Les Maîtres du MondeS


Gear

Une petite révolution colorée pour la France...


Comment: Pour des opérations de déstabilisation de grande envergure, point n'est besoin d'avoir tout le monde dans sa poche. Il suffit de manipuler des personnes convaincues du bien-fondé de leurs actions et de leurs idéaux, de canaliser une révolte, un ras-le-bol. C'est sans difficulté, parmi les gens de toute bonne foi qui participent aux manifestations, que l'on trouve réunies les conditions propices à tous les détournements et à toutes les corruptions.

Les fameuses « révolutions colorées » nous l'ont prouvé, depuis quelques années. Ne serait-ce pas une erreur lourde de conséquence que de nous croire à l'abri de ce type de manipulation ? Exemples :

nuit debout
Nous reproduisons ci-dessous une analyse des récentes manifestations et sittings qui ont essaimé la France (et d'autres pays en Europe). A contre-courant des discours dominants qui présentent ces mouvements comme totalement spontanés, elle montre le projet caché qui les guide. Comme pour les révolutions colorées, le plus important est ce qui se passe en coulisse, à l'ombre des feux médiatiques...

Manifestations violentes dans les grandes villes, nuit debout et ses tentes en plein cœur de la capitale. On pourrait croire que tout cela est le début spontané d'une révolution « citoyenne ». On pourrait aussi se borner à évaluer le degré de manipulation exercée par les partis politiques à leur encontre, à des fins purement électorales, avec de purs calculs d'appareils.

Mais ce serait passer à côté de l'essentiel.
En effet il n'aura échappé à personne ayant un soupçon de mémoire, la ressemblance entre ce début de mouvement et d'autres mouvements, comme les printemps arabes, dont les organisateurs de nuit debout se réclament eux-mêmes. On retrouve la trace des « révolutions colorées ». Tous ces mouvements reposent à peu près sur le même schéma : la CIA utilise des manifestations « populaires » dans le but de déstabiliser un gouvernement hostile qu'elle ne peut abattre militairement (ou avec des mercenaires...).

Bomb

Risque de guerre en Europe : Obama demande le soutien militaire de l'UE en cas d'agression de la part de la Russie...


Comment: Précisons que chez les cinglés qui sévissent au Pentagone, il y en a certains qui carburent à la théorie de la « First Strike » ou frappe nucléaire préventive... Et dans le cas de la Russie, vu sa puissance et son étendue, inutile de dire qu'une « frappe préventive », ça veut dire balancer des dizaines de bombes nucléaires sur la tête des gens, faire des centaines de milliers de morts, au bas mot, irradier des territoires gigantesque... pour ne pas avoir à se prendre la riposte dans la figure, qui, selon toute logique, pourrait s'ensuivre. Voilà ce que nous réservent possiblement les psychopathes de services, aux États-Unis, loin, bien loin, bien sûr, du conflit qu'ils tentent de provoquer.


obamerkel
Selon un article du 23 avril publié par Deutsche Wirtschafts Nachrichten (Nouvelles économiques allemandes), le président américain Barack Obama « exige le déploiement actif de la Bundeswehr [forces armées de l'Allemagne, y compris leur Armée, la Marine et la Force aérienne] sur les frontières orientales de l'OTAN » en Pologne et dans les républiques baltes, rejoignant ainsi là-bas le quadruplement des forces américaines à proximité des frontières de la Russie.

Ceci est une violation absolue de ce que le dirigeant russe Mikhaïl Gorbatchev avait accepté en mettant fin à l'Union soviétique et au Pacte de Varsovie - organisation miroir de l'OTAN - et c'est aussi l'aboutissement d'un processus qui a commencé peu de temps après que Gorbatchev a accepté les conditions de l'Amérique, qui incluaient que l'OTAN « ne bouge pas d'un pouce vers l'est ».

En outre, le journal DWN rapporte que le 25 avril, le Président des États-Unis tiendra une réunion au sommet à Hanovre en Allemagne, avec les dirigeants de l'Allemagne (Angela Merkel), de l'Italie (Matteo Renzi), de la France (François Hollande) et de la Grande-Bretagne (David Cameron). L'objectif présumé de cette réunion est l'obtention d'un accord pour établir, dans les pays de l'OTAN limitrophes de la Russie, une force militaire de ces cinq pays, une force menaçant la Russie d'une invasion, si ou quand l'OTAN décide par la suite qu'il faut répondre militairement à la menace de la Russie.
L'encerclement de la Russie par l'OTAN, avec des forces qui lui sont hostiles, est prétendument défensive - pas offensive - contre la Russie, et est présenté comme tel par nos médias. Au cours de la crise des missiles cubains en 1962, JF Kennedy n'a pas considéré le plan de Nikita Khrouchtchev d'installer une base de missiles nucléaires à Cuba comme étant défensif de la part de l'URSS - et de même le président russe Vladimir Poutine ne considère pas l'opération américaine, autrement plus vaste, d'encerclement de la Russie comme une opération défensive. Le gouvernement des États-Unis et l'OTAN agissent comme si la Russie les menaçait, plutôt que de considérer qu'ils sont eux-mêmes une menace pour la Russie en l'encerclant - et leurs médias relaient ce mensonge comme s'il s'agissait d'une vérité digne d'être prise au sérieux. En fait, l'OTAN est déjà installée sur la frontière occidentale de la Russie.

Bad Guys

En marge de TAFTA, le CETA, tout aussi dangereux


Comment: On le voit bien, TAFTA et CETA, c'est kif-kif bourricot. On jurerait que les promoteurs de ce libéralisme pathologique ont misé sur les 2 chevaux : si l'un tombe sous la vindicte populaire et concentre l'attention de la populace, l'autre passera peut-être, qui sait.

Sur ce traité, quelques précisions :
Concrètement, avec l'accord Ceta, tous les services publics qui n'auraient pas fait l'objet d'une exclusion préalable pourraient être libéralisés. Une mort à petit feu des services publics que même le Tafta n'envisage pas puisque il semblerait que ce dernier, s'il venait à être conclu, retienne plutôt une approche en « liste hybride » c'est-à-dire à mi-chemin entre la « liste positive » (plus sécurisante vis-à-vis des services publics) et la « liste négative ».

ceta
La Confédération paysanne rappelle dans un communiqué de presse son opposition à la ratification de l'accord de libre-échange conclu entre l'UE et le Canada (Ceta). Explications.

Les menaces mises en avant ces dernières semaines par le gouvernement français concernant le TTIP ou Tafta (accord de libre-échange entre l'UE et les États-Unis), ou encore l'ouverture des négociations entre l'UE et le Mercosur pour conclure également un accord de libre-échange ne doivent pas faire oublier le Ceta, l'accord commercial entre l'UE et le Canada.

Commentaire: Plus loin :
« Le CETA n'est censé concerner que les échanges entre le Canada et l'Europe. Or on sait que 81 % des entreprises américaines présentes en Europe possèdent également une filiale au Canada, rappelle Arnaud Zacharie. Les multinationales américaines auront ainsi la possibilité d'utiliser ce traité pour porter plainte contre les Etats européens en cas de désaccord.» Le texte prévoit aussi une convergence des normes entre le Canada et l'UE, alors qu'il n'existe pas de règles communes au sein même de l'Europe. «Cela reviendrait à un nivellement par le bas de nos normes et à la dilution de la construction européenne dans un espace beaucoup plus large», affirme l'ONG.



Bad Guys

La marche victorieuse de l'inhumanité


Comment: Le Système qui est en place, celui qui nous commande et nous oppresse, attire et propulse les hommes politiques qui composent notre État. Le Système est entretenu, nourri et perfectionné par chaque nouvel arrivant ; l'ensemble se perpétue ainsi, essayant d'améliorer sans cesse sa capacité de coercition et de survie. On le voit, la boucle est vite bouclée : un élément du Système n'est que le pur produit du Système et ne produit que les fruits du Système. En cela, la classe dirigeante reste égale à elle-même : marionnette avide de pouvoir, sans grande conscience, psychologiquement malade, adoubant le semblable, écrasant le dissemblable, esclave de sa propre nature. Du point de vue du citoyen, le constat est sans appel : rien ne change, si ce n'est en pire. Avec la destruction de notre monde qui se profile à l'horizon, peut-être avons-nous encore le temps de balayer chacun devant notre propre porte ? En cessant d'accepter le mensonge des fous, en mettant en lumière leur aliénation, en tentant de comprendre certains mécanismes qui régissent ce déséquilibre universel. Qui sait ce qu'il pourrait advenir ?

 bataille de Cerro Gordo
Il est impossible d'inventer d'autres méthodes pour détruire. Dès la fin de la première guerre mondiale, en Europe, la méthodologie des anglo-saxons était analysée et expliquée. La connaissance reste pourtant inutile si elle n'inspire pas ceux qui se trouvent propulsés à la tête des organes de direction d'un pays. Situation que connaît le Mexique depuis 1982, très comparable en cela aux lents renoncements et trahisons dont est victime la population française.

Des dirigeants dirigés !

Une obsession des banksters qui veulent gérer l'humanité à leur profit, consiste à trouver les personnes qui serviront leurs intérêts, le temps suffisant pour placer en orbite leurs successeurs. Au Mexique, en 1982 a été propulsé au poste de Président un dénommé Miguel de la Madrid Hurtado, dressé à Harvard, destiné à remplacer le pouvoir légitime mexicain par le pouvoir légal des soviets de la finance anglo-saxonne, des congrégations multinationales étasuniennes, des consistoires médiatiques hollywoodiens. Á la même époque, la France qui avait échappé à l'éradication grâce au Général de Gaulle, avait vu les trafiquants arriver au sommet avec Giscard d'Estaing, puis le mécanisme d'éviction des élites patriotes allait s'accélérer lorsque Mitterrand fut désigné en 1981.

Commentaire: Concernant le Mexique :


Bomb

Syrie : la guerre s'arrêtera quand l'Occident arrêtera d'y répandre le chaos

Syrie
L’antique « route de la soie » reliait l’Iran à la côte syrienne en traversant l’Irak et en passant par Palmyre. Il est géographiquement impossible d’ouvrir d’autres grandes voies de communication à travers le désert. Par conséquent, la ville est devenue l’enjeu central de la guerre en Syrie. Après avoir été occupée durant un an par Daesh, elle a été libérée par l’Armée arabe syrienne et vient d’accueillir deux concerts, télévisés en Syrie et en Russie, pour célébrer la victoire sur le terrorisme.
Chaque fois que l'Armée arabe syrienne vainc les jihadistes, de nouveaux combattants arrivent par milliers dans le pays. Force est de constater que cette guerre est alimentée de l'extérieur et qu'elle durera tant que l'on y enverra mourir des soldats. Aussi faut-il comprendre les raisons extérieures qui la font toujours se poursuivre. Alors et alors seulement, on pourra élaborer une stratégie qui épargne des vies.

Voici plus de cinq ans que la Syrie est en guerre. Ceux qui ont soutenu ce conflit l'expliquaient au départ par l'extension des « printemps arabes ». Mais plus personne aujourd'hui ne tient ce discours. Simplement parce que les gouvernements issus de ces « printemps » ont déjà été renversés. Loin d'être une aspiration démocratique, ces événements n'étaient qu'une tactique de changement des régimes laïques au profit des Frères musulmans.

On prétend désormais que le « printemps » syrien a été détourné par d'autres forces ; que la « révolution » —qui n'a jamais existé— aurait été dévorée par des jihadistes bien réels.

Ainsi que l'a fait remarquer le président Vladimir Poutine, au premier abord, le comportement des Occidentaux et des pays du Golfe est incohérent. Il est impossible sur le champ de bataille de combattre à la fois les jihadistes et la République et de prétendre se positionner sur un troisième côté. Or, nul ne choisit publiquement son camp, de sorte que la guerre se poursuit.

USA

Le pivot vers l'Asie : l'Inde se rapproche des Etats-Unis et menace la Chine


Commentaire : Dans leur stratégie de domination globale et d'un monde unipolaire (coup d'Etat au Brésil et déstabilisation de l'Afrique du Sud), les Etats-Unis, en intensifiant leurs relations avec l'Inde, ouvrent un nouveau front dans leur guerre contre les BRICS et leur monde multipolaire.


us china flags
Les États-Unis et l'Inde intensifient leur collaboration navale visant la Chine dans l'océan Indien et l'océan Pacifique. C'est ce qu'ont déclaré il y a quelques jours des responsables militaires des deux pays. Cela marque une nouvelle étape importante dans les efforts américains pour faire de l'Inde un État « de première ligne » dans ses préparatifs de guerre contre la Chine et ses efforts pour l'encercler stratégiquement — ce que Washington qualifie par euphémisme de « Pivot vers l'Asie. »

Les responsables américains et indiens sont en pourparlers sur une lutte contre les sous-marins chinois dans l'océan Indien qui concernent leur collaboration dans la détection des sous-marins et l'augmentation de leurs capacités de guerre anti-sous-marine (Anti-Submarine Warfare- ASW).

Un haut responsable américain resté anonyme, familier des relations militaires bilatérales avec l'Inde, a dit à Reuters: « Ce type de missions sera la base de la construction d'une relation durable entre les deux marines et que nous espérons développer au fil du temps en capacité ASW partagée. »

Un porte-parole de la marine indienne a refusé de commenter la question, car New-Delhi veut masquer ses liens militaires croissants avec les États-Unis de peur d'une opposition populaire.

USA

TAFTA et TPP : un racket étasunien

Stop TTIP
© REUTERS/ Kai Pfaffenbach
Le Président des Etats-Unis est désespéré. Proposition A : sa lettre ouverte défendant la face asiatique (le TPP) du vaste «pivot» à deux têtes de l'OTAN du commerce. La face européenne c'est, bien sûr, le TTIP, ou TAFTA.

Le président américain présente le TPP, tout comme le TAFTA, comme la recherche de l'inoffensive expansion des exportations américaines et d'une «chance équitable dans la concurrence face aux entreprises publiques» pour les sociétés privées américaines. Equitable ? Pas vraiment. Voyons comment fonctionne ce mécanisme en nous concentrant sur le jumeau européen du TPP.

Avec un timing impeccable, presqu'en simultané avec la lettre d'Obama, Greenpeace Pays-Bas a divulgué 248 pages des documents classés du TAFTA, que les négociateurs devaient rediscuter à New York la semaine dernière.

Il y a eu pas moins de 13 cycles de négociations du TAFTA jusqu'à présent, depuis de trois ans.

Eye 1

Guerre au cash : Les Etats s'attaquent à nos libertés

500 euros
La Banque Centrale Européenne a décidé, le 4 mai, de mettre fin, en 2018, à l'impression de billets de 500 euros. Officiellement, il s'agit de lutter contre le grand banditisme et le terrorisme, qui utilisent largement ces coupures. Mais les arrières pensées sont moins avouables. A terme c'est la monnaie papier qui pourrait être visée.

Les billets représentent 10% de la masse monétaire

La masse monétaire, dans sa définition la plus courante (M3), comprend les billets en circulation, les dépôts à vue, les dépôts à court terme et les avoirs liquides, transformables immédiatement et sans grand risque en moyen de paiement. Selon les dernières statistiques de la BCE (mars 2016), M3 représente 10 998,4 milliards d'euros, dont 1 051,5 en billets, le reste étant constitué des dépôts et avoirs liquides. Les billets représentent donc un peu moins de 10% de la masse monétaire. C'est logique, puisque la majorité des paiements se fait par virement, chèque ou carte bancaire et non en espèces.

Le billet le plus répandu est celui de 50 euros : il en existe 8,398 milliards d'exemplaires, ce qui représente une somme de 419, 913 milliards d'euros, ce qui est aussi la valeur totale la plus élevée, les billets de 50 euros ayant dépassé en valeur ceux de 500 euros depuis avril 2012. Ces derniers sont moins nombreux : il en circule 611 millions, mais, compte tenu de leur valeur faciale élevée, cela représente la seconde somme en circulation, d'une valeur de 306,779 milliards d'euros, soit 30% de la valeur de tous les billets en circulation. Peu de pays ont des billets d'une telle valeur faciale, et le billet européen de 500 euros n'est dépassé dans le monde que par les billets de 1000 et 10 000 dollars de Singapour et le billet de 1 000 francs suisse.

Commentaire: Savoir qui fait quoi pour pouvoir décider qui doit faire faire quoi : c'est bien là l'obsession des hommes de pouvoir qui sentent bien que pour pouvoir continuer à vivre comme il le font au dépens d'un peuple et d'une nation, il va falloir réduire au maximum la liberté du citoyen. En réduisant et contraignant sa capacité et sa liberté financière, par exemple :


Eye 1

France, pays des libertés : tu reprendras bien un peu de 49-3 ?


Comment: Merci aux politiciens de nous confirmer encore le danger qu'ils représentent. On peut se tortiller comme on veut pour trouver des justifications à l'utilisation de cet alinéa : le 49-3 existe pour empêcher de voter, ni plus ni moins. Imposer ce qui a toutes les chances d'être rejeté. On ne va pas pleurer quelques illusions perdues concernant ♫♪ les bulletins de vote, ♪ la justesse de la démocratie, ♪♫ le pouvoir du peuple,♫♫, la droiture ♪, l'honnêteté ♫ et pipeauti et pipeauta : ne sait-on pas déjà que cela n'a jamais existé ? Ce qui existe très concrètement par contre, c'est une bande de dirigeants à l'esprit corrompu, qui trouvent en la politique le moyen d'exprimer parfaitement leurs pathologies mentales. Autoritarisme par-ci, mensonge par là, manipulation, coercition, corruption, déni de la réalité : un arsenal d'une grande utilité pour une catégorie de personne qui a fait du langage une arme dévastatrice.

Et à propos de paroles concernant le 49-3 :
François Hollande parlait de « brutalité » et Manuel Valls proposait l'abrogation de l'article, sauf pour les textes budgétaires.

François Hollande et Manuel Valls ont toujours milité contre le recours au 49-3. « Le 49-3 est une brutalité, le 49-3 est un déni de démocratie, le 49-3 est une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire» avait énuméré François Hollande dans les couloirs de l'Assemblée nationale en février 2006 en plein débat sur le CPE. « C'est bien le signe que le gouvernement doute de sa réforme et que la mobilisation va prendre de l'ampleur », avait encore dit le député de Corrèze de l'époque dénonçant « un passage en force » et « une violation des droits du Parlement ».

Quant au Premier ministre, député alors, il proposait en mai 2008 avec dix autres députés socialistes (dont Bruno Le Roux) l'abrogation de l'article 49-3, sauf pour les textes budgétaires. « Seuls des textes très particuliers tels le projet de loi de finances ou le projet de loi de financement de la Sécurité sociale doivent pouvoir être adoptés par la voie de l'article 49, alinéa 3. Il est indispensable que tous les autres fassent l'objet d'un vote ». Le pouvoir leur a visiblement fait changer d'avis alors qu'ils devraient y recourir pour la deuxième fois durant ce quinquennat.

valls
© PHOTO AFP Manuel Valls a recouru ce mardi après-midi à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le controversé projet de loi sur le travail.
Pour la quatrième fois depuis qu'il est Premier ministre, Manuel Valls a recouru ce mardi après-midi à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le controversé projet de loi sur le travail, comme le lui a permis le Conseil des ministres réuni en début d'après-midi en session extraordinaire. Une motion de censure de la droite a été déposée et sera débattue jeudi.

« Aujourd'hui, j'exprime et nous exprimons clairement une fronde contre la division », a lancé le chef du gouvernement, en visant les députés socialistes frondeurs opposés au texte. « Poursuivre le débat parlementaire fait courir le risque de revenir sur l'ambition du projet de loi, de renoncer à sa cohérence, d'abandonner le compromis que nous avons construit et d'offrir le spectacle désolant de la division et des postures politiciennes dues à une minorité de blocage », a-t-il plaidé.

Bizarro Earth

L'armée française en Algérie : lutte contre le terrorisme ou... « autre chose » ?

Selon Le Canard enchaîné, dans le cadre de la soit-disant lutte contre le terrorisme islamique dans le nord de l'Afrique, le gouvernement français a rendu possible une intervention militaire française en Algérie. Et c'est un texte paru au « Journal officiel » qui a révélé au grand jour l'ambition impérial-socialiste de ce gouvernement branché sur l'imaginaire colonial de Jules Ferry qui fut un grand colonialiste-civilisateur et racialiste de la République devant l'éternel.
Le Drian troupes et troupes militaires françaises
© Inconnu
On ne rappellera jamais assez que les gouvernements successifs Sarkozy - Hollande ont soutenu les terroristes djihadistes en Libye puis en Syrie de manière directe ou/et indirecte participant ainsi au chaos dans ces régions avant de renforcer leurs troupes ou leurs interventions militaires dans chacune de ces régions (bombardements, opérations spéciales, livraison d'armes aux « rebelles », soutien politique et financier) pour leurs intérêts propres en synergie avec l'axe atlantiste.


Commentaire : L'Algérie est un de ces rares pays qui n'ont pas (ou peu) de dette extérieure... Cette dernière étant considéré comme « obligatoire » pour faire partie de l'Empire (c'est-à-dire être candidat à la pauvreté et l'asservissement), la question de savoir si l'Algérie sera confrontée à des révolutions de couleur comme chez ses voisines la Tunisie ou encore l'Egypte, voire à une guerre civile comme la Syrie, la Libye, le Yémen ou encore l'Irak - pour ne citer que quelques exemples - semble assez réthorique.
Outre sa particularité financière, l'Algérie est aussi riche en gaz : dès lors, y créer le chaos, y faire régner la terreur, permettrait d'en prendre le contrôle via ce sempiternel axe du diviser pour mieux régner. Une fois le chaos installé, nous commençons à avoir une petite idée du scénario, bis repetita, ad nauseum.


Extrait de l'article d'Hervé Liffra, « Le Drian s'est pris les pieds dans la frontière algérienne » publié dans Le Canard enchaîné du 4 mai 2016 à la page 3 :
Dégât collatéral de l'opération militaire Barkhane, menée au Sahel contre les terroristes islamistes d'Aqmi, le gouvernement a réussi à se mettre dans un sacré pétrin politico-diplomatique. Le grand cafouillage a commencé le 1er octobre avec la publication au « Journal officiel » d'un arrêté pour le moins maladroit, signé par les ministres de la Défense, des Finances et du Budget.

Pris en application d'une loi de 2008, ce texte est destiné à garantir les droits financiers et sociaux des familles de soldats blessés ou tués durant l'opération Barkhane. Mais l'arrêté ne se contente pas de donner la liste des pays directement concernés (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie et Burkina Faso). Il aligne également les noms de plusieurs Etats limitrophes sur les territoires desquels les opérations sont susceptibles de déborder. Parmi eux le Nigeria, la Libye ou le Cameroun. Et, surtout l'Algérie. Un pays extrêmement chatouilleux en matière de respect des frontières. Surtout quand il s'agit de troupes françaises. Toute présence de l'ancienne puissance coloniale sur la terre algérienne serait considérée comme un insupportable affront...
Moralité de l'histoire, face à la bronca médiatique algérienne, le gouvernement impérialo-socialiste a décidé ... de supprimer la publication de « ce genre d'arrêté au « Journal officiel » mais de l'enregistrer dans « un recueil spécial » et secret tenu par le ministère de la Défense ».

Commentaire: C'est plus une question de « quand » l'Algérie connaîtra le même sort...