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lun., 11 déc. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
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Pills

Les psychiatres se divisent face au DSM-5, nouveau guide des maladies mentales



Le congrès de l'Association américaine de psychiatrie s'ouvre samedi 18 mai à San Francisco dans un climat tendu. Cette association a rédigé le DSM5, un nouveau manuel qui classifie les diagnostics des maladies mentales.


Cet ouvrage est critiqué par une partie des psychiatres qui dénoncent le risque de « psychiatriser » et de « médicaliser » certains comportements normaux, comme la tristesse après un deuil.

La planète « psy » est de nouveau en ébullition. Et c'est sur un ton solennel que plusieurs de ses représentants dénoncent un mouvement, venu des États-Unis, qui risque selon eux de « psychiatriser » divers comportements relevant de la plus parfaite normalité. Avec pour principale réponse thérapeutique la délivrance de médicaments psychotropes plutôt que l'écoute de la personne.

« Ce n'est pas une querelle d'experts. L'enjeu est de savoir si nous voulons une société qui "fabrique" des fous et étiquette comme maladies mentales certaines réactions normales comme la tristesse après un deuil », affirme le docteur Patrick Landman, psychiatre et psychanalyste, à la pointe de ce mouvement de contestation.

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Les émotions établissent une correspondance entre la musique et les couleurs

Les émotions évoquées par la musique sont liées à des couleurs, montre une étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Par exemple, le désinvolte Concerto n° 1 pour flute en sol majeur de Mozart est le plus souvent associé au jaune vif et à l'orange, alors que son austère Requiem en ré mineur est plus susceptible d'être lié au gris foncé bleuté.

Stephen Palmer et Karen Schloss de l'Université de Californie à Berkeley ont mené cette étude avec 100 hommes et femmes américains et mexicains.

À partir d'une palette de 37 couleurs, les participants avaient tendance à associer la musique rapide en mode majeur à des couleurs plus claires, plus vives et plus proches du jaune alors que la musique plus lente en mode mineur était associée à des couleurs plus foncées, plus proches du gris et du bleu. La musique triste ou joyeuse permettait de prédire avec une exactitude de 95% les couleurs tristes ou joyeuses associées.

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Qu'est-ce que la Somatic Experiencing (SE)® ?

Réveiller le tigre, guérir le traumatisme_Dr Levine_cover book
© Inconnu
Dernières lignes de la 4e de couverture de Boris Cyrulnik du livre de Peter A. Levine, Réveiller le tigre - Guérir le traumatisme - Éditions Socrate

« La grande clarté de l'auteur prouve à quel point il maîtrise son sujet. Il associe régulièrement une réflexion théorique avec une illustration clinique qui rend son exposé facile et agréable. Mais ce que ce livre apporte de nouveau, c'est l'éventail de ses connaissances. Fini le classement des discours monomaniaques. On ne nous demande plus de choisir entre le corps et l’âme, entre l'homme et l'animal, entre le divan ou la molécule. »

Boris Cyrulnik

La Somatic Experiencing est une conception nouvelle de la psychothérapie basée sur les découvertes récentes en neurobiologie, elle permet de transformer les symptômes complexes résultant des traumatismes et des états dissociatifs. Ces symptômes sont comme un trop plein accumulé dans le corps qu'il est possible de libérer d'une manière douce mais sûre.

L'expérience somatique est une thérapie brève corporelle qui permet le « défigement « d'une partie du système nerveux, ce qui libère intérieurement la personne. Elle est le résultat de plus de quarante ans d'observation, de recherche et pratique clinique sur le développement du syndrome post traumatique par le Dr Levine.

Elle a été créée sur la base de la réalisation que les êtres humains ont une capacité innée à surmonter les effets du traumatisme. Aussi l'expérience somatique est une thérapie brève corporelle qui permet le « défigement » d'une partie du système nerveux, ce qui restaure l'auto-régulation, et libère les personnes traumatisées qui retrouvent un sentiment de vitalité, détente et plénitude.

Peter Levine a appliqué ses travaux avec les anciens combattants, des victimes de viol, les survivants de l'Holocauste, des personnes ayant vécu un accident d'auto ou après un traumatisme chirurgical, souffrant de douleur chronique, et même des nourrissons ayant subi une naissance traumatique.

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Relaxation : les bienfaits du yoga, de la méditation et des activités anti-stress sur nos gènes

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Réussir à maîtriser naturellement le stress, le diabète et même le vieillissement, ça vous tente? Si c'est le cas, ne perdez pas un instant et essayez-vous à la relaxation. On savait déjà que le yoga était capable de modifier l'expression des gènes impliqués dans le fonctionnement immunitaire mais selon une nouvelle étude, la relaxation, de manière générale, peut avoir un effet similaire.

Pour être totale, la relaxation doit vous amener à un état physiologique de repos profond qui modifie la réponse physique et émotionnelle face au stress. Les effets de cet état permettent alors au corps de réagir à l'opposé de sa réponse habituelle de lutte ou de fuite lorsqu'il est confronté au stress et peuvent être obtenus grâce au yoga, la prière, la méditation ou des exercices de respiration profonde.

Des modifications dans l'expression des gènes

Des recherches précédentes ont prouvé que la relaxation pouvait, entre autres, soulager l'anxiété et ralentir le rythme cardiaque. Mais grâce à cette nouvelle étude, publiée dans le journal PLOS ONE, les chercheurs ont été capables de mesurer l'impact réel de la relaxation sur le corps humain en examinant les modifications dans l'expression des gènes.

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L'intelligence est dopée par l'aventure et l'exploration de son environnement, selon une étude

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Dans le cadre d'une expérience, les souris les plus aventureuses développaient plus de neurones que les autres
Bonne nouvelle pour Indiana Jones. Explorer activement son environnement et accumuler différentes expériences vécues dope le cerveau qui en réponse génère plus de neurones a révélé jeudi 9 mai, une étude qui donne un nouvel éclairage sur la manière dont les structures cérébrales façonnent la personnalité de chacun.

Ces scientifiques de l'Institut Plank à Berlin et du Centre de thérapie régénérative de Dresde, en Allemagne, ont cherché à établir le lien entre les expériences vécues et le développement cérébral, tentant ainsi de savoir pourquoi par exemple des jumeaux génétiquement identiques et élevés ensemble n'ont pas des personnalités semblables.

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Etre élevé par ses deux parents favoriserait le développement cérébral

Les souris élevées par leurs deux parents connaissent un développement neuronal plus important que les souris élevées par leurs mères uniquement. C'est en tout cas ce que suggère une étude menée par des biologistes canadiens.

Autant le dire tout de suite, le résultat de l'étude dont il est question ici est loin d'être anodin. Et pour cause, puisqu'il suggère que, chez la souris, le fait d'être élevé par ses deux parents est corrélé à un meilleur développement neuronal que dans le cas d'une éducation prodiguée par un parent seul, en l'occurence ici par la génitrice. Pour autant, il est impératif d'adopter la plus grande prudence face à ce type d'étude. Tout d'abord parce qu'il n'existe pas véritablement de précédent à cette étude : ce résultat devra donc être reproduit par d'autres expériences avant qu'il soit validé (et notamment en utilisant une puissance statistique plus élevée).

Mais aussi parce qu'il s'agit... de souris, et non d'êtres humains. Si une grande proximité génétique et biologique existe certes entre les souris et les hommes, un tel résultat ne peut toutefois être extrapolé tel quel à l'Homme, sans études préalables.

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Préparez vos pilules, vous êtes tous fous !

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L'événement est à signaler. Contrairement au guide Michelin, le fameux DSM ne sort pas chaque année. Il a fallu attendre 13 ans pour que soit enfin éditée la nouvelle mouture de ce manuel censé servir d'outil pour diagnostiquer les pathologies mentales. Mais attention, prenons quelques gants. Le mot pathologie est trop fort. La sémantique doit être lisse et l'opinion publique ne doit pas être choquée par les mots. Car en chaque individu sommeil un fou potentiel et donc, une espérance de gain pour les industries habilitées à soigner les malades. Pardon, ce ne sont pas des malades mais des patients affectés par les troubles mentaux. Parmi ceux-ci, le trouble de l'attention et de l'humeur ou alors des deux combinés, est devenu un classique chez l'enfant, surtout aux Etats-Unis qui surveille de plus près un gamin un peu turbulent ou apathique à l'école plutôt que la circulation des armes dans le pays. Les vendeurs de Ritaline peuvent se réjouir, surtout que les gamins âgés de trois ans ne peuvent guère refuser de bouffer ces molécules. Dans le DSM on trouve aussi les troubles bipolaires, les tendances au suicide, les dépressions et toute une série de pathologies diverses.

Dans le DSM V, près de 400 troubles seront répertoriés. Avec quelques spécialités assez exotiques comme l'hypersexualité, qui ressemble à l'addiction sexuelle mais n'en est pas. Ce trouble qui est proposé par les spécialistes pour être intégré dans la version V du manuel caractérise les individus qui passent beaucoup trop de temps dans des activités sexuelles. Pour diverses raisons. Parfois pour combler les effets d'une dépression. L'hypersexualité englobe la masturbation intempestive mais aussi l'acte sexuel répétitif avec des partenaires considérés comme des objets. Non soyez sérieux, je vois dans le coin quelques sourires qui en disent long sur les blagues à deux centimes concernant DSK. Je vous demander d'arrêter de rire, c'est le DSM et non pas le DSK dont il s'agit ! Ces questions sont sérieuses. Figurez-vous que dans ce nouveau DSM sont proposés huit types de troubles définis comme relevant de la défiance et de l'opposition. Il y a le type colérique et agressif, le type vindicatif, le type irritable. Et pour les enfants de moins de cinq ans existe le trouble oppositionnel, diagnostiqué si les effets durent plus de six mois. Ainsi, si votre gamin de quatre refuse depuis un an de manger sa soupe ou manifeste quelque réticence à vouloir aller à l'école, alors il est atteint d'un trouble oppositionnel. Que faire ? Eh bien c'est simple, courez vite chez le psy, il vous proposera une thérapie toute indiquée avec des petites molécules bien utiles.

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Les psychopathes ne seraient pas neurologiquement aptes à se préoccuper des autres

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Les psychopathes ne seraient pas neurologiquement aptes à se préoccuper des autres, concluent les auteurs d'une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) Psychiatry..

Le manque d'empathie est caractéristique des personnes psychopathes, explique Jean Decety, professeur de psychologie et de psychiatrie à l'Université de Chicago. La psychopathie affecte environ 1 % de la population générale aux États-Unis et 20 à 30 % de la population carcérale. Par rapport aux criminels non psychopathes, les psychopathes sont responsables d'un nombre disproportionné de crimes répétitifs et de violence dans la société, indique-t-il.

Decety et ses collègues ont mené cette étude avec 80 prisonniers âgés entre 18 et 50 ans. Ils ont passé des tests évaluant la psychopathie et des images cérébrales par résonance magnétique (IRM) étaient ensuite prises pour déterminer leur réponse à une série de scénarios dans lesquels des gens étaient intentionnellement blessés. Leurs réponses à la vue de courtes vidéos montrant des expressions faciales de douleur étaient aussi évaluées.

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Les bébés sont déjà doués de conscience à l'âge de 5 mois révèle une étude

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Les nourrissons ont une conscience de leur environnement similaire aux adultes dès l'âge de cinq mois, révèle une recherche européenne publiée jeudi 18 avril à laquelle ont participé des chercheurs du CNRS.

Pour détecter cet état de conscience les chercheurs ont observé l'activité neuronale de 80 bébés âgés respectivement de cinq, douze et quinze mois à l'aide d'un électro-encéphalogramme qui mesurait le temps des réponses électriques de leur cerveau alors qu'on leur montrait des images de visages plus ou moins longuement.

Réaction en deux temps

Chez les adultes, de récentes recherches ont montré que le cerveau réagit en deux temps à la perception d'un événement extérieur, expliquent les auteurs de cette étude parue dans la revue américaine Science datée du 19 avril.

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Le cerveau aussi fait son nettoyage de printemps

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Toute une légion de cellules souches, maintenues dans un état de préparation perpétuel par un gène, FIP200, et prêtes à se transformer en nouvelles cellules nerveuses au moment où on en a le plus besoin. Cette recherche sur les cellules souches, publiée dans la revue Nature Neuroscience, explique un processus décrit comme un véritable nettoyage de printemps, qui efface à la fois les cellules endommagées (autophagie) et maintient les cellules souches neurales prêtes à les remplacer dans le cerveau.

Ces chercheurs de l'Université du Michigan montrent qu'une protéine particulière, appelée FIP200, régit ce processus de nettoyage dans les cellules souches neurales chez la souris. Sans FIP200, ces cellules souches cruciales subiraient des dommages de la part de leurs propres déchets et perdraient leur capacité à se transformer en d'autres types de cellules nerveuses. C'est la première fois, après des années de recherche, que cet auto-nettoyage cellulaire, appelé autophagie, est décrypté sur les cellules souches neurales.

Les résultats peuvent contribuer à expliquer pourquoi le cerveau et le système nerveux vieillissants sont plus vulnérables à la maladie et à des dommages irréversibles, le ralentissement de ce processus d'auto-nettoyage ralentissant ou entravant le remplacement des cellules endommagées ou malades. Si les chercheurs traduisent à l'Homme ces résultats obtenus sur la souris, ce serait une nouvelle piste pour prévenir ou traiter les troubles neurologiques. Alors que les thérapies à base de cellules souches se développent, il devient de plus en plus crucial, expliquent les auteurs de comprendre le rôle de l'autophagie dans la préservation des cellules souches et dans leur capacité à se différencier.