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Vader

Meilleur du Web: Alep, Mossoul, impérialisme des « droits de l'homme » et définition variable des crimes de guerre

NATO
© Foto: US Army / Araceli Alarcon
Les Nations Unies ont été le théâtre d'une discussion houleuse sur la guerre en Syrie. Les puissances occidentales ont condamné la Russie pour crimes de guerre pour ses opérations dans la ville d'Alep, située au nord de la Syrie.

Le chef des opérations humanitaires de l'ONU et ex-membre du parti conservateur au Parlement britannique, Stephen O'Brien, a donné le ton en se déclarant « bouillonnant de rage » par rapport à l'incapacité du Conseil de sécurité de prendre des mesures. « Alep est essentiellement devenu une zone de guerre », a-t-il dit.

Le fait que les avions russes et syriens ont arrêté, depuis dix jours, leurs frappes contre des milices islamistes affiliées à Al-Qaïda qui contrôlent l'est d'Alep a été balayé sous le tapis par Samantha Power, l'ambassadrice américaine aux Nations Unies, qui personnifie l'hypocrisie de l'impérialisme des « droits de l'homme ».

Se moquant de l'ambassadeur russe Vitaly Churkin, elle a déclaré : « On ne reçoit pas des félicitations ou du crédit pour ne pas avoir commis des crimes de guerre pendant une journée ou une semaine. » Poursuivant sa diatribe, elle a demandé : « Est-ce que la Russie croit que tous les enfants d'Alep-Est sont des membres d'Al-Qaïda ? »

Ce genre d'indignation devant le sort des civils et des enfants est très sélectif. Aucun des représentants de l'impérialisme américain et de ses alliés ne montre la moindre indignation devant le meurtre d'hommes, de femmes et d'enfant à Alep-Ouest, qui est contrôlé par le gouvernement syrien et qui est régulièrement bombardé par des tirs de mortiers et de roquettes fournis aux « rebelles » liés à Al-Qaïda par le Pentagone et la CIA.

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Bad Guys

A l'intérieur du gouvernement invisible : ClinTrump, guerre et propagande


Commentaire : Et l'on nous reconfirme ici que les journalistes sont aussi responsables des malheurs de notre monde : à diffuser la propagande politicienne, à fabriquer de fausses informations, à modifier la perception que se fait la population de la réalité. Permettant aux dirigeants, invisibles pour les plus puissants, de décider tout à loisir quel chemin de domination emprunter.

Une citation du philosophe allemand Günther Anders qui peut nous permettre de comprendre que si l'inconscience du peuple est le problème, sa prise de conscience, elle, peut être la solution.
« ... Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste, que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l'information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. On occupera le public avec ce qui est futile et ludique. Il est bon dans un bavardage et une musique incessante d'empêcher l'esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains, comme tranquillisant social il n'y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l'existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d'entretenir une constante apologie de la légèreté, de sorte que l'euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. (...) Tout ce qui permet d'endormir sa lucidité est bon socialement. Ce qui risquerait de l'éveiller doit-être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit être d'abord désignée comme subversive et terroriste, et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. »
Et bien sûr, indispensablement :

Traduction : VD pour le Grand Soir

tv lobotomie
© Inconnu
Le journaliste américain, Edward Bernays, est souvent présenté comme l'inventeur de la propagande moderne. Neveu de Sigmund Freud, le pionnier de la psychanalyse, Bernays a inventé le terme « relations publiques » comme un euphémisme pour désigner les manipulations et les tromperies. En 1929, il a persuadé les féministes de promouvoir les cigarettes pour les femmes en fumant lors d'une parade à New York - un comportement considéré à l'époque comme saugrenu. Une féministe, Ruth Booth, a déclaré, « Femmes ! Allumez un nouveau flambeau de la liberté ! Luttez contre un autre tabou sexiste ! »

L'influence de Bernays s'étendait bien au-delà de la publicité. Son plus grand succès a été de convaincre le public américain de se joindre à la grande tuerie de la Première Guerre mondiale. Le secret, disait-il, était « de fabriquer le consentement » des personnes afin de les « contrôler et orienter selon notre volonté et à leur insu ».

Bomb

Tic-tac : préparatifs de guerre en Europe


Commentaire : Nous autres européens avons du mal à concevoir qu'une guerre puisse éclater chez nous, habitués que nous sommes à pratiquer des guerres non-déclarées, ailleurs, sur la planète. Qu'à cela ne tienne, les États-Unis sont là pour nous aider à réaliser ce que nous avons tant de mal à imaginer : un conflit fratricide avec la Russie, qui pourrait dévaster le continent et embraser le reste du monde. Alors que la population ne souhaite pas la guerre, les dirigeants, eux, la planifient.

Selon un schéma qui ne semble jamais devoir cesser de se répéter, nous avons là une poignée d'individus, au plus hauts sommets des gouvernements, qui ont développé la capacité d'en imposer à la multitude. Incapables en tout, sauf à prendre des décisions inévitablement nuisibles pour le reste du monde, leur point faible, entre autres points faibles, est celui de devoir se faire obéir : faire faire aux autres ce qu'ils ne désirent ou ne peuvent pas réaliser eux-mêmes, pour cause d' incompétence, de nullité, d'inaptitude ; de maladie mentale et de perversion, également. Totalement dépendants du citoyen ordinaire, dont la seule faiblesse est celle de l'inconscience liée au manque de connaissance, ils sont hautement vulnérables : à la vérité, à l'exposition inlassable de leur faits et gestes, de leurs paroles et de leurs véritables intentions.

tension
© Inconnu
Les ministres de la Défense de l'OTAN ont organisé une réunion de deux jours à Bruxelles mercredi pour débattre des plans définitifs pour le déploiement de quelque 4000 soldats organisés en quatre groupements tactiques installés à portée d'une attaque sur la frontière russe. Ces forces de première ligne devront être appuyées par une force de réaction rapide de 40 000 hommes capables d'aller au combat en quelques jours. Ce plan représente la plus grande escalade militaire dans la région depuis le pic de la guerre froide entre les États-Unis et l'ancienne Union soviétique et porte en lui la menace grandissante d'un affrontement armé entre Washington et Moscou, les deux plus grandes puissances nucléaires du monde.

À la fin de la session de mercredi, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a confirmé que les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Canada ont accepté de fournir les éléments principaux des groupements tactiques qui seront déployés respectivement en Pologne et dans les trois anciennes républiques soviétiques baltes : l'Estonie, la Lituanie et la Lettonie.

Stoltenberg a ajouté que d'autres États membres de l'OTAN contribueraient par des soldats et armements au renforcement militaire. Décrivant le déploiement comme « multinational », il a insisté que ce renforcement soulignait que «[u]ne attaque contre tout allié sera considérée comme une attaque contre nous tous ». Le secrétaire à la Défense Ashton Carter a déclaré que Washington enverrait une « force d'intervention d'un bataillon en ordre de bataille » d'environ 900 soldats en Pologne. Les troupes sont prélevées sur le 2e régiment de cavalerie Stryker, un nom reçu du véhicule blindé de combat Stryker. L'unité a été envoyée à plusieurs reprises dans les guerres d'Afghanistan et d'Irak.

Black Cat

Un monde fou, fou, fou : la Russie perd sa place au Conseil des droits de l'Homme, l'Arabie saoudite réélue

Pour la première fois depuis 2006, la Russie a perdu sa place au Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU, s'inclinant de justesse devant la Croatie. Malgré les critiques des ONG des droits de l'Homme, l'Arabie saoudite a pourtant été réélue. La Russie, qui prétendait à une place au CDH de la zone Europe de l'Est, a obtenu 112 soutiens parmi les 193 pays membres des Nations unies. Les deux places disponibles pour le groupe d'Etats de cette région seront donc occupées par la Croatie (114 voix) et la Hongrie (144 voix).

onuuuuuu
© GoogleLes barbares de l'Arabie Saoudite sont ré-élus
Dans le vote pour le continent asiatique, l'Arabie saoudite s'en est sortie avec 152 voix et représentera donc la région en matière de droits de l'homme aux côtés du Japon, de la Chine et de l'Irak pour les trois prochaines années.

Commentaire: Les masques tombent ! Nous voyons la folie dans toute sa splendeur, la perversité et le cynisme de tous ceux qui mènent le monde. Mensonges et hypocrisies n'échappent plus à notre conscience. Ce face à face avec la réalité devrait donc nous ouvrir les yeux, enfin.

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La France est hors-jeu et joue un rôle marginal en Syrie, selon Hubert Védrine


La France joue un rôle marginal au sujet de la question syrienne, selon l'ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, pour qui il faut accepter le rôle de l'Iran et de la Russie en Syrie.

Hubert Védrine
© Press.TVHubert Védrine
Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères et président de l'Institut François-Mitterrand, est revenu, dans une interview exclusive sur France 24, sur la politique étrangère de la France, la bataille de Mossoul en Irak, la guerre en Syrie, les élections américaines et la politique européenne. Concernant la Syrie, il estime qu'il faut accepter le rôle de l'Iran et de la Russie.

Arrow Down

Ils veulent disloquer la France ! La Réforme territoriale : une catastrophe économique pour de nombreux territoires

Un rapport confidentiel dévoilé par notre confrère « Le Lanceur » révèle que la réforme territoriale, qui a regroupé les 22 régions d'autrefois en 13 super régions a fait des dégâts colossaux par endroits...
France Cartes régionales
© Inconnu
Des grandes villes victimes de la réforme territoriale

Amiens, Besançon, Caen, Chalons en Champagne, Clermont Ferrand, Limoges, Metz, Montpellier, Nancy ou encore Poitiers... toutes ces villes, et leur périphérie, leur tissu industriel, leur bassin d'emploi, sont les grandes victimes de la réforme territoriale...

Le gouvernement le savait dès 2015 : un rapport de la Cour des Comptes qui était resté confidentiel jusqu'ici détaillait déjà par le menu les conséquences du passage de 22 à 13 régions.

Whistle

Il fallait s'y attendre : le CETA va être signé

Le comité belge de concertation qui s'est réuni ce matin a trouvé un accord entre parties belges sur le CETA. Le premier ministre belge Charles Michel a confirmé qu'un accord avait été trouvé en Belgique sur le traité de libre-échange UE-Canada. « Un accord » a été trouvé, a-t-il dit à l'issue d'une nouvelle réunion avec les différentes régions et communautés linguistiques belges jeudi.

CETA
© GooglePaul Magnette et Martin Schulz

Commentaire : La démocratie n'existe pas, c'est évident. Les citoyens, qui ont bien plus de bon sens que les gouvernements, ont beau manifester, expliquer rationnellement et raisonnablement leur désaccord, rien n'y fait : les multinationales ont le dernier mot. En dehors de tout bon sens, sans respect aucun pour ce qui est juste. Car il s'agit bien de cela : l'avènement d'une autocratie qui ne se soucie pas du bien-être des populations, ni d'aucune autre espèce peuplant cette terre, d'ailleurs. Engranger des bénéfices, appauvrir les gens, les affaiblir pour mieux les contrôler, voilà le programme des accords du CETA. Que nos dirigeants, pauvre humanité, signent avec un grand sourire et le ventre gras, bien entendu.


Commentaire: Dans cet article, on ne nous informe pas de ce qu'est vraiment le CETA. Celui-ci ne se résume pas à de simples problèmes « douaniers ». Voici quelques articles qui peuvent éclairer des dangers que courent les consommateurs, les agriculteurs, la Nature.
Les Québécois eux non plus ne sont pas d'accord avec le CETA :




Propaganda

La couverture médiatique occidentale dominée par la « propagande »

medias
La couverture médiatique occidentale des conflits en Irak et en Syrie est dominée par la « propagande » et le « parti pris » qui tend à nous livrer un message mensonger, a affirmé hier l'analyste britannique, Patrick Cockburn.

Dans le quotidien britannique, The Independent, l'analyste relève qu'une simple comparaison de la couverture médiatique de l'intervention militaire étrangère de la coalition occidentale à Mossoul en Irak et celle de la Russie à l'Est d'Alep en Syrie, « révèle beaucoup de choses sur la propagande que nous consommons ». Il explique que malgré que les deux villes « sont assiégées par les forces pro-gouvernementales fortement soutenues par une puissance aérienne étrangère », la couverture des médias est « très différente ».

« Pendant que le bombardement de l'Est d'Alep a provoqué la révulsion et la condamnation dans le monde entier, les médias internationaux traitent différemment une situation similaire à Mossoul, à 300 miles (482 km) à l'est d'Alep », a relevé le journaliste et écrivain, Patrick Cockburn, spécialiste du Moyen-Orient. Il ajoute qu'à Mossoul et à l'Est d'Alep, vivent des civils, et des « insurgés », et les gouvernements irakiens et syriens sont appuyés par des forces étrangères pour combattre des « insurgés », pourtant, les médias appellent terroristes à Mossoul, ceux qu'ils occultent à Alep Est.

Bad Guys

Présidentielle et campagne anti-Russe aux États-Unis : toujours plus près de la fin


Commentaire : L'enjeu est mondial, comme toujours, pour ces présidentielles étasuniennes. Il est devenu vital, très clairement. Le spectacle des pantins politiques atteint un tel paroxysme dans le grotesque normalisé et l'irréalité réalisée que l'on sent bien que l'on arrive au bout de quelque chose. A moins d'imaginer un singe ou un robot prétendant au poste de cette (toute dernière ?) présidence, est-il possible d'envisager pire scénario que celui qui se déroule actuellement sous nos yeux ? Une candidate cacochyme et quasi-démente d'un côté, un égotique inintelligent de l'autre... Faudrait-il parler de tout ceci comme si la situation était normale, quelque peu « originale », certes, et continuer, comme les médias le font si bien, à disserter en pensant que les choses vont continuer comme ceci indéfiniment, confortablement ? L'article ci-dessus nous le (re)confirme : les États-Unis sont un pays malade et un danger pour le reste du monde, la propagande anti-russe est réelle, les dirigeants dans leur ensemble, menteurs et corrompus. Les évènements ont pris une tournure irréversible, folle.

Nos yeux, nos oreilles et nos consciences d'êtres humains normaux nous envoient pourtant encore les bons signaux : c'est à la fin d'un monde que semblons devoir nous préparer.

derriere le rideau
Un thème majeur de la campagne présidentielle américaine de 2016 a été la campagne pour représenter la Russie comme résolue à manipuler l'élection au moyen de la cyberguerre.

La candidate démocrate Hillary Clinton a déclaré dans le débat final de la semaine dernière que « le gouvernement russe a pratiqué l'espionnage contre les Américains » et « a reçu ces informations de WikiLeaks dans le but de les publier sur l'Internet ». Elle a dit que l'opération « viens de [...] Poutine lui-même, dans un effort [...] pour influencer notre élection ». Elle a accusé le candidat républicain Donald Trump d'être une« marionnette » du président russe Vladimir Poutine.

Clinton a présenté ses accusations comme des faits incontestables, citant comme preuve supposée la déclaration du 7 octobre de James Clapper, directeur du renseignement national, qui a déclaré que la « communauté du renseignement américain » était « confiante » dans l'affirmation que le gouvernement russe était responsable du piratage du Parti démocratique et des ordinateurs de la campagne de Clinton, ainsi que d'avoir transmis ces informations pour publication par WikiLeaks.

Vader

Les 10 pays sur la liste « À déstabiliser » des États-Unis

Curieuses machines que les Think Tanks washingtoniens. Ils sont à la fois inspirateurs et baromètres des évènements à venir. Pour ces boites à idées, au sein desquelles sont élaborées les grandes lignes de la politique extérieure américaine, la Libye, la Syrie, le Yémen, la mer de Chine du Sud, et l'Ukraine sont déjà du passé. En dehors de quelques ajustements à apporter ici ou là, ils sont passés à autre chose. Ils élaborent déjà des plans pour la politique que devra mener le futur président américain.
manifestation
© Inconnu
Dans une note d'analyse intitulée « Ten countries whose stability can't be taken for granted », l'un de ces Think tanks, l'American Entreprise Institute (AEI), a défini les dix prochains pays qui représenteront des défis majeurs pour la Maison Blanche dans les quatre prochaines années. Le Think tank considère ces pays comme instables, on sait donc ce que cela implique aux yeux de Washington. En clair, ce sont les pays dans lesquels se dérouleront les futurs chaos. En réalité, ces pays ne sont pas plus instables qu'un autre. Ils n'ont pas eu plus de manifestations de mécontentement populaire que la France, l'Allemagne ou les Etats-Unis. Même plutôt moins que plus pour certains d'entre eux. De même, si l'on excepte la Turquie, les arrestations, lors des manifestations, sont du même ordre, et même plutôt moindres si l'on tient compte du fait que les violences de la part des manifestants dans ces pays, sont souvent téléguidées pour occasionner un conflit ouvert avec les autorités. Il existe cependant une grosse différence entre les manifestants violents. S'ils sont condamnés à Paris, Berlin ou Phoenix, ce sont des voyous, mais deviennent des prisonniers politiques s'ils sont condamnés dans l'un quelconque des pays à déstabiliser.