OF THE
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Voilà ce qui est en jeu maintenant contre les BRICS : le Brésil en état de siège, la chute de l'Afrique du Sud, la faiblesse de l'Inde, la Chine et la Russie progressivement encerclées. Les variations de la guerre hybride de l'Ukraine au Brésil, une pression croissante en Asie centrale, le baril de poudre en Syraq, tout se focalise sur une offensive de Full Spectrum Dominance pour briser les BRICS, le partenariat stratégique russo-chinois, et, finalement, les nouvelles Routes de la Soie unifiant l'Eurasie. La guerre des prix du pétrole, l'effondrement du rouble, le flot de réfugiés dans l'UE - causé par l'erratique Sultan Erdogan - , partout le remix des Opérations Gladio au XXIe siècle, la distraction des masses vers des ennemis imaginaires, tandis que le terrorisme de la variété d'opérette Daesh est manipulé comme une tactique de diversion sophistiquée.
Le plan est peut être brillant, magistral même, dans sa conception et dans son exécution, et le scénario est si flashant dans un sens cinématographique. Mais ne vous méprenez pas ; il y aura un retour de manivelle.
«La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.»François Mitterrand, confidences à Georges Marc BenhamouCette boutade est là pour nous rappeler que le monde actuel est une jungle, les pays occidentaux donnent l'impression d'une unité de façade contre les adversaires de l'Empire. Mais entre eux c'est une lutte à mort. Il n'est que de voir comment les Etats-Unis tentent d'imposer le traité transatlantique Tafta. On comprend dans ces conditions comment ces pays occidentaux feront tout pour casser la dynamique de la Chine, de l'Inde, de la Russie surtout depuis qu'ils se sont organisés (BRICS).
« Le gouvernement est une réunion d'hommes qui fait violence au reste des hommes. »

« C'est parti très fort dès le début. Et si ça continue comme ça, la police va finir par tuer un manifestant. »Pierre Douillard est auteur du livre l'Arme à l'œil, violence d'état et militarisation de la police. Derrière les techniques « d'encagement » des cortèges et les policiers qui ne retiennent pas leurs coups, il voit « la volonté politique de marquer les chairs de la jeunesse, le corps des gens, pour casser le mouvement à tout prix. La répression et l'antiterrorisme, ce gouvernement n'a plus que cela pour tenir debout, de toute façon ».

Plus la fin de son mandat approche, moins le locataire de la Maison Blanche prend de pincettes. Dernière saillie en date ? Sa tribune au Washington Post. « Élever des murs afin de s'isoler de l'économie globale ne fera que nous priver de perspectives incroyables. Au contraire, les États-Unis doivent dicter les règles. Les États-Unis doivent mener le bal. Les autres pays doivent jouer d'après les règles que les États-Unis et ses partenaires fixent », a-t-il expliqué.... [...] Vous avez noté [dans le catalogue des signataires du TPP] l'absence de la deuxième économie mondiale dans cette liste. Barack Obama a d'ailleurs tenu à apporter une petite précision : « Le monde a changé. Les règles changent aussi. Ce sont les États-Unis et non pas des pays comme la Chine qui doivent les écrire. »
Cette affirmation d'Obama qui s'adresse à l'opinion US, aux élites-Système, aux candidats à sa succession et autres babioles qu'on espère aussi corrompues que lui, implique quasi-directement que le TTIP/TAFTA, frère-siamois du TPP pour l'Europe, est conçu selon le même dessein (TTIP-TPP comme moyen d'hégémonie du système de corruption de l'américanisme relayant le Système sur le bloc-BAO dans toute son extension, et sur le monde cela va de soi). Cette logique s'oppose d'une façon grossière à la façon dont Obama avait plaidé, deux semaines plus tôt à Londres, contre le Brexit et pour le TTIP, au motif que le traité serait extrêmement favorable au Royaume-Uni et à l'Europe. Mais les termes employés par Obama étaient suffisamment ambigus et suffisamment anglicisés pour nous en apprendre plus sur cette visite et sur ce qu'elle dissimulait à peine...
Commentaire: Depuis des décennies on nous serine avec les bienfaits de l'Europe : on se retrouve, présentement, dans la peau des rats qui suivent le joueur de flûte, ou dans celle de la grenouille qui prend son bain dans une marmite, au choix.
L'on voit bien pourtant que le fort n'est pas aussi fort qu'il voudrait le faire croire : qui a besoin d'armes et d'un arsenal répressif pour faire entendre et accepter ses justes et bonnes paroles ? Si les mouvements populaires, populistes, sont récupérés, détournés, ici en Europe, c'est aussi une bonne nouvelle : l'élite est terrorisée, terrifiée par ceux qu'elle est censée représenter. C'est une situation tout à fait intenable, qui ne peut durer dans le temps. On le sait, la plus grande peur de l'imposteur est de se faire démasquer. Et la seule manière de confondre le bonimenteur est d'observer la différence qui existe entre ses actes et ses paroles. De constater qu'il y a la guerre là ou l'on nous dit qu'il y a la paix, de comprendre que les conditions et les restrictions que l'on nous impose ne sont pas la liberté. (Repris d'un commentaire précédent.)
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