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sam., 29 avr. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
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Einstein

La méditation, remède contre les troubles de l'attention

Les adeptes de la méditation de pleine conscience possèderaient une plus grande épaisseur corticale dans des régions du cerveau responsables de la régulation de l'attention. Une partie de ces mêmes zones serait plus mince chez les individus souffrant d'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Des chercheurs de l'Université de Montréal et de l'Université McGill ont établi ce rapprochement qui fait l'objet d'un article publié dans la revue Biological Psychology.

«Cette recherche donne à penser qu'on aurait peut-être intérêt à procéder à des études cliniques bien contrôlées pour vérifier si des personnes aux prises avec un TDAH pourraient bénéficier des effets de la méditation. D'autant plus que des travaux à l'aide de l'imagerie fonctionnelle ont déjà montré que la méditation pourrait améliorer les capacités d'attention de gens qui ne présentent pas un tel déficit», estime Pierre Rainville, professeur au Département de stomatologie de l'UdeM et directeur du Laboratoire de recherche en neuropsychologie de la douleur.

Commentaire: Ce lien offre un programme de méditation exceptionnel - et gratuit.


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Les recherches Google sur la santé mentale suivent des patterns saisonniers

Les recherches d'information sur Internet concernant les maladies et problèmes de santé mentale suivent un cycle saisonnier, selon une étude publiée dans l'American Journal of Preventive Medicine. Ce qui suggèrent que les maladies mentales sont plus fortement liées aux saisons que ce que les méthodes traditionnelles de recherche (ex. enquêtes téléphoniques) avaient permis de savoir.

John W. Ayers de l'Université de Californie à San Diego et ses collègues ont analysé toutes les requêtes d'information concernant la santé mentale aux États-Unis et en Australie entre 2006 et 2010 et les ont regroupées par types de troubles mentaux, incluant le TDAH (déficit d'attention-hyperactivité), l'anxiété, le trouble bipolaire, la dépression, les troubles alimentaires (dont l'anorexie ou la boulimie), le TOC (trouble obsessionnel compulsif), la schizophrénie et le suicide.

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Sott.net publié par le magazine Science & NDE

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© Science & NDE
Couverture du 8e numéro de "Science et NDE"

L'excellent magazine francophone Science & NDE (Near Death Experience) traite, comme son titre l'indique, des expériences de mort
imminentes mais aussi de nombreux sujets connexes comme le spiritisme, l'âme, le karma, les interactions entre matière et esprit, la physique quantique, les synchronicités, etc.

Family

Stress : notre humeur du jour prédit notre santé mentale 10 ans plus tard

A long terme, les petits stress quotidiens éprouvés avec son conjoint ou dans les embouteillages, qui se traduisent par une humeur et des émotions négatives. Ils prennent sur le capital « santé mentale » et pourront se traduire, quelques années plus tard, par de sérieux troubles mentaux comme la dépression, nous explique cette longue étude de cohorte américaine, publiée dans la revue Psychological Science. Des conclusions majeures qui montrent que l'accumulation de contrariétés quotidiennes peut avoir autant d'effets négatifs, à terme, sur la santé mentale, que des traumatismes psychologiques plus sévères.

Ces chercheurs des Universités de California Irvine, California State Fullerton et de Pennsylvanie ont évalué, par questionnaire, en 1995 et 1996, chez 1.483 personnes âgées de 25 à 74 ans, leur bien-être physique et mental, leurs déclencheurs de stress quotidien et leurs réactions émotionnelles à ces facteurs de stress. Un questionnaire spécifique portait sur les expériences d'événements stressants quotidiens et a été rempli par les participants tous les soirs pendant 8 jours au début de l'étude. Les chercheurs ont suivi ces participants durant 10 ans et évalué leur santé mentale, dont les troubles mentaux courants comme la dépression et l'anxiété généralisée. Ils ont également tenu compte, dans leur analyse, de plusieurs facteurs de confusion possibles, comme le sexe, l'éducation et l'âge, ainsi que les sentiments négatifs éprouvés face aux facteurs de stress du quotidien.

Book 2

L'Hérétique : qui est Thomas Nagel et pourquoi tant de ses collègues universitaires le condamnent

Traduction : SOTT

© C.F. Payne

L'automne dernier, quelques jours avant Halloween et environ un mois après la publication de Mind and Cosmos [Esprit et Cosmos - NdT], le nouveau livre controversé du philosophe Thomas Nagel, plusieurs des principaux philosophes au monde se rassemblèrent avec un groupe de scientifiques de pointe dans la salle de conférence d'une charmante auberge des Monts Berkshire. Ils se firent face autour d'une grande table agrémentée de pichets d'eau glacée et de corbeilles de bonbons entourés de cellophane et parlèrent et parlèrent, comme le font les intellectuels publiques. Power Point fut souvent de la partie.

L'intitulé de cet « atelier interdisciplinaire » était « Faire avancer le naturalisme ». Pour ceux d'entre nous qui aiment tuer le temps assis à réfléchir sur la nature de la réalité - le fait d'être une personne, Dieu, le jugement moral, le libre arbitre, et que sais-je encore - c'était l'équivalent du concert pour le Bangladesh. Le biologiste Richard Dawkins était présent, auteur de L'Horloger aveugle, Le Gène égoïste et autres best-sellers de science populaire, ainsi que Daniel Dennett, philosophe à l'université Tufts et auteur de La Conscience expliquée et de Darwin est-il dangereux ?. Étaient aussi présents les auteurs de Why Evolution is True [Pourquoi l'évolution est vraie - NdT], The Really Hard Problem: Meaning in a Material World [Le Problème vraiment ardu : sens dans un monde matériel - NdT], Everything Must Go: Metaphysics Naturalized [Tout doit disparaître : la métaphysique naturalisée - NdT] et de The Atheist's Guide to Reality: Enjoying Life without Illusions [Le Guide Athée de la Réalité : Savourer la Vie sans Illusions - NdT] - tous des livres qui, à un degré ou à un autre, offrent à un plus large public le monde tel que les scientifiques ont découvert qu'il était.

Family

Des chercheurs décodent le contenu de rêves

Une équipe japonaise a mis en place une méthode permettant de deviner dans les grandes lignes des rêves d'individus cobayes.

La science va-t-elle percer le secret des rêves les plus intimes ? L'expérience d'une équipe de chercheurs japonais laisse en tout cas entrevoir cette possibilité : les scientifiques ont réussi à lire une partie d'un rêve d'un humain, une expérience intrigante qu'ils pensent utile pour analyser l'état psychique d'individus, comprendre des maladies psychologiques ou encore commander des machines par la pensée.

«Depuis longtemps, les hommes s'intéressent au rêve et à son sens, mais jusqu'à présent, seul le sujet qui l'a fait en connaît le contenu», rappellent les chercheurs du laboratoire de Yukiyasu Kamitani à l'Institut international de recherche en télécommunications avancées (ATR) à Kyoto (ouest).

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Analysera-t-on bientôt le cerveau pour évaluer les risques de récidive criminelle ?

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Les délinquants qui présentent un faible niveau d'activation dans le cortex cingulaire antérieur (en jaune ci-dessus) présenteraient un taux de récidive criminelle deux fois supérieur, selon une étude américaine. Crédits : Geoff B Hall
En menant une expérience de neuroimagerie sur des délinquants, des chercheurs américains ont découvert une corrélation entre la faible activation de certaines zones cérébrales, et un plus grand risque de récidive criminelle.

Évaluer le risque de récidive criminelle chez des délinquants, en analysant leur activité cérébrale ? Des neurologues de l'Université de Duke (Durham, États-Unis) l'ont fait. Ce résultat, qui n'est pas sans rappeler le film de science-fiction Minority Report réalisée par Steven Spielberg, a été publié le 27 mars 2013 dans la revue des Annales de l'Académie Américaine des Sciences (PNAS).

Pour parvenir à ce résultat, Eyal Aharoni et ses collègues ont analysé le niveau d'activation cérébrale de 96 détenus à leur sortie de prison via imagerie à résonance magnétique fonctionnelle. Ces derniers ont été ensuite suivis pendant quatre ans par les chercheurs, afin de relever d'éventuels actes de récidive.

Hearts

La méditation favorise aussi la compassion

Ces scientifiques de la Northeastern University et de Harvard ajoutent un bienfait moral aux bénéfices de la méditation sur le cerveau. Leurs conclusions, publiées dans la revue Psychological Science suggèrent que la méditation favorise aussi l'harmonie sociale et la compassion.

Si plusieurs religions revendiquent ces bénéfices, cette étude qui a examiné les effets de la méditation sur la compassion, apporte un premier élément de preuve scientifique. Les chercheurs ont proposé aux participants de suivre des formations de 8 semaines sur deux types de méditation. Après cette formation, les participants ont été mis en situation. Devant attendre dans une salle ne comportant qu'une chaise vide, le participant prend le siège libre en attendant d'être appelé. Mais alors un acteur, semblant très mal en point entre dans la pièce. Un 3è compère, déjà assis, fait semblant d'être occupé ou de regarder ailleurs.

Nebula

Une jeune scientifique cherche à savoir d'où vient son super pouvoir des couleurs

Traduit de l'anglais par jsf pour News of Tomorrow

© Inconnu
Une étudiante de Pine Crest mène des recherches de pointe sur le trouble sensoriel qu'on appelle la synesthésie.

Le lecteur ordinaire a l'impression que les mots de cette page sont juste noirs. Mais d'autres, rien qu'en lisant ceci, auraient déjà vus la quasi totalité des couleurs du spectre.

C'est ce qu'on appelle la synesthésie - un trouble neurologique rare qui provoque une sorte de mélange sensoriel. Par exemple, Laura Mariah Herman, 16 ans, voit du rose quand elle entend ou lit son nom, voit du orange quand elle entend « hello » ou voit du rouge quand elle voit la lettre « A. »

On pense que c'était aussi le cas de génies comme Albert Einstein.

« J'ai un rapport spécial avec les couleurs, » affirme Laura, une étudiante de Pine Crest School à Fort Lauderdale.

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Et si certaines lésions de l'ADN aidaient le cerveau à apprendre ?

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Lorsque les souris sont en situation d'apprentissage, le taux de lésions dites "double brin" de l'ADN présent dans leurs neurones augmente considérablement. Une fois la période d'apprentissage achevée, ce taux revient à un niveau normal. Crédits : Rama
Loin d'être délétères, certaines lésions affectant l'ADN des neurones sont au contraire le produit du fonctionnement normal du cerveau, notamment lorsque ce dernier est en situation d'apprentissage et de mémorisation. Plus surprenant encore, ces lésions... faciliteraient l'apprentissage et la mémorisation !

Parmi toutes les lésions susceptibles d'affecter l'ADN présent de nos cellules, la plus grave d'entre elles est probablement la cassure dite "double brin" de l'ADN : il s'agit d'une cassure des deux brins de l'hélice formée par la molécule d'ADN, une lésion très difficile à réparer, qui peut notamment engendrer des cancers.

Pourtant, une étude vient de révéler que ces lésions particulièrement délétères pourraient, lorsqu'elles concernent les cellules neuronales, être au contraire le produit du fonctionnement normal du cerveau. Plus encore, ces lésions pourraient même... faciliter le processus d'apprentissage du cerveau ! Un étonnant résultat obtenu par une équipe de neurologues américains de l'Université de Californie (San Francisco, États-Unis), et publié le 24 mars 2013 dans la revue Nature Neuroscience sous le titre "Physiologic brain activity causes DNA double-strand breaks in neurons, with exacerbation by amyloid-β".