Après une demande de la Commission européenne, la France, par le biais de son opérateur historique Orange, serait sur le point de transférer les données télécoms anonymisées des Français pour observer l'évolution de la pandémie.
Voilà quelques jours que l'on s'interroge sur la collecte et l'exploitation possible de nos données mobiles en France, à la fois d'un point de vue technique et légal, et sur le modèle de ce qui se fait à l'étranger. Pour les autorités, il existerait plusieurs atouts à cette récolte : la possibilité de cartographier l'évolution de l'épidémie avec les mouvements de population, ou encore de vérifier le respect des mesures de confinement. Et alors que la France semblait ne pas vouloir calquer sa stratégie sur celle de ses voisins, plus les jours passent et plus les indices pointent vers une inévitable utilisation de celles-ci.
Des discussions entre la Commission européenne et les opérateursIl y a d'abord une interview accordée au
Figaro par Stéphane Richard, le patron d'Orange, dans laquelle il a indiqué travailler avec l'Inserm à la possibilité de collecter les données afin de
"modéliser la propagation de l'épidémie" ou de
"mesurer l'efficacité des mesures de confinement". Thierry Breton, commissaire européen au Marché Intérieur, s'est rapidement mis du côté du patron d'Orange, soutenant une utilisation de ces données anonymisées et agrégées.
Commentaire: Toutes ces nouvelles, en plus des changements terrestres qui affectent la croissance des cultures, et de la perte de valeur des devises qui va s'aggraver dans les pays occidentaux en particulier, font de la production, de la disponibilité, de l'achat et de la distribution de nourriture un problème mondial majeur qui pourrait être artificiellement amplifié.