Les Maîtres du MondeS


Stormtrooper

L'armée britannique déploie des soldats lourdement armés en Estonie

army, soldiers
Le Royaume-Uni enverra en Estonie un important contingent militaire et installera des armes lourdes dans ce pays, annonce le Wall Street Journal en se référant au ministre britannique de la Défense, Michael Fallon.

Selon le journal, il s'agit notamment de 800 soldats prêts au combat, de drones militaires, de chars de type Challenger 2 ainsi que d'autres blindés. Déployé au printemps 2017, le bataillon britannique devra rejoindre en Estonie les militaires français et danois.

« Le bataillon aura une vocation défensive, mais il sera complètement apte au combat », a déclaré M. Fallon.

Après le début de la guerre civile en Ukraine et le rattachement de la Crimée à la Russie, l'OTAN a commencé à augmenter sa présence militaire en Europe de l'Est, justifiant ses actions par « l'agressivité de la Russie ».

Boat

Russophobie : la colère de l'OTAN et de l'UE contre l'aide espagnole aux navires de guerres russes

L'Espagne se préparait mercredi à accueillir des navires de guerre russes dans son enclave de Ceuta pour leur permettre de se ravitailler en carburants avant de repartir pour la Syrie. Une "attention" pas franchement du goût de l'OTAN et de l'UE, qui poussent Madrid à temporiser.

la flotte russe
© Googlela flotte russe Kouznetsov
C'est un ravitaillement qui pose problème. Du moins à l'OTAN et à certains représentants de l'Union européenne. Alors que l'Espagne se préparait ce mercredi à accueillir dans son enclave africaine de Ceuta (nord du Maroc) une flotte de bateaux russes passant le détroit de Gibraltar, pour lui permettre de se ravitailler en carburants, plusieurs voix se sont élevées pour critiquer la démarche.

Commentaire: La russophobie est la vedette ces temps-ci, à la guerre comme à la guerre.

Lire aussi :


Eye 1

Les citoyens britanniques fliqués illégalement pendant plus de dix ans


Commentaire : L'espionnage à l'ancienne, c'est du révolu, pourrait-on dire. Légaliser de-ci de-là les pratiques de surveillance que l'on cachait jusqu'à présent, il n'y a plus à s'en étonner : voilà de quoi préparer la population à l'étape suivante. L'idéal, pour le pouvoir en place, ne serait-il pas de faire naitre chez le citoyen le désir d'être surveillé ? Et de lui donner la possibilité technique de le faire ? Ça tombe bien : à force de propagande, les médias ont réussi à remplacer le désir de liberté par le désir de sécurité. La technologie et les réseaux sociaux se sont chargés, eux, de faire de l'intimité et de la vie privée une exhibition et un voyeurisme de tous les instants. Dans les deux cas, n'est-ce pas avec notre consentement ?

surveillance
© alphaspirit/iStock/Thinkstock
Le renseignement anglais a collecté illégalement des données pendant plus d'une décennie. C'est le verdict de l'Investigatory Powers Tribunal, la cour en charge de ce type de dossier. Cependant, puisque les programmes de collecte ont été révélés et que le gouvernement a posé des garde-fous, ils sont désormais légaux.

Au travers d'un jugement de 70 pages, l'IPT indique que renseignement anglais s'est livré illégalement à deux activités pendant plus d'une décennie : les collectes de données et de métadonnées, sans qu'aucune barrière ne limite leur portée. Le tribunal a indiqué que les BCD (bulk communications data) et les BPD (bulk personal datasets) violaient tous deux l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme (droit d'une personne à la vie privée).

Les deux programmes sont clairement distingués. Les BCD constituent l'ensemble des données de connexion. Dans le cadre de la téléphonie, il s'agit de définir qui a appelé qui, à quelle date, quelle heure, pendant combien de temps, avec éventuellement les positions géographiques assorties. Les BPD sont au contraire les communications elles-mêmes.

Eye 1

Russophobie en plein essor ! Plus de 80 ONG appellent à l'exclusion de la Russie du Conseil des droits de l'homme

Des dizaines d'organisations non gouvernementales ont exhorté les Nations unies à priver la Russie de son siège au Conseil des droits de l'homme de l'organisation internationale, mettant en cause les actions de la Russie contre Daesh en Syrie. A quelques jours d'élections pour renouveler 14 des 47 membres du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, des dizaines d'organisations non gouvernementales (ONG) ont exhorté les pays membres de l'Organisation des nations unies (ONU) à exclure la Russie, rapporte l'agence AFP.
nations
© GoogleLes Nations Unies qui font tout sauf unir
Les ONG signataires exhortent les membres à «considérer si le rôle de la Russie en Syrie, qui consiste en particulier à soutenir et entreprendre des activités militaires qui ont ciblé systématiquement des civils et des objectifs civils, l'autorise à siéger à la principale instance intergouvernementale de l'ONU chargée des droits de l'homme».

Commentaire: Lire aussi :


Quenelle - Golden

Le président des Philippines se « sépare » des États-Unis et désire s'allier avec la Chine et la Russie


Commentaire : En voilà un qui ne pratique pas la langue de bois et qui annonce quel camp il choisit. Ici, dans notre pays, il semblerait que les médias tentent de minimiser l'évènement : ça parle de « pas de rupture », d'« alliance maintenue » et bla-bla et bla-bla, bref, tout pour transformer la baffe que se prennent les États-Unis en gentille tape sur l'épaule. Peut-être ont-ils du mal à comprendre la syntaxe du président philippins ? Au cas où, et pour nos partenaires étasuniens qui semblent aussi se demander bien vertueusement ce que cela signifie, eux qui préparent, bah, une petite guerre de rien du tout avec la Chine, il vaut mieux faire force de répétition :
« Je me suis réaligné dans votre courant idéologique et peut être que je vais aussi aller en Russie et parler à Poutine et lui dire qu'il y a nous trois contre le monde--la Chine, les Philippines, et la Russie. C'est le seul moyen. »



Rodrigo Duterte
© Inconnu
Rodrigo Duterte, président des Philippines, a annoncé sa "séparation" avec les États-Unis lors d'une visite officielle à Pékin, et a déclaré qu'il alignait son pays dans une alliance avec la Chine. Les deux pays ont annoncé leur intention de résoudre leur dispute territoriale au sujet de la Mer de Chine méridionale par des pourparlers.

"Dans ces lieux [...] j'annonce ma séparation avec les États-Unis", a-t-il déclaré devant un parterre de dignitaires et hommes d'affaires chinois et philippins. "Dans le domaine militaire, peut être pas social, mais économique également, l'Amérique a perdu", a-t-il ajouté, enfonçant le clou avec son légendaire franc-parler. "Je me suis réaligné dans votre courant idéologique et peut être que je vais aussi aller en Russie et parler à Poutine et lui dire qu'il y a nous trois contre le monde--la Chine, les Philippines, et la Russie. C'est le seul moyen."

Les Philippines ont toujours eu une relation privilégiée avec les États-Unis ; l'archipel était une colonie américaine jusqu'en 1946. Sous la direction de Xi Jinping, la Chine a affirmé de plus en plus ses ambitions, notamment dans la Mer de Chine méridionale, face à des petits pays d'Asie du Sud-Est, remettant en cause l'influence des États-Unis dans la région. Peu après son élection, Barack Obama avait promis un "pivot vers l'Asie" de la politique américaine, se désengageant du Moyen-Orient qui avait accaparé l'Administration Bush, et se concentrant sur la Chine, pays ascendant. Entre les crises liées au Printemps arabe et la posture plus agressive de la Chine, le "pivot" n'a jamais vraiment eu lieu.

Pistol

France : mouvement policier ou état policier qui s'ajuste ?

Le mouvement de protestation au sein des milieux policiers qui a envahi plusieurs localités françaises ces derniers jours semble déjà pouvoir fêter sa première réussite. La modernisation des moyens alloués aux forces de l'ordre et la révision de leurs missions sont désormais prévues par les responsables. Les actions de protestation organisées par les policiers en France ont pris de l'ampleur. Les manifestants semblent pouvoir fêter leur première victoire : le directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone a promis, dans un entretien accordé au Journal du dimanche, un « plan de sécurité publique ».

policiers
© AFP 2016 FRANCK FIFE Le policiers auront nouvelle marchandise pour se défendre
Le plan proposé par le directeur prévoit la modernisation des moyens alloués aux forces de l'ordre, ainsi que la révision de leurs missions. Selon le responsable, il comprend l'« exaspération » des manifestants qui réclament davantage de moyens et de considération, à Paris, ainsi qu'en province.

Commentaire: Tiens, tiens ... On manifeste et on obtient de nouvelles armes. C'est bien ça ! Mais quand on manifeste pour les droits des travailleurs ... on obtient ... quoi ?


MIB

Thaïlande : la vérité avant la tempête déstabilisatrice occidentale

Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

passing of Thailand’s King Bhumibol Adulyadej
La Thaïlande est un pays situé au centre de l'Asie du Sud-Est et profitant d'une économie de premier plan et d'une grande population. Elle a joué un rôle crucial pendant la guerre américaine au Vietnam, mais a depuis, petit à petit, cessé de servir l'hégémonie états-unienne en Asie.

Maintenant, la Thaïlande a clairement et de manière décisive effectué son propre pivot, loin de Washington et vers un portefeuille diversifié de liens alternatifs, y compris avec Pékin et Moscou. Son équipement militaire a été transformé de manière progressive, passant de l'hébergement de matériel américain vieillissant à des systèmes d'armes russes, chinois, moyen-orientaux et même suédois. Elle coopère également de plus en plus étroitement avec la Chine concernant l'économie et la sécurité régionale, un rôle dont les États-Unis assuraient le monopole depuis des décennies.

En fait, la Thaïlande a divergé, si bien que sa stabilité politique est devenue la cible régulière des efforts américains pour la miner. Par des attaques économiques et sociopolitiques, ainsi que par des moyens secrets jusqu'à et y compris le terrorisme.

La clé de la stabilité politique de la Thaïlande, en dépit des luttes intestines féroces entre des intérêts particuliers rivaux et des camps politiques tout au long de l'histoire de la nation, a été la monarchie, très vénérée et respectée. Sachant cela et en cherchant à saper la stabilité en Thaïlande, et donc porter atteinte à un autre allié de Pékin et Moscou, les États-Unis, grâce à leurs médias, ont poursuivi une campagne de désinformation pour attaquer et détruire la monarchie, en espérant que la Thaïlande devienne beaucoup plus faible après que l'actuel chef de l'État, le roi Bhumibol Adulyadej, décède de vieillesse. [Il vient de mourir, ce 13 octobre 2016, NdT]

USA

L'Empire du chaos va-t-il réellement tenter d'assassiner le président philippin Duterte ?

Traduit par VD pour LGS

Xi Jinping Duterte
© Getty ImagesChina's President Xi Jinping and Philippines president Rodrigo Duterte shaking hands.
A l'heure qu'il est, Rodrigo Duterte, le Président des Philippines au franc-parler, fait très probablement partie de la liste noire occulte, prestigieuse et permanente de l'Empire.

La liste est très longue et l'est depuis déjà plusieurs décennies. On pourrait facilement perdre le compte et s'embrouiller : combien de personnalités ont été marquées et secrètement condamnées à mort ? Combien sont effectivement mortes ?

La liste se lit comme un catalogue de leaders mondiaux illustres : de Patrice Lumumba (Zaïre), Mohammad Mossadegh (Iran), Hugo Chavez (Venezuela), Sukarno (Indonésie), Juvénal Habyarimana (Rwanda), Salvador Allende (Chili) à Mouammar Kadhafi (Libye ), Al-Basheer (Soudan) et Fidel Castro (Cuba), pour ne citer que quelques-uns.

Certains ont été directement assassinés ; d'autres ont été « seulement » renversés, tandis que seule une poignée de « listés » ont effectivement réussi à survivre et rester au pouvoir.

Presque tous avaient commis des crimes graves et de nature similaire, dont : défendre des intérêts vitaux de leurs nations et de leur peuple, refuser d'autoriser le pillage effréné des ressources naturelles par les sociétés multinationales, et s'opposer aux principes de l'impérialisme. La simple critique de l'Empire a aussi été souvent punie de mort.

M. Duterte est en train de les commettre tous. Il semble être « coupable de tous les chefs d'accusation ». Il plaide coupable et semble même être fier des accusations portées contre lui.

Network

Flashback Meilleur du Web: Apprentissage des langues, Penfield et CIA ou l'école au service de la propagande d'État

Cet article a été rédigé suite à un échange dans le forum de-linguis-in-europa.
Mots dans toutes les langues
© Inconnu
On sait que le Pentagone investit les forums pour combattre les tendances anti-étasuniennes qui peuvent s'y manifester, plus particulièrement à propos des croisades militaristes des Etats-Unis comme c'est actuellement le cas en Afghanistan et encore en Irak. Ce que l'on sait moins, c'est que la CIA investit d'autres sites pour nous faire l'apologie de l'anglais et d'autres merveilles anglo-saxonnes et particulièrement étasuniennes. L'exagération et la boursouflure, quand ce ne sont pas les affirmations carrément mensongères, accompagnent toujours, bien sûr, la propagande de l'empire.

~ Charles Durand
La plasticité du cerveau selon Penfield

L'idée de malléabilité du cerveau est celle de Wilder Penfield, neurochirurgien, devenu célèbre dans les années 50 et 60 à pour ses expériences de cartographie du cerveau à l'aide d'électrodes plantées dans le cerveau de ses « cobayes humains ». Penfield parlait alors de la « plasticité du cerveau » de l'enfant en bas âge pour l'apprentissage des langues étrangères. Cela se passait en 1953 dans une conférence internationale aux USA devant des spécialistes de l'enseignement des langues. Il reprend ce thème en 1959 dans un livre dont il était co-auteur.

En réalité, il reprend en 1959, presque mot pour mot, (dans un chapitre où il est seul auteur) la totalité de sa conférence de 1955.

Penfield théorise l'existence d'une plasticité du cerveau pour expliquer une apparence de plus grande facilité d'apprentissage des langues étrangères chez l'enfant en bas âge.

Commentaire: On pourra consulter les articles ci-dessous pour se faire une idée plus précise du sujet :


Dominoes

Meilleur du Web: Que se passera-t-il après la chute de Mossoul lorsque Daech fuira vers la Syrie ?

Toute l'armée du califat de Daech pourrait être dirigée contre le gouvernement Assad et ses alliés - un scénario qui pourrait provoquer une certaine satisfaction à Washington.
Daech pétrole Syrie
© Inconnu
L'armée syrienne, le Hezbollah et ses alliés iraniens se préparent à une invasion massive par des milliers de combattants de Daech qui seront chassés de l'Irak lorsque Mossoul tombera. L'objectif réel derrière la "libération" de la ville irakienne planifiée par les Etats-Unis et tant claironné serait, selon l'armée syrienne, d'inonder la Syrie avec les hordes de combattants de Daech fuyant leur capitale irakienne pour leur « mini-capitale » de Raqqa à l'intérieur même de la Syrie.

Depuis des semaines, les médias occidentaux, et les experts américains qu'ils aiment citer, prédisent un combat jusqu'à la mort de Daech à l'intérieur de Mossoul digne du siège de Stalingrad - ou une victoire rapide sur Daech suivie par des combats sectaires entre Irakiens pour le contrôle de la ville. L'ONU met en garde contre les colonnes massives de réfugiés qui se déverseront de la ville assiégée. Mais les Syriens - après avoir été témoins de l'effondrement soudain et l'évacuation de Palmyre lorsque leur propre armée a repris l'ancienne ville syrienne plus tôt cette année - pensent que Daech va simplement abandonner Mossoul et essayer d'atteindre les zones de la Syrie qu'elle contrôle encore.