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dim., 11 déc. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
Carte

Einstein

Faire de la musique avant 7 ans favorise le développement cérébral

Déjà en 2006, un étude Canadienne montrait que les cours de musique accéléraient le développement cérébral et la capacité de mémorisation chez l'enfant : même si les notes jouées à cet âge peuvent apparaitre incongrues et l'ensemble de la mélodie "fausse" aux adultes, elles participent pourtant à faciliter le développement cérébral de l'enfant. Cet apprentissage musical précoce à été comparé à un apprentissage théâtral précoce : là aussi, les enfants qui pratiquaient un instrument bénéficiaient finalement d'un QI plus élevé, témoignant d'un bénéfice toujours incompris de la musique sur le développement cognitif.

Cette formation musicale intervenant précocement, c'est à dire pendant une période sensible du développement peut avoir des effets plus important sur la structure du cerveau et la structuration du comportement, qu'une formation intervenant plus tardivement.

Une nouvelle étude a donc voulu évaluer une éventuelle transformation cérébrale provoquée par cet apprentissage de la musique. Des scientifiques ont comparé l'organisation de la substance blanche chez des musiciens en début et en fin de formation, après plusieurs années de travail sur leur instrument. L'étude est publiée dans la revue The Journal of Neuroscience.

Footprints

Télévision et livres : neuf preuves de vie après la mort...

© Inconnu
Ascension vers l'Empyrée, Hieronymus Bosch, Palais des Doges, Venise, 1500

Dans un tableau peint aux environs de 1490, Jérôme Bosch nous proposait sa vision de L'ascension vers le Pyréearadis céleste. On y voit des humains, assistés d'anges ailés, sortir des ténèbres pour s'engager dans un tunnel qui conduit vers une lumière éblouissante.

Ce chemin-là, des centaines de milliers de personnes disent l'avoir fait. Si elles le disent, bien sûr, c'est qu'elles en sont revenues, soit qu'elles se sont arrêtées au seuil de la lumière, soit qu'elles ont rencontré « de l'autre côté » quelqu'un ou quelque chose qui les a convaincues que ce n'était pas l'heure.

Depuis le dernier quart du XXe siècle, on commence à s'intéresser sérieusement à ces récits, et le crédit ou du moins l'attention qu'on veut bien y apporter font se multiplier les témoignages. En effet, quand on sait qu'une telle confidence vous fera passer pour un dingue, un allumé et/ou un adepte des petits hommes verts, on garde son histoire pour soi.

Snakes in Suits

Quand les patrons psychopathes nous empoisonnent la vie

Mais comment fait-il donc pour se regarder dans la glace ? Qui ne s'est pas, au moins une fois, posé cette question face aux agissements hallucinants de certains dirigeants. Manfred Kets de Vries, professeur à l'Insead, école de management internationale, nous sert la réponse sur un plateau ciselé, en l'occurrence, un document de travail "The Psychopath in the C-Suite".

Il y a de fortes chances que le patron en question soit un psychopathe "léger". Un "FDP", fou de patron, soit la traduction libre de SOB, Seductive Operational Bully, pour M. de Vries - Son of a Bitch, pour les esprits malins ; en français, "fils de pute".

DES ÊTRES APPAREMMENT NORMAUX

Les patrons psychopathes ne se limitent pas aux quelques dirigeants scandaleux qui font la "une" des gazettes, pour avoir provoqué des dégâts planétaires, et qui ont incité M. Kets de Vries à mener cette recherche. Ils sont nombreux et empoisonnent la vie de leurs subordonnés, voire mènent la société qu'ils dirigent à sa perte.

Sheeple

Nous pensons tous être au-dessus de la moyenne

Une plaisanterie classique est de dire que tout le monde croit qu'il dispose d'assez d'intelligence. De manière générale, dans un domaine donné et standard (pas en mécanique quantique, par exemple), nous pensons faire mieux que la moyenne. Un cas classique est la conduite automobile.

Le souci, vous vous en doutez, c'est que c'est une impossibilité statistique. Il s'agit donc d'une illusion de supériorité. David Dunning, professeur américain à l'université Cornell, l'a étudié durant des décennies. Les raisons derrière cette illusion sont diverses. Les gens incompétents par exemple ont du mal à estimer leur compétence... Il arrive aussi que l'entourage n'ose pas dire que vous n'êtes pas très bon (ils se contentent de prier sur le siège passager...)

De manière générale, nous réalisons les traits externes ainsi que les circonstances qui guident les actions des autres. Le souci est que lorsque l'on fait de même à notre encontre, nous avons tendance à penser que ce sont nos efforts, nos désirs qui flottent au-dessus de toutes ces contraintes. On surestime évidemment notre QI déjà... Une étude classique avait montré que 94 % des professeurs se pensaient plus intelligents que leurs collègues.

Hearts

La générosité élève aussi la longévité

Aider et donner aux autres, c'est aussi mieux gérer son stress et donc favoriser, aussi, sa propre santé et sa...longévité, nous explique cette étude américaine publiée dans l'édition du 5 février de l'American Journal of Public Health. Des conclusions qui font apparaître une forte association entre la compassion, le stress et le décès.

Les chercheurs de l'Université de Buffalo, des universités américaines de Grand Valley State et Stony Brook se sont penchés sur les effets d'événements stressants et a contrario de comportements d'aide à autrui sur la santé et la longévité. Leur analyse a porté sur les données de 846 personnes mariées, soit 423 couples - le mari étant âgé de 65 ans ou plus- participant à une étude prospective de cohorte, "Changing Lives of Older Couples", menée de 1987 à 1994, qui portait sur la relation entre l'aide et le soutien apportés aux autres et le risque de décès et cherchait à déterminer si vivre des événements stressants modifie cette relation. Les chercheurs ont estimé le risque de décès sur une période de 5 ans et évalué l'association entre la compassion, le stress et le décès.

V

Les super-héros rendent généreux

Qui sauve le monde à chacune de ses sorties matinales ? Qui défend la veuve et l'orphelin, emprisonne les méchants et a toujours un moment pour aider une vieille dame à traverser la rue ? Superman, bien sûr ! D'où une méthode imaginée par des psychologues californiens pour stimuler l'altruisme des gens normaux : les mettre pendant quelques instants dans la peau de Superman.

Des logiciels de réalité virtuelle permettent de se voir voler dans un environnement 3D quand on lève les bras au ciel, et de fendre le ciel en modifiant la position des épaules... En sortant du laboratoire, on tend un piège aux participants, bien sûr. Ils voient une personne - en réalité, un complice de l'expérience - laisser tomber ses dossiers et ses stylos par terre.

Magnify

Un neurologue découvre une tache noire dans le cerveau des tueurs et des violeurs

Il prétend avoir fait cette découverte en étudiant le cerveau de condamnés violents pour le gouvernement allemand.

Un neurologue allemand prétend avoir trouvé l'endroit où les idées sombres germent dans le cerveau des tueurs et des violeurs. Le docteur Gerhard Roth précise qu'il se trouve à l'intérieur du lobe central et s'apparente à une masse sombre quand le cerveau est passé au Rayon X.

Il prétend avoir fait cette découverte en étudiant le cerveau de condamnés violents pour le gouvernement allemand. "Nous avons montré à ces gens des courtes vidéos et ensuite mesuré les ondes cérébrales", détaille-t-il. "A chaque fois qu'une scène violente ou sordide apparaissait à l'écran, les sujets n'exprimaient aucune émotion. Dans les endroits du cerveau où se forment les sentiments de compassion et de tristesse, rien ne se passait", ajoute-t-il.

Magnify

Le cerveau partagé entre peur et panique

Cette étude de l'Université de l'Iowa identifie 2 zones différentes du cerveau associées à la peur liée à une menace externe ou interne. La recherche publiée dans l'édition du 3 février de la revue Nature Neuroscience montre que l'amygdale n'est pas le seul gardien de la peur dans le cerveau humain. D'autres régions, comme le tronc cérébral, le diencéphale, ou encore le cortex insulaire sont à l'origine de signaux internes de danger et de panique lorsque la survie est menacée.

Lorsque ces chercheurs de l'Université de l'Iowa demandent à une patiente d'inhaler une dose de dioxyde de carbone - qui va induire la panique-, elle n'a peur de rien. Mais après quelques secondes d'inhalation, elle se met à appeler au secours sous le coup de la suffocation. Or cette patiente est atteinte d'une maladie extrêmement rare appelée maladie de Urbach-Wiethe qui a causé d'importants dégâts à l'amygdale, cette région du cerveau connue pour son rôle dans la peur. Elle n'avait pas ressenti cette panique depuis le développement de sa maladie, à l'adolescence.

People 2

Les hommes ont plus de mal que les femmes à percevoir les émotions

Selon un article paru dans le Daily Mail, des chercheurs de l'université d'Édimbourg ont confirmé que les hommes éprouvaient plus de difficultés à lire les émotions.

Les scientifiques ont montré des photos de visages à un groupe composé d'hommes et de femmes, et leur ont posé quelques questions au sujet de ces photos. Pendant qu'ils répondaient, leur cerveau était passé au scanner et leurs réponses étaient chronométrées.

Lorsqu'on a demandé aux sujets si les personnes photographiées étaient des hommes ou des femmes, où si elles paraissaient intelligentes ou non, on n'a observé que peu de différence dans les réponses. En revanche, lorsqu'on leur a demandé dans quelle mesure les personnes photographiées leur paraissaient accessibles, les hommes mettaient plus de temps à répondre. Bien qu'ils finissaient par tirer les mêmes conclusions que les femmes, ils semblaient néanmoins avoir plus de mal à formuler leurs opinions. En effet, les radios des sujets hommes montraient un afflux sanguin vers la région du cerveau où se font les jugements et les émotions. Selon les chercheurs, cela confirme que le cerveau masculin doit faire plus d'efforts pour prendre des décisions sociales.

Family

L'impact de votre stress sur vos enfants et petits-enfants

On vient de découvrir que certains gènes qui sont réduits au silence chimiquement en raison du stress vont ensuite rester silencieux dans les ovules et les spermatozoïdes. Cela veut tout simplement dire que le stress sur la génération existante a un impact génétique sur les générations qui suivent...

Cette découverte apporte du poids aux études statistiques qui avaient montré que les impacts génétiques des facteurs environnementaux (cigarette, alimentation, enfance stressée, famine, maladies psychiatriques, etc.) allaient être ensuite transmis aux générations futures. Cela a été nommé héritage épigénétique ; ce processus de type lamarckien a été longtemps considéré comme une pure impossibilité.