Bienvenue à Sott.net
jeu., 25 août 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
Carte

Magnify

Le cerveau partagé entre peur et panique

Cette étude de l'Université de l'Iowa identifie 2 zones différentes du cerveau associées à la peur liée à une menace externe ou interne. La recherche publiée dans l'édition du 3 février de la revue Nature Neuroscience montre que l'amygdale n'est pas le seul gardien de la peur dans le cerveau humain. D'autres régions, comme le tronc cérébral, le diencéphale, ou encore le cortex insulaire sont à l'origine de signaux internes de danger et de panique lorsque la survie est menacée.

Lorsque ces chercheurs de l'Université de l'Iowa demandent à une patiente d'inhaler une dose de dioxyde de carbone - qui va induire la panique-, elle n'a peur de rien. Mais après quelques secondes d'inhalation, elle se met à appeler au secours sous le coup de la suffocation. Or cette patiente est atteinte d'une maladie extrêmement rare appelée maladie de Urbach-Wiethe qui a causé d'importants dégâts à l'amygdale, cette région du cerveau connue pour son rôle dans la peur. Elle n'avait pas ressenti cette panique depuis le développement de sa maladie, à l'adolescence.

People 2

Les hommes ont plus de mal que les femmes à percevoir les émotions

Selon un article paru dans le Daily Mail, des chercheurs de l'université d'Édimbourg ont confirmé que les hommes éprouvaient plus de difficultés à lire les émotions.

Les scientifiques ont montré des photos de visages à un groupe composé d'hommes et de femmes, et leur ont posé quelques questions au sujet de ces photos. Pendant qu'ils répondaient, leur cerveau était passé au scanner et leurs réponses étaient chronométrées.

Lorsqu'on a demandé aux sujets si les personnes photographiées étaient des hommes ou des femmes, où si elles paraissaient intelligentes ou non, on n'a observé que peu de différence dans les réponses. En revanche, lorsqu'on leur a demandé dans quelle mesure les personnes photographiées leur paraissaient accessibles, les hommes mettaient plus de temps à répondre. Bien qu'ils finissaient par tirer les mêmes conclusions que les femmes, ils semblaient néanmoins avoir plus de mal à formuler leurs opinions. En effet, les radios des sujets hommes montraient un afflux sanguin vers la région du cerveau où se font les jugements et les émotions. Selon les chercheurs, cela confirme que le cerveau masculin doit faire plus d'efforts pour prendre des décisions sociales.

Play

La première vidéo d'une pensée qui traverse l'esprit d'un animal

Image
Des chercheurs japonais ont enregistré une vidéo en temps réel des pensées se formant dans le cerveau d'un animal vivant alors qu'il traque sa proie. Cela a été rendu possible en utilisant le poisson-zèbre avec sa jeune tête translucide et une protéine fluorescente qui s'illumine lorsque les neurones sont activés. Cette étude peut donner lieu à une toute nouvelle façon d'étudier et de suivre les voies empruntées par le cerveau chez les êtres vivants.

La recherche, publiée cette semaine (lien plus bas), a été menée par une équipe de chercheurs de l'Institut national japonais de génétique de la préfecture de Shizuoka.

Afin de créer l'effet visuel, les scientifiques ont utilisé des protéines fluorescentes vertes (GFP) qui s'allument lorsque les concentrations de calcium augmentent. Les scientifiques utilisent généralement des GFP sur mesure pour créer une image de l'activité cellulaire en temps réel, mais jusqu'à présent, cela n'avait pas été tenté sur des poissons vivants alors qu'ils se déplacer librement.

Family

L'impact de votre stress sur vos enfants et petits-enfants

On vient de découvrir que certains gènes qui sont réduits au silence chimiquement en raison du stress vont ensuite rester silencieux dans les ovules et les spermatozoïdes. Cela veut tout simplement dire que le stress sur la génération existante a un impact génétique sur les générations qui suivent...

Cette découverte apporte du poids aux études statistiques qui avaient montré que les impacts génétiques des facteurs environnementaux (cigarette, alimentation, enfance stressée, famine, maladies psychiatriques, etc.) allaient être ensuite transmis aux générations futures. Cela a été nommé héritage épigénétique ; ce processus de type lamarckien a été longtemps considéré comme une pure impossibilité.

Chalkboard

Des différences observables dans le cerveau des psychopathes

© Inconnu

Des criminels violents dont l'évaluation psychologique conclut à la psychopathie présentent plusieurs anomalies dans leur développement cérébral, dont un volume neuronal plus faible dans des zones associées aux émotions et au raisonnement moral, selon une étude québécoise publiée dans la revue Archives of General Psychiatry.

« Nous avons amorcé ces travaux à la suite de deux constats: les comportements violents débutent très tôt dans l'enfance et la réhabilitation ne réussit pas toujours à réduire l'agressivité », explique Sheilagh Hodgins de l'Université de Montréal.

« Il existe deux profils de personnalité violente: il y a le jeune qui se sent menacé et qui réagit de façon impulsive et celui qui exerce une violence délibérée et manipulatrice. Les deux profils risquent d'engendrer une personnalité antisociale, mais ceux qui se classent dans la seconde catégorie sont à risque d'être atteint du syndrome de la psychopathie, caractérisé par un manque d'empathie et de remords. » 20 % des détenus des pénitenciers entreraient dans cette dernière catégorie.

Sheeple

Dans chaque homme, un mouton ?

Image
La découverte d'une zone cérébrale incitant l'être humain au conformisme éclaire d'un jour nouveau le débat sur l'influence des masses et des sondages.

Le biais de conformité, que l'on pourrait aussi appeler syndrome de Panurge, désigne la tendance que nous avons parfois à délaisser notre raisonnement intime pour rallier l'avis de la majorité - indépendamment du bien-fondé de celui-ci. Dès les années 1950, le psychologue Solomon Asch avait montré que dans une simple tâche perceptive consistant à comparer les longueurs de différents segments de droite, la connaissance de l'avis majoritaire suffit à faire prendre des décisions absurdes à des individus qui, isolés, répondent correctement.

Récemment, des psychologues de l'Université de Princeton ont étudié ce qui se passe dans notre tête lorsque nous nous laissons entrainer dans des processus de ce type. Une structure cérébrale nommée insula, repli du cortex cérébral au niveau des tempes, semble déterminer le basculement d'opinion, l'abandon de l'analyse personnelle au profit de la posture conforme aux attentes du groupe. Cette insula est réputée centraliser des informations de nature émotionnelle en provenance du corps, et s'activer lorsque l'individu sent peser la menace d'être exclu de son groupe d'appartenance. Le biais de conformité résulterait d'une pression sociale exercée par le groupe sur l'individu, créant une peur d'être marginalisé.

Family

Les traumatismes de l'enfance marquent le cerveau

Les blessures de l'enfance gravent une empreinte psychologique qui perdure dans le cerveau adulte. Une étude lausannoise vient de démontrer que cette même trace favoriserait la violence par la suite.

Le cerveau de l'enfant est marqué par les traumatismes psychologiques subis. Cette empreinte prédispose ensuite à la violence, affirme une étude menée sur des rats àLausanne. L'article est publié dans la revue "Translational Psychiatry".

Les blessures de l'enfance gravent une empreinte biologique qui perdure dans le cerveau de l'adulte, explique dans son étude l'équipe de Carmen Sandi, chercheuse à l'Ecolepolytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). L'établissement de ce lien est "une première".

Cloud Lightning

La foudre, facteur déclencheur de maux de tête

La migraine a aussi ses facteurs environnementaux et la foudre pourrait être un de ses déclencheurs, selon cette étude américaine publiée dans l'édition du 24 janvier de la revue très spécialisée Cephalalgia. Ainsi, l'incidence des maux de tête, cephalées et autres migraines augmenterait jusqu'à 30% pendant les orages et la foudre.

La migraine est un mal de tête sévère souvent accompagné de nausées et de vomissements ainsi que d'une aversion à la lumière et au son. Dans la migraine avec aura, le mal de tête est précédé par des symptômes neurologiques, le plus souvent des symptômes visuels tels que l'apparition de lumières clignotantes. La migraine peut être déclenchée par différents facteurs selon les individus, u aliment même ou une boisson, le stress, l'exercice, les règles chez les femmes. Enfin d'autres déclencheurs environnementaux ont déjà été identifiés, comme les lumières vives, les changements de température et un environnement étouffant ou enfumé.

Cette étude, financée par le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) et menée par des chercheurs de l'Université de Cincinnati (Ohio) a porté sur un échantillon de 90 personnes, âgées en moyenne de 44 ans, souffrant de migraines qui prenaient part à deux essais portant sur différents traitements de la migraine. Les participants devaient tenir un journal de leurs maux de tête, durant 3 à 6 mois, en documentant leurs maux de tête, leur sévérité, leur durée, et les symptômes associés. Les chercheurs ont rapproché ces crises des bulletins météo de leurs régions respectives.

Arrow Down

Allons-nous devenir débiles ?

Un article récemment paru dans le journal Cell a fait l'effet d'une bombe. L'auteur démontre que nos capacités intellectuelles vont chuter dans le futur, du fait d'une accumulation de mutations défavorables dans les zones de notre ADN qui régulent notre organisation cérébrale. En fait, deux tendances contradictoires sont à l'oeuvre. La première est positive : le métissage de l'espèce humaine permet le mélange - porteur d'innovations biologiques - des variants génétiques. L'espèce humaine s'est, en effet, séparée il y a 75 000 ans en différents groupes qui ont chacun connu des variations génétiques. Le mélange actuel assure un brassage génétique entre les différents rameaux qui étaient séparés avant les transports modernes.

La seconde tendance est beaucoup plus inquiétante et contrebalance la première. Les variants génétiques défavorables s'accumulent dans le génome humain. Cette accumulation récente est déjà perceptible : une étude publiée dans la revue Nature fin novembre 2012 révèle que 80 % des variants génétiques délétères dans l'espèce humaine sont apparus depuis 5 000 à 10 000 ans seulement.

A chaque génération, 70 bases chimiques de notre ADN sont mal recopiées par la machinerie cellulaire, lors de la fabrication des spermatozoïdes et des ovules. Ces fautes de copie sont les interstices où naît le changement. Si le taux d'erreur avait été nul, aucune évolution des espèces ne se serait produite, et nous serions toujours des bactéries ! Les mutations négatives étaient éliminées par la sélection naturelle : les génomes concernés ne se transmettaient pas, faute que leur propriétaire atteigne l'âge de la reproduction.

Magnify

Les distorsions cognitives

Image
Certaines pensées automatiques peuvent révéler des défaillances dans le traitement de l'information. Ces distorsions cognitives sont fréquemment associées à la dépression, à l'anxiété ainsi qu'à la plupart des troubles mentaux. Voici les dix plus courantes :

La pensée dichotomique : tout ou rien

Lorsque le raisonnement est privé de nuances, tout ce qui n'est pas une victoire devient une défaite, tout ce qui n'est pas sans risque devient dangereux, etc. Ce type de pensée se retrouve logiquement associé au perfectionnisme, aux sentiments dépressifs d'incapacité, de culpabilité, d'autodévalorisation mais également à certains traits de personnalités pathologiques.
« Si vous n'êtes pas avec moi, vous êtes contre moi »

« J'ai fait un écart, ça ne vaut plus la peine de continuer le régime »

« L'employeur ne m'a pas recruté, je ne suis pas fait pour ce boulot »