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dim., 22 avr. 2018
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
Carte

Book 2

TV lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision, de Michel Desmurget

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© Inconnu
Jusqu'à il y a quelques semaines, j'étais comme vous : une mère de famille qui écoutait d'une oreille distraite les contempteurs de la télévision. Un peu excessives, non, ces injonctions d'éradiquer la petite lucarne ? Un bon épisode de La petite maison dans la prairie n'a jamais tué personne, et peut se révéler une baby-sitter pratique lorsqu'on a un coup de fil à passer. C'était avant d'avoir lu TV lobotomie, le livre de Michel Desmurget, docteur en neuropsychologie et directeur de recherche à l'INSERM en neurosciences cognitives, au sous-titre explicite La vérité scientifique sur les effets de la télévision.

Opinion molle, pensée Loukoum

L'auteur fustige, bien sûr, la vacuité des programmes, générant chez les jeunes « une opinion molle, une pensée loukoum ». Et de citer Natacha Polony : « La Star Academy devient l'horizon des enfants de la bourgeoisie, autant que des enfants du peuple. Les filles de ministre défilent comme mannequins. La fracture sociale se résout dans le rêve commun à toute une société de danser sur un plateau de télévision. Ce soir il y a bal sur le pont du Titanic. » Mais avec une véhémence étayée par des études scientifiques, il nous démontre aussi les méfaits intrinsèques de l'exposition passive de nos enfants au petit écran.

Ainsi, deux heures d'exposition journalière entre l'âge de 1 an et 4 ans aboutiraient à multiplier par trois le risque de retard de langage. Chaque heure consommée quotidiennement durant le primaire induirait 43% de chances supplémentaires de quitter l'école sans diplôme et 25% de probabilité additionnelle de ne jamais s'asseoir sur les bancs de la fac.

Télé, baby-sitter ou télé-valyum ?

Quant à cette télé baby-sitter évoquée plus haut, il la nomme quant à lui « télé-Valium » et prétend qu'elle produit sur l'enfant les mêmes effets qu'une drogue qu'on lui aurait administrée pour le rendre inactif quand, précisément, ces explorations, manipulations et incessantes expériences de causes et d'effets qui épuisent les parents sont nécessaires au développement de l'enfant.

Et les programmes éducatifs, alors ? L'auteur les écarte du revers de la main, citant les résultats d'une étude américaine de 2003 : lorsque des enfants de 9 mois sont placés face à des mandarins de souche, ils développent une aptitude à distinguer les sons de cette langue ; lorsqu'ils sont placés devant une vidéo de ce même mandarin, ils ne développent... rien du tout.

Selon Michel Desmurget, « L'exposition télévisuelle ne rend pas les enfants visiblement crétins ou retardés. Elle ne les abêtit pas ouvertement. Elle écrête juste le champ de leurs expériences et, de facto, l'univers de leurs possibilités. Auraient-ils eu 150 de QI, ils se contenteront peut-être de 110. Auraient-ils eu l'audace littéraire d'un Thomas Mann, ils se satisferont éventuellement d'une plume tout juste honnête. »

Bref, chers amis nés comme moi dans les années soixante-dix, tout porte à penser que nous devons à notre quart d'heure quotidien devant L'Ile aux enfants de ne pas être aujourd'hui Prix Nobel.

Bell

L'Onde, tome 5 - Les petits tyrans - Enfin disponible !

L'Onde, tome 5
Un périple à travers les méandres de la Matrice

Premier tome d'un récit en deux parties, Les petits tyrans relate les événements qui ont inspiré et motivé la rédaction de la très populaire série L'Onde.

De douloureuses leçons en choquantes révélations, l'historienne, auteur et critique sociale Laura Knight-Jadczyk partage ses découvertes quant à la nature de l'humanité, et explore la relation de cette dernière à la réalité objective.

Flashlight

Nouvelle étude : les conspirationnistes sont sains ; les suiveurs des gouvernements sont fous, hostiles

Traduit par Global Relay Network
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De récentes études de la part de psychologues et sociologues aux USA et au Royaume-Uni suggèrent qu'à l'inverse des stéréotypes des médias mainstream, ceux qui sont étiquetés "conspirationnistes" apparaissent plus sains que ceux qui acceptent les versions officielles des événements.


L'étude la plus récente a été publiée le 8 juillet par les psychologues Michael J. Wood et Karen M. Douglas de l'Université de Kent (Royaume-Uni). Intitulée "What about Building 7? A social psychological study of online discussion of 9/11 conspiracy theories" (Et pour le Bâtiment 7? Une étude socio-psychologique de discussions en ligne sur les théories de la conspiration autour des attentats du 11 septembre 2001, ndt), l'étude faisait la comparaison entre les commentaires "conspirationnistes" (pro-théorie de la conspiration) et "conventionnalistes" (anti-conspiration) sur des sites web d'information.

Les auteurs ont été surpris de découvrir qu'il est maintenant plus conventionnel de laisser des commentaires soi-disant conspirationnistes que conventionnalistes: "Sur les 2174 commentaires recueillis, 1459 furent définis comme conspirationnistes et 715 comme conventionnalistes." En d'autres termes, parmi les gens qui commentent les articles d'information, ceux qui ne croient pas aux explications gouvernementales d'événements tels que le 11 septembre ou l'assassinat de JFK dépassent en nombre ceux qui y croient par un facteur de plus de deux contre un. Ceci veut dire que ce sont les commentateurs pro-théorie de la conspiration qui expriment ce qui est reconnu comme la sagesse populaire conventionnelle, tandis que les commentateurs anti-conspiration deviennent une minorité isolée.

Yoda

Le pouvoir de l'esprit : un placebo simulant une chimiothérapie provoque une chute de cheveux pour 30% des sujets

Traduit de l'anglais par Audrey Duperron pour Express

Bald
© Inconnu
En 1983, une expérience médicale menée par le British Stomach Cancer Group sur 411 patients cancéreux. On a proposé de leur administrer un nouveau traitement de chimiothérapie, et on leur a expliqué qu'ils devaient s'attendre à perdre leurs cheveux, et qu'ils auraient probablement des nausées. Mais au lieu de donner véritablement ce médicament à certains d'entre eux, on leur a donné un placebo, c'est-à-dire un substitut du médicament réel ne contenant aucune substance active, mais fonctionnant uniquement parce que le patient croit qu'il est soigné. Plus de 30 % des patients à qui l'on avait administré ce faux médicament ont effectivement perdu leurs cheveux, tandis que 56 % d'entre eux ont des vomissements.

Récemment, de nouvelles expériences ont été menées pour illustrer l'effet placebo, et elles ont obtenu des résultats similaires. Le docteur Siegel a cependant mené une expérience un peu différente sur des enfants souffrants de cancer : il leur a donné des pilules de vitamines qu'il extrayait d'un flacon étiqueté « Pilules pour faire pousser les cheveux » et il a constaté qu'ils ne perdaient pas leurs cheveux au cours de la chimiothérapie.

D'autres travaux de recherche, réalisés par Judith Turner de l'Université de Washington à Seattle, sur des placebos utilisés pour soulager des douleurs de dos, ont montré que dans 70 % des cas, le placebo s'avérait efficace. Une autre étude qui avait testé des inhalateurs pour asthmatiques remplis d'eau avait montré qu'ils parvenaient à détendre les voies respiratoires si les patients étaient convaincus qu'ils contenaient un principe actif.

Le coach en leadership Gary Tuerack reprend ces exemples pour souligner la puissance de la pensée positive et proposer aux futurs dirigeants de l'intégrer dans leur démarche. Le pouvoir de la pensée peut être formidable, tant sur le plan physique que mental, mais il peut être néfaste s'il n'est pas bien utilisé, observe Tuerack. De même que nous pouvons impacter sur notre état physique par nos croyances, nous pouvons changer nos dispositions mentales par le même procédé, et impacter nos performances et nos capacités.

(Source : 'In a controlled study by the British Stomach Cancer Group it was found that 30 percent of the control (placebo-only) group lost their hair, and 56 percent of the same group had "drug-related" nausea or vomiting (Fielding, Fagg, & Jones, 1983). This is also a clear example of the powerful negative effects of the mind-body connection.'

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Comment une mère souris exposée au stress peut influencer les gènes de son enfant

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On savait que notre stress pouvait avoir des conséquences sur notre système nerveux ou notre corps, on sait désormais que le stress d'une mère peut influencer les gènes de son enfant. Ces conclusions nous parviennent d'une récente étude qui s'est focalisée essentiellement sur des souris.

C'est en exposant des femelles à une situation de stress, avant qu'elles ne tombent enceintes, que les chercheurs sont arrivés à ces résultats. En effet, les scientifiques ont remarqué que le code génétique des bébés était altéré si leur mère avait connu une forte période de stress pré-grossesse. Les changements ont été découverts au niveau du gène appelé CRF-1, lié au système de contrôle du stress.

Les expériences ont ainsi été réalisées sur des souris, organisées en deux groupes. Au moment de leur adolescence, les rongeurs du premier groupe ont subi quelques situations stressantes, comme des changements de température. Le deuxième groupe quant à lui a été plus chanceux et n'a pas été exposé au stress. Puis les semaines passent et c'est le moment où les souris s'accouplent.

Book 2

Lisez pour limiter le déclin cognitif avec l'âge

Une récente recherche explique un peu mieux pourquoi les gens qui lisent, écrivent et pratiquent d'autres processus de réflexion et de traitement de l'information sont moins susceptibles d'avoir un déclin cognitif avec l'âge, dont Alzheimer. Ce n'est pas tant que ces activités vont éviter la formation de plaques si Alzheimer se produit, mais que la présence de ces plaques va alors moins gêner le fonctionnement du cerveau.

L'étude a consisté d'abord à poser de nombreuses questions à pratiquement 300 personnes âgées sur leurs habitudes d'activité cognitive depuis l'enfance, par exemple la lecture, l'écriture de lettres ou de visites de bibliothèque. Les chercheurs ont suivi leurs capacités cognitives jusqu'à leur décès. On a évalué différentes compétences comme la mémoire à long terme, la mémoire de travail et les capacités visuelles et spatiales.

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Décallage spatio temporel : il entend les gens avant de les voir parler

Traduit par NéoTrouvetout

PH est le premier cas confirmé de quelqu'un qui entend les gens parler avant d'enregistrer le mouvement de leurs lèvres. Son cas fournit une perspective de recherche unique sur la façon dont notre cerveau fusionne ce que nous voyons et entendons.


On ne sait pas pourquoi le problème de PH a commencé mais il semblerait que cela ait peut-être quelque chose à voir avec un problème de péricardite aiguë, inflammation de la paroi qui entoure le cœur, ou lors de l'intervention chirurgicale nécessaire pour le traiter.

La tomodensitométrie cérébrale après les problèmes de timing semblaient montrer deux types de lésions dans les zones semblent jouer un rôle dans l'audition, la perception du temps et le mouvement.

Eye 1

Anomalie dans une structure cérébrale chez les narcissiques pathologiques

masque narcissisme
© Inconnu

Une structure cérébrale est altérée chez les narcissiques pathologiques, selon une étude allemande publiée dans le Journal of Psychiatric Research.

Une des principales caractéristiques du trouble de la personnalité narcissique est le manque d'empathie. Bien que les personnes qui présentent ce trouble soient en mesure de reconnaître les sentiments, pensées et intentions des autres, elles manifestent peu de compassion.

Stefan Röpke de l'Université Charité (Berlin) et ses collègues ont mené cette étude avec trente-quatre personnes dont dix-dept atteintes du trouble de personnalité narcissique.

Dans une étude préliminaire, ils avaient montré que ces dernières présentaient effectivement un déficit de la capacité à être empathique. Dans la présente étude, ils ont mesuré l'épaisseur du cortex cérébral au moyen de l'imagerie par résonance magnétique (IRM).

Les participants atteints du trouble présentaient des anomalies structurelles dans une région qui est impliquée dans les processus de compassion. Cette région était nettement moins épaisse.

Le niveau d'empathie est directement corrélé au volume de matière grise dans une région du cortex insulaire (aussi appelé insula) et les personnes ayant un trouble narcissique présentent un déficit structural exactement dans cette région, souligne le chercheur.

Commentaire: articles de fond :

Ponérologie 101 : le masque de santé mentale du psychopathe
Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance
Ponérologie Politique : une science sur la nature du mal adaptée à des buts politiques
Introduction à la psychopathie à l'usage du profane
Autoritarisme et psychopathie
Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres
La psychopathie : du « Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 1re partie
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Toungouska, psychopathie et la sixième extinction


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Un athée stressé se raccroche à la science

Lorsque les temps sont stressants pour un croyant, il est connu que ce dernier va tenter de se raccrocher à sa foi pour être moins susceptible à l'anxiété. Qu'est-ce qui se passe dans ce cas lorsqu'on est athée ? Il semble d'après une recherche que l'athée a aussi sa « croyance » : la Science et la pensée rationnelle.

L'étude n'est pas parfaite dans ses modalités et ses conclusions toutefois. Elle s'est portée sur des étudiants impliqués dans la compétition en aviron et l'échantillon était modeste. Il y a quand même pas mal d'études qui montrent qu'en cas de menace, nous trouvons du réconfort en nous rapprochant de certains aspects de notre manière de voir le monde. Ainsi, stressé, un conservateur va devenir encore plus conservateur et une personne croyante, plus assidue dans ses rituels religieux.

Bizarro Earth

La positivité de la pensée négative

Traduit par NOT

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Vingt-et-unes personnes ont été traitées pour des brûlures le mois dernier en Californie, à San José, après avoir marché pieds nus sur des charbons ardents lors d'un évènement intitulé « Libérez le Pouvoir Intérieur », mettant en vedette le conférencier-motivateur Tony Robbins. Si vous êtes comme moi, vous pourriez répondre avec un brin de cynisme : Que pensaient-ils qu'il se passerait au juste ? En fait, la « marche sur le feu » a un petit secret : le charbon conduit mal la chaleur vers les surfaces environnantes, comme la chair humaine, donc si vous marchez à petits pas légers et rapides, vous irez bien.

Mais M. Robbins et ses acolytes ne s'intéressent pas à la physique. Pour eux, tout est une question d'état d'esprit : si vous croyez dur comme fer que le succès est garanti, tout est possible. [NdT : voir à ce sujet Joseph Chilton Pearce] Un participant roussi mais pas pour autant découragé a dit au San Jose Mercury News : « Je n'étais pas à mon meilleur niveau ». Et si toute cette positivité faisait partie du problème ? Et s'ils essayaient trop de penser positivement et feraient mieux de reconsidérer leur relation aux émotions et situations « négatives » ?

Prenez la technique de la visualisation positive, l'une des bases des séminaires du style de Robbins ou des stages d'entreprise destinés à renforcer l'esprit d'équipe, ou à former des meilleurs vendeurs. Selon la recherche du psychologue Gabriele Oettingen et de ses collègues, la visualisation d'un résultat positif, sous certaines conditions, rend moins susceptible d'y arriver. La chercheur a déshydraté les participants de son groupe expérimental et leur a demandé d'imaginer un verre d'eau fraîche. Ceux qui visualisaient de l'eau eurent une diminution marquée des niveaux d'énergie, par rapport aux participants qui s'imaginaient des choses négatives ou neutres. Imaginer leur objectif semblait démotiver ceux qui visualisaient l'eau, comme s'ils avaient déjà atteint leur objectif.