effondrement reste pourtant inéluctable et il a lieu sous nos yeux.

Globalisation néolibérale et messianisme militarisé

La lettre du duo de comiques européens (1) est une pathétique tentative d'intimidation déguisée, et l'on imagine fort bien dans quelle ambiance d'hystérie feutrée elle a dû être pondue par une brochette de spin-doctors-system triés sur le volet.

Ainsi, après une glaciale phrase de félicitations, la missive va directement à l'essentiel pour réaffirmer le catéchisme officiel du Système au travers des «valeurs communes que sont la liberté, les droits de l'homme, la démocratie et une croyance en l'économie de marché.»

Stock Up

Bataille d'une époque : les trumponomics protectionnistes contre le néolibéralisme

trump
La vague rouge de Donald Trump le jour de l'élection a été un coup sans précédent porté au néolibéralisme. La promesse stupide du début des années 1990 de la «fin de l'histoire» s'est transformée en un choc - possible - de quelque chose de nouveau.

Une sorte de nativisme global ? Un nouvel élan vers la social-démocratie ? C'est un peu tôt pour le dire.

Encore une fois. Mais un coup au corps ce n'est pas un coup mortel. Tout comme la troupe de The Walking Dead, les zombies de l'élite néolibérale ne partiront pas comme ça. Pour les pouvoirs publics, l'Etat profond, l'axe de Wall Street, il n'existe qu'un seul jeu, et ce jeu consiste à gagner à tout prix. Quitte à renverser l'échiquier entier si cela ne marche pas, comme dans une guerre chaude.

La guerre chaude a été reportée, au moins pour quelques années. En même temps, il est instructif d'observer le désespoir collectif des Américains et des eurocrates par rapport à un monde qu'ils n'arrivent plus à comprendre : celui du Brexit, du Trumplement de terre, de la montée de l'extrême droite en Occident. Pour les élites financières, technologiques et intellectuelles isolées, l'approche critique envers le néolibéralisme, vu sa déréglementation innée, la privatisation à gogo et l'obsession de l'austérité - est un anathème.

Bullseye

Selon Bachar el-Assad, Trump sera un « allié naturel si les USA combattent les terroristes au lieu de les protéger »

Dans un entretien à une chaîne portugaise, le président syrien Bachar el-Assad a évoqué la situation dans son pays, ses attentes après l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis et le rôle de la Russie sur la scène internationale.


Commentaire : Il est à noter que le président élu Donald Trump approuve entièrement l'opération russe en Syrie menée contre le groupe djihadiste Etat islamique.


Bachar el-Assad
© SANA/Reuters« le problème syrien, en lui-même, n'a rien de compliqué : ce qui le complique, ce sont les ingérences étrangères, et particulièrement occidentales »
Dans l'hypothèse où le président élu Donald Trump appliquerait ses promesses de campagne une fois à la Maison Blanche et si « Washington commençait à combattre les terroristes plutôt que de les protéger », Bachar el-Assad a affirmé, dans un entretien à la chaîne portugaise RTP TV, que les Etats-Unis auraient de fortes chances de devenir « les alliés naturels » de la Syrie.
« La Syrie sera parmi les premiers à se joindre aux forces américaines si leur volonté est véritablement de frapper les terroristes et nous serons alors alliés, tout comme les Russes, les Iraniens et les autres pays qui veulent défaire les terroristes sont nos alliés naturels », a ajouté le président syrien.
Il a toutefois précisé que ses espoirs de voir la politique étrangère américaine effectuer un tel revirement étaient minces, y compris après l'alternance politique prévue pour janvier prochain, lorsque Donald Trump succédera officiellement à Barack Obama. Selon Bachar el-Assad, en effet, le nouveau président aura des difficultés à faire accepter l'idée d'une coopération avec la Syrie destinée à lutter contre le terrorisme, car il ne disposera que « d'une marge de décision restreinte et sera soumis aux pressions des lobbys, comme tous les autres présidents ». Concernant Donald Trump lui-même, le président syrien s'est montré mesuré : « Nous avons encore des doutes quant à sa capacité à tenir ses promesses ou non et nous sommes très prudents dans le jugement que nous portons sur lui. ».

Commentaire: Voir aussi :