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mer., 28 juin 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
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Hearts

La méditation favorise aussi la compassion

Ces scientifiques de la Northeastern University et de Harvard ajoutent un bienfait moral aux bénéfices de la méditation sur le cerveau. Leurs conclusions, publiées dans la revue Psychological Science suggèrent que la méditation favorise aussi l'harmonie sociale et la compassion.

Si plusieurs religions revendiquent ces bénéfices, cette étude qui a examiné les effets de la méditation sur la compassion, apporte un premier élément de preuve scientifique. Les chercheurs ont proposé aux participants de suivre des formations de 8 semaines sur deux types de méditation. Après cette formation, les participants ont été mis en situation. Devant attendre dans une salle ne comportant qu'une chaise vide, le participant prend le siège libre en attendant d'être appelé. Mais alors un acteur, semblant très mal en point entre dans la pièce. Un 3è compère, déjà assis, fait semblant d'être occupé ou de regarder ailleurs.

Nebula

Une jeune scientifique cherche à savoir d'où vient son super pouvoir des couleurs

Traduit de l'anglais par jsf pour News of Tomorrow

© Inconnu
Une étudiante de Pine Crest mène des recherches de pointe sur le trouble sensoriel qu'on appelle la synesthésie.

Le lecteur ordinaire a l'impression que les mots de cette page sont juste noirs. Mais d'autres, rien qu'en lisant ceci, auraient déjà vus la quasi totalité des couleurs du spectre.

C'est ce qu'on appelle la synesthésie - un trouble neurologique rare qui provoque une sorte de mélange sensoriel. Par exemple, Laura Mariah Herman, 16 ans, voit du rose quand elle entend ou lit son nom, voit du orange quand elle entend « hello » ou voit du rouge quand elle voit la lettre « A. »

On pense que c'était aussi le cas de génies comme Albert Einstein.

« J'ai un rapport spécial avec les couleurs, » affirme Laura, une étudiante de Pine Crest School à Fort Lauderdale.

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Et si certaines lésions de l'ADN aidaient le cerveau à apprendre ?

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Lorsque les souris sont en situation d'apprentissage, le taux de lésions dites "double brin" de l'ADN présent dans leurs neurones augmente considérablement. Une fois la période d'apprentissage achevée, ce taux revient à un niveau normal. Crédits : Rama
Loin d'être délétères, certaines lésions affectant l'ADN des neurones sont au contraire le produit du fonctionnement normal du cerveau, notamment lorsque ce dernier est en situation d'apprentissage et de mémorisation. Plus surprenant encore, ces lésions... faciliteraient l'apprentissage et la mémorisation !

Parmi toutes les lésions susceptibles d'affecter l'ADN présent de nos cellules, la plus grave d'entre elles est probablement la cassure dite "double brin" de l'ADN : il s'agit d'une cassure des deux brins de l'hélice formée par la molécule d'ADN, une lésion très difficile à réparer, qui peut notamment engendrer des cancers.

Pourtant, une étude vient de révéler que ces lésions particulièrement délétères pourraient, lorsqu'elles concernent les cellules neuronales, être au contraire le produit du fonctionnement normal du cerveau. Plus encore, ces lésions pourraient même... faciliter le processus d'apprentissage du cerveau ! Un étonnant résultat obtenu par une équipe de neurologues américains de l'Université de Californie (San Francisco, États-Unis), et publié le 24 mars 2013 dans la revue Nature Neuroscience sous le titre "Physiologic brain activity causes DNA double-strand breaks in neurons, with exacerbation by amyloid-β".

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20 pour cent des enfants de New York ont des problèmes mentaux

Traduit par Les Chroniques de Rorschach

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Plus de 145.000 enfants de New York agés de 6 et 12 ans soit environ 20 pour cent du total, sont concernés par des problèmes de santé mentale, tels que le déficit d'attention, les troubles bipolaires, l'anxiété, la dépression ou divers autres troubles du comportement.

Une étude menée par le Département de la santé de la ville de New York a révélé que seulement 6 pour cent des enfants dans cette tranche d'âge avaient été diagnostiqués avec des problèmes de comportement, mais que 14 pour cent auraient eu des symptômes de problèmes de santé mentale qui restaient non diagnostiqués.

Selon le New York Post, qui a publié les résultats de l'étude, les parents des 101.000 enfants qui ont répondu au sondage ont déclaré que leurs enfants «avaient des problémes d'émotion, de concentration, de comportement ou à de sociabilité »,

«Les cas non diagnostiqués n'ont pas été saisis parmi les données de l'enquête . Par conséquent, la prévalence sous-estime les taux réels des conditions de santé mentale », souligne l'étude.

Hearts

Dépression : la méditation peut la prévenir, chez les jeunes aussi

Alors que la méditation « en pleine conscience » a déjà montré sa capacité à améliorer la stabilité émotionnelle et la réponse au stress*, cette étude de l'Université de Louvain suggère que pratiquée à l'école, cette thérapie pourrait contribuer à réduire le risque de de dépression chez les adolescents. Première à examiner l'intérêt d'une telle thérapie sur un large échantillon d'adolescents dans un cadre scolaire, l'étude montre, dans la dernière édition de la revue Mindfulness, que « travailler sur l'attention et la concentration » permet de réduire, sur le long terme, les symptômes de dépression.

La méditation en pleine conscience est une forme de thérapie basée sur l'exercice de «l'écoute», la concentration sur la respiration, les sensations corporelles et le mental. Elle peut se pratiquer assis, en marchant ou en pratiquant le yoga. Cette forme de méditation a déjà montré ses bénéfices pour la maîtrise des émotions, pour lutter contre le stress, la solitude et même les maladies cardiovasculaires, avec des effets durables dans le cerveau. Or la dépression est souvent ancrée dans une spirale de sentiments négatifs et de préoccupations. En apprenant à identifier ces sentiments et ces pensées, chacun peut mieux intervenir pour briser la spirale.

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10 distorsions cognitives qui entretiennent des émotions négatives

Le terme distorsion cognitive a été défini en 1967 par le psychologue américain Aaron Beck comme désignant des façons de traiter l'information qui résultent en erreurs de pensée prévisibles et qui ont souvent pour conséquence d'entretenir des pensées et des émotions négatives. Les distorsions cognitives contribuent ainsi aux troubles émotionnels tels que la dépression et l'anxiété ainsi qu'aux troubles de la personnalité.

Dans son travail avec des personnes atteintes de dépression, Beck a identifié six erreurs systématiques de pensée:

La pensée "tout ou rien"
Penser de façon dichotomique (polarisée): tout ou rien, noir ou blanc, jamais ou toujours, bon ou mauvais... quand cela ne correspond pas à la réalité. Ex. Se voir comme un raté suite à une performance moins que parfaite.
L'inférence arbitraire
Tirer des conclusions hâtives (habituellement négatives) à partir de peu d'évidence. Par ex., la lecture de la pensée d'autrui consiste à inférer les pensées possibles ou probables d'une personne; l'erreur de prévision consiste à prendre pour des faits des attentes sur la tournure des événements avant qu'elles ne se produisent.

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Les publicités sexistes et hyper-masculines rendraient les hommes plus agressifs

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A l'heure où les médias sont critiqués pour mettre en scène des représentations de la femme parfois dégradantes ou insultantes, une nouvelle étude américaine suggère que les publicités "hyper-masculines" pourraient engendrer des "comportements troublants chez les jeunes hommes".

Le rapport, publié dans le Sex Roles Journal, estime que ces publicités des magazines conçus pour un public masculin, renforcent une certaine vision de la masculinité qui pourrait s'avérer problématique.

Hyper-masculinité

L'hyper-masculinité est une forme extrême des caractéristiques typiquement associées à l'homme: être endurci, violent et dangereux mais aussi impitoyable en ce qui concerne les femmes et le sexe.

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Le cerveau d'un foetus de 6 mois est déjà équipé pour le langage

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Les cerveaux des bébés nés 3 mois avant le terme répondent presque comme ceux des adultes à la nouveauté ou au changement de syllabe. La preuve qu'avant la naissance, les fœtus disposent déjà des capacités intrinsèques pour la maîtrise d'un langage. © Fabrice Wallois
Trois mois avant le terme de la grossesse, les fœtus disposent déjà de régions cérébrales spécialisées dédiées au langage, très semblables à celles retrouvées chez les adultes. Dès cet âge, ils distinguent les voix d'hommes et de femmes et différencient les syllabes. Une découverte qui plaide pour l'acquisition innée de la parole.


À la naissance, les nouveau-nés sont capables de distinguer des syllabes proches, de reconnaître la voix de leur mère et de différencier diverses langues humaines. Ces capacités chez le petit humain sont-elles dues à la présence de mécanismes innés propres à l'espèce humaine pour traiter la parole, ou à un apprentissage rapide des caractéristiques de la voix maternelle pendant les dernières semaines de grossesse ?

Pour le savoir, Fabrice Wallois, directeur de l'unité mixte de recherche UPJV/Inserm « Groupe de recherche sur l'analyse multimodale de la fonction cérébrale » (GRAMFC), et Ghislaine Dehaene-Lambertz, (Inserm, NeuroSpin, Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), en collaboration avec des praticiens hospitaliers du CHU Amiens Picardie, ont testé les capacités de discrimination auditive de 12 nouveau-nés prématurés de 28 à 32 semaines d'aménorrhée, c'est-à-dire nés deux à trois mois avant le terme.

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Les neurones survivent deux fois plus longtemps que notre corps

Selon une étude, les neurones, ces cellules présentes dans notre cerveau, seraient capables de survivre au moins deux fois plus longtemps que notre corps.

Voilà une découverte qui a de quoi ravir tous ceux qui espèrent que l'homme vivra un jour jusqu'à 150 ans. Aujourd'hui, l'espérance de vie moyenne dans le monde se situe aux alentours de 69 ans mais certains pays, le Japon en tête, parviennent aisément à dépasser les 80 ans. Or, si l'on en croit une étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, certaines parties de notre corps pourraient aller bien au-delà. En effet, celle-ci suggère que les neurones pourraient survivre au moins deux fois plus longtemps que notre organisme.

Alors que la totalité de nos cellules sont régulièrement renouvelées, nous naissons avec quasiment la totalité des neurones qui nous accompagneront toute notre vie. La création de nouvelles cellules dans notre cerveau est ainsi très faible et les neurones présentent une durée de vie bien supérieure à celle de toutes les autres. Partis de là, des scientifiques de l'université de Pavia en Italie ont voulu savoir si ces cellules cérébrales n'étaient donc pas capables de survivre aux organismes dans lesquels elles se trouvent.

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L'excès de télévision rendrait l'enfant antisocial

Les enfants et les adolescents qui regardent beaucoup de télévision sont plus susceptibles de manifester plus tard, une fois adulte, un comportement antisocial voire criminel. L'étude a consisté à suivre un groupe d'un millier d'enfants en Nouvelle-Zélande et nés entre 1972 et 1973. On demandait tous les deux ans, entre leur 5 et 15 ans, quelle était la « dose » de télévision que ces enfants recevaient. Ceux qui regardaient le plus de télévision était donc plus susceptible d'avoir été condamné pour crime et d'avoir une personnalité antisociale lorsqu'ils étaient adultes.

L'accroissement était d'environ 30 % par heure supplémentaire de télévision par soirée. La personnalité de ces enfants est devenu plus agressive et ils ont tendance à davantage faire l'expérience d'émotions négatives et un risque accru de problème antisocial. Cette relation a été établie après avoir enlevé les autres facteurs comme le statut socio-économique, le comportement antisocial durant l'enfance et le type de parents. Ce ne sont pas les enfants antisociaux qui regardent plus de télévision, il y a une relation de cause à effet.