Les Maîtres du MondeS


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Meilleur du Web: Neuf thèses sur la guerre hybride moderne dans laquelle nous sommes engagés

Traduit du russe vers l'anglais par Seva ; Traduit de l'anglais par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

Les 27 et 28 avril, le ministère russe de la Défense a tenu une conférence internationale sur la sécurité. Je participe à un groupe débattant des révolutions de couleur.
Opposition, visuel
© Inconnu
Le temps accordé aux intervenants (5 minutes) et aux participants au débat (1 minute) était trop bref pour présenter la totalité du concept des révolutions de couleur dans la politique moderne et leur impact sur la sécurité générale et militaire de l'État touché. Par conséquent, je présenterai mes vues sur la question sous forme de points. Je serai succinct, parce qu'on peut écrire une étude en plusieurs volumes sur les révolutions de couleur et la guerre hybride en général, et même alors le sujet pourrait ne pas être traité complètement.

Thèse 1

Le fait même que les militaires étaient intéressés par ce sujet (en fait des représentants de plusieurs douzaines de ministères de la Défense de divers pays ont participé à la discussion) montre que les révolutions de couleur sont considérées par les États modernes non pas comme une menace intérieure (où la police et les services spéciaux seraient intéressés), mais comme une menace extérieure. Elle a les caractéristiques d'une agression militaire, donc la contre-attaque relève de l'armée.

Thèse 2

Les coups d'État colorés, qui sont un élément de la guerre hybride moderne, ne sont pas apparus seulement parce qu'un conflit direct entre deux puissances nucléaires est devenu impossible en raison de leur destruction mutuelle certaine. Différents scénarios d'une guerre nucléaire limitée ou d'un conflit armé entre les superpuissances n'utilisant que des armes non nucléaires ont été et sont examinés. Toutefois, si des pays détiennent des armes nucléaires, un conflit militaire où celles-ci seraient utilisées est possible, et les états-majors généraux doivent avoir des plans pour cette éventualité.

Les coups d'État colorés étaient une réponse à cette impasse politique qui a surgi comme résultat de la formation, à la fois dans les pays civilisés et au niveau du droit international, de l'idée selon laquelle la guerre n'est pas un outil admissible pour résoudre des problèmes politiques. Ainsi, les coûts politiques et moraux pour un État qui ouvre les hostilités, même si un énorme avantage en termes de forces permet une victoire rapide avec des pertes minimes, sont devenus plus élevés que les avantages matériels et politiques du contrôle sur le territoire ennemi. Un blitzkrieg, et encore plus une campagne militaire prolongée, sont devenus non rentables.

Pirates

Le monde multipolaire accouchera dans la douleur : l'utopie des BRICS doit résister




Commentaire : Comme le résumait Pepe Escobar :
Voilà ce qui est en jeu maintenant contre les BRICS : le Brésil en état de siège, la chute de l'Afrique du Sud, la faiblesse de l'Inde, la Chine et la Russie progressivement encerclées. Les variations de la guerre hybride de l'Ukraine au Brésil, une pression croissante en Asie centrale, le baril de poudre en Syraq, tout se focalise sur une offensive de Full Spectrum Dominance pour briser les BRICS, le partenariat stratégique russo-chinois, et, finalement, les nouvelles Routes de la Soie unifiant l'Eurasie. La guerre des prix du pétrole, l'effondrement du rouble, le flot de réfugiés dans l'UE - causé par l'erratique Sultan Erdogan - , partout le remix des Opérations Gladio au XXIe siècle, la distraction des masses vers des ennemis imaginaires, tandis que le terrorisme de la variété d'opérette Daesh est manipulé comme une tactique de diversion sophistiquée.

Le plan est peut être brillant, magistral même, dans sa conception et dans son exécution, et le scénario est si flashant dans un sens cinématographique. Mais ne vous méprenez pas ; il y aura un retour de manivelle.
«La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.»François Mitterrand, confidences à Georges Marc Benhamou
Cette boutade est là pour nous rappeler que le monde actuel est une jungle, les pays occidentaux donnent l'impression d'une unité de façade contre les adversaires de l'Empire. Mais entre eux c'est une lutte à mort. Il n'est que de voir comment les Etats-Unis tentent d'imposer le traité transatlantique Tafta. On comprend dans ces conditions comment ces pays occidentaux feront tout pour casser la dynamique de la Chine, de l'Inde, de la Russie surtout depuis qu'ils se sont organisés (BRICS).

En effet, «avec un PIB de 14 milliards de dollars, ils comptent pour 18% du PIB mondial. Avec un produit intérieur brut (PIB) de près de 14 milliards de dollars, ce groupe de pays, qui compte pour 18% du PIB de la planète, s'affirme de plus en plus comme le moteur de la croissance mondiale. L'an dernier, le seul commerce interne aux BRICS a atteint 230 milliards de dollars, soit 8% du commerce de la planète tout entière. «D'ici à 2016, ils compteront pour 37% de la croissance» du globe, prédit le dernier rapport économique de Grant Thornton.» (1) C'était il y a quatre ans...

Les BRICS dit-on, font figure de colosses aux pieds d'argile. Devenus les poids lourds de l'économie internationale à hauteur du quart du PIB mondial et de 17% des échanges de biens et services, les cinq grands émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Depuis, des problèmes ont surgi. Ceci n'est pas naturellement pour déplaire aux pays occidentaux industrialisés. Tensions sociales ou géopolitiques, consommation ou investissements en berne... Bien que les racines de leurs difficultés soient diverses, les économies du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud montrent toutes des signes d'essoufflement. Nous allons dans ce qui suit tenter de voir clair entre ce qui est structurel et ce qui est fomenté, voire provoqué d'une façon exogène - sans recourir à la théorie du complot pour cacher des indigences et pour faire diversion- sur un terreau de tensions sociales. On annonce régulièrement un affaissement de la Russie, du fait que les ventes de pétrole représentent la moitié des exportations russes. Très logiquement, le rouble chute. Du fait dit-on, que les épargnants russes, (les richissimes oligarques) sont inquiets. Car une petite baisse du taux de change entraîne une petite sortie de capitaux, qui affaiblit la monnaie et encourage de nouvelles fuites, et le cycle continue en s'amplifiant.

Handcuffs

Les violences policières, en bonne béquille du gouvernement français


Comment: N'oublions pas que les citoyens qui font partie des forces de l'ordre, au choix aussi sadiques ou fatigués ou excédés ou apeurés qu'ils soient pendant les manifestations, ne sont que des exécutants. Tout aussi responsables sont les hommes politiques qui permettent et encouragent officieusement ce type de comportements. Qui produisent à moyen terme une augmentation de la violence, lorsque les parties s'affrontent. Les exactions policières sont les émanations d'une peur sous-jacente, celle de la classe dirigeante qui préfère contraindre par la force plutôt que de se remettre en question. Chose qui lui est presque impossible, bien entendu : on ne demande pas à un malade mental de se soigner lui-même et à un prédateur de changer sa propre nature.

Et qu'attendre d'une demande de changement, certes légitime, faite par le peuple aux politiciens quand on réalise aussi que ceux-ci ne sont que les sous-produits d'un système qui, par nature, est un système de domination et qui ne peut qu'être cause de souffrances et de destructions ?
On pourra finir par une citation d'un Russe quelque peu... célèbre et avisé :
« Le gouvernement est une réunion d'hommes qui fait violence au reste des hommes. »

Interpellation musclée de la police à Lyon
© AFPInterpellation musclée de la police à Lyon, le 28 avril, lors d’une manifestation contre la loi travail.
Flash-Ball, tonfas, grenades en tous genres... Les manifestants sont confrontés à l'arsenal policier et le nombre de blessés augmente à une vitesse astronomique. À Paris et en province, les militants témoignent d'une volonté de stopper le mouvement social à tout prix.

Des quartiers en état de siège, des manifs survolées par des drones ou des hélicos. Et des blessés, d'innombrables blessés. Un nouveau chapitre s'est ouvert dans l'histoire déjà bien chargée des exactions de la police française. « C'est complètement dingue, estime Pierre, militant nantais. Lors du CPE, Dominique de Villepin s'inquiétait, du moins publiquement, qu'un jeune ne se fasse tuer. Les socialistes font mieux : ils s'en foutent complètement. » Pierre avait 16 ans lors du CPE et un tir de Flash-Ball l'a privé de l'usage de son œil droit. Alors que la chasse semble ouverte et la bride lâchée sur le cou des agents, Pierre redoute un nouveau Rémi Fraisse :
« C'est parti très fort dès le début. Et si ça continue comme ça, la police va finir par tuer un manifestant. »
Pierre Douillard est auteur du livre l'Arme à l'œil, violence d'état et militarisation de la police. Derrière les techniques « d'encagement » des cortèges et les policiers qui ne retiennent pas leurs coups, il voit « la volonté politique de marquer les chairs de la jeunesse, le corps des gens, pour casser le mouvement à tout prix. La répression et l'antiterrorisme, ce gouvernement n'a plus que cela pour tenir debout, de toute façon ».

USA

Le coup constitutionnel et la révolution colorée en deux étapes au Brésil

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

brésil
Un rassemblement anti-coup d’État à Brasília, mars 2016.Banderole : « Démocratie OUI, Coup d’état NON »
Le Brésil est au milieu d'une opération prolongée de changement de régime. Elle est documentée étape par étape par Pepe Escobar, dans ses articles pour Sputnik, RT et Strategic Culture Foundation. L'intention de l'auteur, ici, n'est pas d'entrer dans les spécificités de chacune des situations et de tous les détails derrière les techniques de guerre hybride des États-Unis, mais de fournir un aperçu général des stratégies qui sont en jeu et leur contribution à la théorie de la guerre hybride. Le Brésil est un champ de bataille important de la nouvelle guerre froide, et pas seulement en raison de sa multi-polarité institutionnelle, mais surtout en raison de son rôle dans une vision globale One Belt One Road des Routes de la soie chinoises.

Les Chinois ont annoncé l'année dernière qu'ils envisagent de construire le Twin Ocean Railroad, entre la côte Atlantique du Brésil et la côte Pacifique au Pérou, afin de faciliter le commerce trans-océanique entre les deux membres des BRICS et d'améliorer les capacités du commerce transcontinental de Brasília. Parce que ce méga projet est situé dans la sphère d'influence étasunienne, les exceptionnalistes obsédés par la doctrine Monroe ont accéléré leurs plans de changement de régime pour le Brésil, avec l'intention de renverser son gouvernement et de le remplacer par un gouvernement collabo pro-unipolaire.

De nombreux observateurs se grattent la tête en se demandant comment décrire ce dont ils sont témoins au Brésil, et alors que l'on est face aux évidences d'une révolution de couleur, il serait inexact de la décrire uniquement à travers le prisme de cette définition. Dans le même ordre d'idées, alors qu'elle a été assimilée à une guerre hybride, elle ne correspond qu'aux aspects classiques informationnels / économiques de ce terme, et cela ne satisfait pas vraiment les prérequis d'un changement de régime avec une transition progressive d'une révolution de couleur à une guerre non conventionnelle (ou du moins pas encore). De même, alors qu'il y a certainement un coup d'État constitutionnel en cours, ce n'est également pas complètement cette forme de changement de régime non plus. Au contraire, il y a des éléments des trois stratégies en jeu, et ils interagissent dans une dynamique unique, qui pourrait représenter le dévoilement d'une nouvelle approche structurée visant à subvertir les principaux États multipolaires. Ce qu'il est important de souligner, c'est que l'ensemble de l'opération a été mis en mouvement à la suite de renseignements précieux que la NSA avait glanés au sujet des grandes entreprises du Brésil, et plus tard utilisés comme catalyseur pour un changement de régime, ce qui signifie que pratiquement tous les pays dans le monde sont potentiellement vulnérables à cette sorte de déstabilisation asymétrique.

Eye 1

Loi Travail : le recours au 49.3 choque 71% des Français ? Pas bien grave pour la clique politicienne...


Comment: Contrairement au reste des travailleurs du monde entier, le politicien réussit le tour de force de ne pas avoir à rendre des comptes à son employeur, le peuple. Et non seulement il ne lui rend pas de compte, mais il va jusqu' à imposer à celui-ci des mesures, des lois et des décrets qui vont souvent à l'encontre de son intérêt. Tour de force supplémentaire, par un usage calculé de sa parole, il réussit à faire croire que les-dites mesures sont malgré tout bénéfiques, et ce, même lorsque la réalité, à lui et au reste du monde, prouve manifestement le contraire. En utilisant des raccourcis, des amalgames et des mensonges, en vrai professionnel qu'il est, il réalise son troisième tour de force : il fait croire à tout un chacun qu'il est indispensable ; que sans lui rien ne fonctionne, rien ne marche, tout s'écroule.

Une bonne recette qui maintient la créature politicienne dans son univers malade rempli de fantasmes et de projections ; qui lui permet de déblatérer sur les sujets les plus importants, sans sourciller le moins du monde des pires décisions qui sont les siennes, droit dans ses bottes, auto-satisfait, auto-justifié, dangereux.

Fort heureusement pour nous, il y a une explication à tout ceci :

valls
© afp.com/BERTRAND GUAY Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale, le 4 mai 2016
Le Premier ministre a donné une fin de non-recevoir à une partie de la gauche qui est défavorable à l'emploi de l'article 49.3. Pourtant un sondage souligne la désapprobation des Français.

"Il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel." Le Premier ministre a donné le ton, ce vendredi à propos du projet de loi contesté sur le Travail. Sur Public Sénat, Manuel Valls n'a pas écarté l'emploi de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter sans vote la loi dite El Khomri, en engageant la responsabilité du gouvernement.

Pour autant, le Premier ministre ne pourra pas compter sur le soutien es Français s'il finit par faire ce choix. Selon un sondage Odoxa pour Itélé et Paris Match publié vendredi, 71% des personnes consultées pour l'enquête jugent cette mesure "choquante". Une réprobation qui touche autant les sondés de gauche que de droite (70%) et qui monte à 76% quand les Français se disent "sans proximité partisane".

Plusieurs sons de cloche

Le Premier ministre répondait lors de l'interview à une partie de la gauche qui lui demande d'exclure complètement d'avoir recours au 49.3. Le secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, s'était montré très ambigu, essayant de laisser entendre que le gouvernement n'y aurait pas recours.

La ministre du Travail Myriam El Khomri avait pourtant précisé au Parisien à l'arrivée du texte à l'Assemblée nationale, que ce passage en force n'était pas la solution privilégiée, se gardant bien de dire qu'il était pour autant totalement exclu. Dans une interview de février, elle avait annoncé que le 49.3 était envisageable, mais elle a depuis reconnu à mi-mot que cette déclaration avait été ajoutée à l'interview par Matignon, qui avait court-circuité l'Elysée ce jour-là.

Une nouvelle journée de manifestations et de grèves est prévue le jeudi 12 mai. La cinquième depuis l'annonce de la loi.

Cell Phone

Comment votre smartphone transmet en toute innocence pratiquement toute votre vie aux services secrets

L'article original, paru dans le journal néerlandophone De Correspondent, a été écrit par Dimitri Tokmetzis et illustré par Momkai.

spying
Les services de renseignement collectent les métadonnées des communications de tous les citoyens. Les politiciens voudraient nous faire croire que ces informations ne sont pas si importantes. Un lecteur du De Correspondent a voulu vérifier et a prouvé le contraire : les métadonnées révèlent à votre sujet bien plus que vous ne l'imaginez.

Ton Siedsma est nerveux. Cela fait plusieurs semaines qu'il a pris cette décision, mais il ne cesse de la repousser. Nous sommes le 11 novembre, par une fraîche soirée d'hiver. C'est à vingt heures dix (20:10:48 pour être précis) en passant la gare d'Elst sur le chemin de la maison, qu'il a lancé l'application. Cette dernière va enregistrer la totalité des métadonnées de son téléphone sur une période d'une semaine.

Les métadonnées ne sont pas le contenu des communications, mais les données en rapport avec ces communications, comme les numéros qu'il appelle ou WhatsApp, la géolocalisation du téléphone à un instant donné, mais également les destinataires et sujets des mails envoyés et les sites web visités.

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Meilleur du Web: L'Union européenne, une gigantesque « usine à gaz » néfaste pour « presque » tous ses pays membres !


Commentaire : Rappelons que le terme « usine à gaz » - expression très en vogue et récurrente chez les hommes et femmes politiques - est un système dont la complexité et le manque de cohérence réduisent son efficacité... et que, selon Le Figaro, « cette formule métaphorique caractérise aujourd'hui des dispositifs incompréhensibles pour le commun des mortels, dont la mise en oeuvre a pour seul mérite de complexifier un sujet qui l'est déjà suffisamment... ». Voilà qui est dit.


Pour ceux de ma génération, donc nés peu après la Seconde Guerre mondiale, certains souvenirs et engagements sont restés en mémoire, par exemple celui-ci : quand le gouvernement a décidé que les salaires ne pouvaient plus être versés en liquide, il s'est engagé à ce que tout citoyen puisse disposer d'un compte bancaire totalement gratuit ; jusqu'alors les gens « simples » avaient leur ardoise au Familistère, au bistrot, chez le boucher, et lorsque la paye ou les acomptes venaient les ardoises se réglaient. Aucun commerçant n'osait demander des intérêts, tout le monde savait que chacun pouvait avoir des problèmes de liquidités, c'était dans « l'ordre des choses ». Une forme de crédit (gratuit) avant la lettre ! J'ai bien connu, ma mère m'envoyait faire les courses avec une liste et pas de blé, d'une part cela l'arrangeait, et d'autre part je n'en profitais pas pour m'acheter des Malabars !
Union européenne
Le temps a passé, les gouvernants ont été remplacés par eux-mêmes, leurs disciples ou leurs proches, et tout le monde a, bizarrement, perdu la mémoire de cet engagement « dur comme fer » ! Maintenant ouvrir un compte, c'est passer des étapes humiliantes devant un guignol prétentieux qui n'a eu son poste dans la banque que parce qu'il s'appelle « machin », qu'il est recommandé par « truc », et que même s'il est aussi éveillé qu'un bigorneau trop cuit il sera gardé, éventuellement dans une autre agence si par hasard il a fauté avec un des « dignitaires » locaux ! Et ce guignol va vous cuisiner pour vérifier si vous méritez d'être client dans « sa » banque ! Le client est roi, sauf à la banque, là le roi est nu...

Pour notre pays un autre exemple me parait intéressant, le fameux millefeuille administratif. Il y a quelques décennies nous avions trois échelons administratifs, la commune, le département, et l'État, et déjà le millefeuille existait, il fallait donc simplifier la vie des citoyens ! Nous avons désormais trois échelons de plus, l'intercommunalité, la région et l'Union Européenne, cette dernière ayant trois composantes, un parlement européen essentiellement consultatif, un gouvernement européen nommé sauf aucune représentativité électorale et des fonctionnaires européens chargés d'harmoniser les pratiques des différents membres, et le résultat est éloquent ! Nous avons atteint le stade du deux millefeuilles avec, en prime et rien que pour notre pays, 600 000 élus locaux... nous avons aussi, désormais, beaucoup plus de fonctionnaires choisis ou nommés par ces élus locaux, et destinés à gérer des paperasses, et moins de service public au niveau des bases d'une société évoluée à savoir l'éducation, la santé, la justice, l'impôt... sans parler des effectifs de police et de militaires en baisse constante ! Louis IX, qui a créé la composition administrative de l'État français pour en faire une puissance organisée et reconnue a été effacé de notre histoire.

Commentaire: Depuis des décennies on nous serine avec les bienfaits de l'Europe : on se retrouve, présentement, dans la peau des rats qui suivent le joueur de flûte, ou dans celle de la grenouille qui prend son bain dans une marmite, au choix.

L'on voit bien pourtant que le fort n'est pas aussi fort qu'il voudrait le faire croire : qui a besoin d'armes et d'un arsenal répressif pour faire entendre et accepter ses justes et bonnes paroles ? Si les mouvements populaires, populistes, sont récupérés, détournés, ici en Europe, c'est aussi une bonne nouvelle : l'élite est terrorisée, terrifiée par ceux qu'elle est censée représenter. C'est une situation tout à fait intenable, qui ne peut durer dans le temps. On le sait, la plus grande peur de l'imposteur est de se faire démasquer. Et la seule manière de confondre le bonimenteur est d'observer la différence qui existe entre ses actes et ses paroles. De constater qu'il y a la guerre là ou l'on nous dit qu'il y a la paix, de comprendre que les conditions et les restrictions que l'on nous impose ne sont pas la liberté. (Repris d'un commentaire précédent.)

Voir aussi :


Bomb

Propagande anti-russe, provocations militaires et risque de guerre en Europe...


Commentaire : Reprise d'un commentaire précédent, avec modification, pour ne pas oublier que tout récemment, Washington a renforcé son département de propagande anti-russe...

Internet a bouleversé la donne de l'information : les techniques de propagande à l'ancienne, via la radio, la télé et les journaux, ne sont plus aussi efficaces qu'auparavant. Les mensonges en tous genres sont bien plus facilement dévoilés, exposés au grand jour, potentiellement « viraux » sur tous les types de réseaux. Alors que cela devrait rendre les médias dominants plus prudents et les élites politiques plus circonspectes, on assiste au contraire à l'exacerbation du grotesque, de l'exagération et de l'affabulation : l'exemple de la propagande anti-Poutine est parlant, depuis plus d'un an. Pris dans la course folle du mensonge, les parties impliquées n'ont plus d'autre choix que de continuer à tenter de travestir maladivement la réalité :

Kaliningrad
Il existe un risque d'affrontement militaire préoccupant entre l'Otan et la Russie à propos de l'enclave russe de Kaliningrad, coincée entre les pays baltes et la Pologne, tous membres récents de l'UE et de l'Otan. La tension militaire ne cesse de monter dans cette région baltique. La situation est beaucoup plus dangereuse que lors de la crise de l'est ukrainien et de la Crimée, parce que Kaliningrad est une enclave russe au cœur de l'UE et de l'Otan.

Les officiels et les médias occidentaux, ainsi que les gouvernements polonais et des trois pays baltes - et évidemment les autorités de Washington - accusent le gouvernement de Vladimir Poutine de machiavélisme et de « provocation », en cherchant un casus belli à partir de Kaliningrad. Au contraire, ce sont les Russes qui sont victimes d'une provocation : l'Otan cherche un affrontement armé, si possible limité, avec l'Otan, afin de pouvoir renverser le "régime de Poutine" tant détesté. Kaliningrad en sera-t-il le prétexte ?

Peurs feintes des gouvernants baltes et polonais

Bad Guys

TAFTA : dangers et escroqueries du libre-échange


Commentaire : Les États-Unis se servent de l'Otan comme bon leur semble, pour tenter d'asseoir une domination militaire mondiale, et pousser, par exemple, la Russie à commettre un faux-pas, exaspérée qu'elle est par l'encerclement américain et les provocations récurrentes à ses frontières. Les États-Unis ont plongé récemment l'Ukraine dans une situation catastrophique, tant sur le plan social qu' humanitaire. Les États-Unis mettent le moyen-orient à feu et à sang, sont responsables de presque tous les terrorismes, s'arrangent de tous les conflits, pourvu qu'ils durent le plus longtemps possible, en créant et en entretenant un chaos destructeur et permanent. Tant pis, tant mieux, pour les risques de guerre mondiale et les millions de morts occasionnés depuis une vingtaine d'année. Les États-Unis sont de tous les coups tordus en Amérique Du Sud depuis 70 ans ; ils ont mis en place et/ou ont soutenu les pires dictatures ; ils ont organisé le pillage d'un sous-continent aux richesses incroyables, depuis des décennies. Les États-Unis fomentent ou bon leur semble les fameuses « révolutions-couleurs », soutenues par une multitude d'ONG innocemment disséminées à travers le monde. Les États-Unis, enfin, sont les plus dignes représentant d'une politique économique ou la prédation est reine, inégalable dans sa capacité de destruction de l'environnement et des sociétés humaines.

Quel type de traité un pays comme celui-ci est-il à même de proposer ? Quel type de personne serait-elle prête à signer, ou à envisager seulement la mise en place d'un tel traité ?

A l'image des politiques menées à travers le monde par les différents protagonistes du TAFTA , qu'ils soient américains ou européens, le traité transatlantique représente, dans son fonctionnement, un mode de pensée malade, pathologique, reflet d'une psychologie dérangée animant l'ensemble de la classe dirigeante.

Extrait choisi :
Plus la fin de son mandat approche, moins le locataire de la Maison Blanche prend de pincettes. Dernière saillie en date ? Sa tribune au Washington Post. « Élever des murs afin de s'isoler de l'économie globale ne fera que nous priver de perspectives incroyables. Au contraire, les États-Unis doivent dicter les règles. Les États-Unis doivent mener le bal. Les autres pays doivent jouer d'après les règles que les États-Unis et ses partenaires fixent », a-t-il expliqué.... [...] Vous avez noté [dans le catalogue des signataires du TPP] l'absence de la deuxième économie mondiale dans cette liste. Barack Obama a d'ailleurs tenu à apporter une petite précision : « Le monde a changé. Les règles changent aussi. Ce sont les États-Unis et non pas des pays comme la Chine qui doivent les écrire. »

Cette affirmation d'Obama qui s'adresse à l'opinion US, aux élites-Système, aux candidats à sa succession et autres babioles qu'on espère aussi corrompues que lui, implique quasi-directement que le TTIP/TAFTA, frère-siamois du TPP pour l'Europe, est conçu selon le même dessein (TTIP-TPP comme moyen d'hégémonie du système de corruption de l'américanisme relayant le Système sur le bloc-BAO dans toute son extension, et sur le monde cela va de soi). Cette logique s'oppose d'une façon grossière à la façon dont Obama avait plaidé, deux semaines plus tôt à Londres, contre le Brexit et pour le TTIP, au motif que le traité serait extrêmement favorable au Royaume-Uni et à l'Europe. Mais les termes employés par Obama étaient suffisamment ambigus et suffisamment anglicisés pour nous en apprendre plus sur cette visite et sur ce qu'elle dissimulait à peine...

tafta
Obama aimerait bien, avant de laisser sa place à son successeur, imposer un accord ou pré-accord substantiel sur l'accord dit de libre-échange entre les États-Unis et l'UE baptisé TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), également connu sous le nom TAFTA.

Historiquement, le libre échange a toujours été une escroquerie. L'histoire de Venise et de l'Empire britannique démontrent de façon incontestable que le mot n'est qu'un terme trompeur derrière lequel se cache une volonté de colonisation politique qu'imposent les puissants à leurs victimes. Aux derniers, les puissants font croire qu'ils y gagneront en emplois alors que tous les chiffres démontrent exactement le contraire.

Après l'échec de l'OMC, c'est par des accords bilatéraux que les libre-échangistes tentent de reprendre la main. La seule chose qui change, c'est qu'au lieu d'abaisser des tarifs douaniers, ce qui est sur la table avec le TTIP, c'est l'harmonisation des normes. Et puisque les normes engagent des secrets professionnels, les négociateurs ont obtenu l'opacité absolue sur le contenu des discussions.

C'est d'ailleurs pour cela que nos gouvernements « démocratiquement élus » ont donné mandat à la Commission européenne de négocier avec les États-Unis dans le secret le plus absolu... Certes, les textes des négociations en cours sont accessibles au happy few. Pour les consulter, ils doivent se rendre dans un bâtiment de haute sécurité à Bruxelles. Sur place, et nulle part ailleurs, sous la surveillance des gardiens, ils ont le droit de survoler les textes mais sans prendre la moindre note. Assez semblable aux procédures imposées aux membres du Congrès américain souhaitant lire « les 28 pages » sur les attentats du 11 septembre...

Dominoes

L'effondrement total de l'Arabie saoudite serait proche

Pour l'observateur occasionnel, l'Arabie saoudite pourrait ressembler à une nation enhardie qui s'affirme. Les Saoudiens sont en lutte avec l'Iran pour la suprématie régionale en combattant les rebelles au Yémen, en menaçant d'envahir la Syrie et si certaines rumeurs sont là pour être crues, en essayant d'obtenir des missiles nucléaires du Pakistan. Cependant, ce ne sont pas les actions d'une nation stable qui affirme sa domination dans la région. Ce sont les affres de l'agonie agitant une nation qui a du mal à rester debout.
tank
© wikimediaChar saoudien
Depuis que les prix mondiaux du pétrole ont commencé à chuter, l'Arabie saoudite n'a tout simplement plus été la même. Ce n'est pas surprenant. Depuis que les prix ont chuté, d'autres pays riches en pétrole ont aussi souffert. L'économie russe a été mise dans les cordes [à voir, les Russes ayant des réserves financières, un stock d'or et une grande culture de la résilience, NdT], le Canada est en chute libre avec une récession et le Venezuela est sur le point de s'effondrer totalement [il y aussi l'Algérie, NdT]. Cependant, il n'y a probablement pas une nation sur la Terre qui soit plus dépendante du pétrole que l'Arabie saoudite. Si quelqu'un est détruit par les bas prix du pétrole, ce seront les Saoudiens.