Les Maîtres du MondeS


Eye 1

TAFTA : un futur diktat contre l'Europe

obama
L'économie est le néant de l'Être, remplacé par des marchandises, ainsi que la privation de projets, de pensée et d'histoire en faveur des querelles de procédures sans fins et de la vente de tout ce qui pue.

Le diktat transatlantique est entré dans sa phase apocalyptique pour permettre à la finance globalitaire d'envoyer tout le monde au tapis et de se goberger de tout ce qui est encore disponible. Les Hercules de la jactance pieuse appliquent leur obsession habituelle, si vulgaire et si banale, tirée de la Génèse : « Prends la terre et soumets-là ».

Après la destruction de l'Europe par les Européens eux-mêmes, durant le XXème siècle, ahuris de propagande par les banquiers de Londres et de Wall Street, il reste effectivement à évincer les Européens de leur terre, à institutionnaliser le pillage par le diktat transatlantique puis, lorsque tout aura été volé, à mettre le point final, le génocide par la submersion des nouveaux venus du vaste monde. Après, les hordes de trafiquants iront recommencer ailleurs....

Commentaire: Quelques articles supplémentaires pour prendre connaissance des joyeusetés que les dirigeants européens nous concoctent :


Eye 1

Guerre au cash : un nouveau système de paiement électronique pour toujours moins de liberté


Comment: L'étau se resserre pour tout le monde. La pression qui s'accentue sur les élites mondiales est faite par un peuple de plus en plus conscient des inégalités et des injustices. La clique des psychopathes au pouvoir sent peut-être, de manière confuse, instinctive ou parfaitement claire, c'est selon, qu'elle est en danger et que ses agissements pathologiques sont de plus en plus souvent révélées au grand jour. Il leur faut donc agir. L'argent, comme la nourriture, reste le moyen privilégié pour contrôler une population de plus en plus réticente et menaçante. La suppression du cash devient le meilleur moyen pour contraindre et administrer une populace qui doit se soumettre : les banques et les administrations n'auront-elle donc pas toujours le dernier mot si toutes les autorisations et toutes les transactions sont informatisées, automatisées, vérifiées ?

Un cauchemar aux multiples facettes qu'il convient d'aller explorer, pour notre survie, en consultant les articles ci-dessous :

Traduction : Business Bourse

Guerre au cash
Le mois dernier, une "réunion secrète" qui avait impliqué plus de 100 cadres supérieurs de certaines des plus grandes institutions financières aux États-Unis a eu lieu à New York. Au cours de cette "réunion secrète", une société connue sous le nom "Chain" a dévoilé une technologie qui transforme les dollars américains en véritables « actifs numériques ». Selon les témoignages, il y avait des représentants du Nasdaq, de Citigroup, Visa, Fidelity, Fiserv et Pfizer dans la salle, et "Chain" revendique aussi d'être en partenariat avec Capital One, State Street et First Data.

Cette technologie « révolutionnaire » est destinée à changer complètement la façon dont nous utilisons l'argent, et cela représenterait une étape importante vers une société sans numéraire et donc sans argent liquide. Mais si ce nouveau système de paiement électronique est un tel progrès et est si bénéfique pour la société, pourquoi a t-il été dévoilé au cours d'une réunion secrète pour les banquiers de Wall Street ? Y a t-il plus d'enjeux qu'on veut bien nous le dire ?

Aucun d'entre nous n'aurait probablement jamais entendu parler de cette réunion secrète, s'il n'y avait pas eu cette publication de Bloomberg. Ce qui suit provient de leur article intitulé "Au sein de la réunion secrète Où Wall Street a testé une monnaie numérique"...

Bomb

Agression occidentale : l'Otan s'apprête à déployer quatre bataillons à la frontière russe

tank nato
© dpaDie USA planen eine dauerhafte Panzerbrigarde an der NATO-Ostgrenze.
L'Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui ont adhéré à l'Alliance atlantique en 2004, ont demandé de déployer sur leurs territoires un contingent supplémentaire pour faire face à la prétendue menace russe.

L'Otan examine la possibilité de déployer quatre bataillons en Europe de l'Est, notamment dans les pays baltes et en Pologne, a annoncé le chef du Pentagone Ashton Carter.

"C'est une possibilité évoquée actuellement", a déclaré aux journalistes M.Carter refusant toutefois de révéler d'autres détails.

L'agence Reuters note que l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui ont adhéré à l'Alliance atlantique en 2004, ont demandé de déployer sur leurs territoires un contingent supplémentaire pour faire face à la prétendue menace russe.

Handcuffs

État d'urgence, violences policières et criminalisation de l'action syndicale : petit retour au social-fascisme ?


Comment: La répression tout azimut organisée par l'État semble être le symptôme d'une classe politique envahie par la peur et le déni, en lutte contre une autre réalité : celle de la rue ; celle d'une population exaspérée de constater que ses représentants ne représentent plus rien du tout, à part les intérêts d'une minorité, esclave de sa propre soif de pouvoir et d'argent. Car au-delà des revendications sociales, c'est la légitimité même des élus qui est de plus en plus souvent remis en cause.

Dans un combat ou sa survie est en jeu, inutile de dire que la classe politique, forte des lois, des matraques et des technologies, n'a pas dit son dernier mot ni balancé son dernier coup de poing.

valls
Fuite en avant ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux. L'exécutif a clairement fait le choix de la répression pure et dure face à une situation qu'il peine à contrôler. Les violences policières contre les manifestants du premier mai, inédites par leur brutalité, sans parler de celles contre les cortèges des opposants à la loi travail, montrent si besoin était que le pouvoir socialiste n'a plus qu'une recette pour faire appliquer les diktats du MEDEF et de l'Union Européenne : l'usage immodéré de la matraque.

L'état d'urgence décrété par le gouvernement renforce considérablement les pouvoirs de la police et celle-ci a désormais carte blanche pour faire usage de la force contre tous ceux qui s'opposent à sa politique : jeunes des classes populaires, syndicalistes et travailleurs subissant de plein fouet la crise du capitalisme. On ne compte plus les perquisitions et les assignations à résidence, désormais effectuées sans contrôle judiciaire, ni les interpellations conduisant à des gardes à vue ou même à des incarcérations.

L'instrumentalisation de la menace terroriste à des fins sécuritaires est révélatrice de la politique socialiste que l'on peut résumer en quelques mots : gouverner par la peur pour faire passer en force les intérêts du capitalisme financier. Cette politique rappelle que l'État est avant toute chose un instrument d'oppression d'une classe par une autre, selon les mots de Marx. Et pour ce faire, la sociale-démocratie et le fascisme sont les deux modes de gouvernement qu'utilise la bourgeoisie pour asseoir son pouvoir sur le reste de la société, parfois alternativement, parfois simultanément.

USA

Meilleur du Web: Une cabale de think tanks liés à l'OTAN orchestre la crise des réfugiés

Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone.

nato
© anonimo
Les vagues de migrants fuyant les guerres touchant la Syrie, la Libye, les attentats de Tunisie et d'autres pays musulmans déstabilisés par les Révolutions de Couleur du Printemps arabe menées par Washington ont créé le plus grand bouleversement social qu'a connu l'Union européenne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Maintenant, il est devenu clair pour la plupart que quelque chose de sinistre est en cours de réalisation, quelque chose qui menace de détruire le tissu social et l'essence même de la civilisation européenne. Ce que peu de gens réalisent, c'est que tout ce drame est orchestré, non pas par la chancelière allemande Angela Merkel ou par des bureaucrates anonymes de la Commission européenne, mais par une cabale de think tanks liés à l'OTAN.

Le 8 octobre 2015, au milieu de la vague créé par des centaines de milliers de réfugiés inondant l'Allemagne, la chancelière allemande Angela Merkel a proclamé, au cours d'un programme populaire de télévision allemande : «J'ai un plan». Elle en a profité pour critiquer vertement son partenaire de coalition, le chef de la CSU bavaroise, Horst Seehofer, un critique virulent de la politique des bras ouverts aux réfugiés de Merkel depuis le printemps 2015, qui a permis à plus d'un million de réfugiés d'entrer en Allemagne l'année dernière.

Depuis, avec une détermination d'acier, la chancelière allemande a défendu le régime criminel d'Erdogan en Turquie, un partenaire essentiel de son plan.

Le monde entier a regardé avec étonnement comment elle a ignoré les principes de liberté d'expression et a décidé de poursuivre publiquement un comédien bien connu de la télévision allemande, Jan Böhmermann, pour ses remarques satiriques à propos du président turc. Tout le monde est étonné de voir que le symbole de la démocratie européenne, la chancelière allemande, a choisi d'ignorer l'emprisonnement par Erdogan de journalistes d'opposition et sa censure des médias d'opposition turcs, alors qu'il tente d'établir une dictature de facto en Turquie. Tout le monde est resté perplexe quand le gouvernement de Berlin a choisi d'ignorer la preuve accablante qu'Erdogan et sa famille ont été matériellement complices du terrorisme d'État islamique en Syrie, qui est à la source de la crise des migrants. Tout le monde a été étonné de voir comment elle a poussé pour un engagement de l'UE à donner des milliards au régime d'Erdogan, pour soi-disant faire face à l'afflux de réfugiés dans les camps de réfugiés turcs.

Commentaire: Voir aussi :


Bad Guys

Le livre noir de Syngenta


Comment: Les grandes firmes agro-chimiques ont une capacité de nuisance à l'égal des politiciens, des militaires, des banques, des labos pharmaceutiques et des compagnies pétrolières. Si, dans ce peloton de cinglés fourmillant de psychopathes, ils sont les plus discrets, les ravages qu'ils sont capables de causer atteignent des sommets. Nous parlons ici de millions d'hectares de terres dévastées à travers la planète ; de sols épuisés, empoisonnés, saturés de produits chimiques que des décennies ne suffiraient pas à évacuer ; de nappes phréatiques et d'eaux de pluie contaminées, impropres à la consommation ; de biodiversité à l'agonie, ou le génie génétique sélectionne, élimine, transforme, en OGM, en chimère, en monstruosité, pour rassasier un être humain dorénavant diminué, qui a perdu tout contact avec l'essence de ce qui le nourrit. La liste est encore longue, des paysans exploités, otages des politiques du profit, aux corruptions politiques et autres malversations financières, dont le peuple, au final, est toujours la victime.

Symptômes d'un manque de conscience qu'ils nous est peut-être possible de comprendre, si l'on accepte enfin de prendre en compte la dimension psychopathique intrinsèque de toutes nos institutions.

Ueli Gähler (Multiwatch) et Celso Barbosa (Mouvement des sans-terre du Brésil) unis face à Syngenta.
© CKRUeli Gähler (Multiwatch) et Celso Barbosa (Mouvement des sans-terre du Brésil) unis face à Syngenta.
Monsanto a un frère jumeau en Suisse. La firme Syngenta s'attire les mêmes critiques que son aîné, et collectionne des « affaires », désormais réunies dans un livre noir.

Ce n'est pas un polar mais il en partage la noirceur. L'imposant ouvrage de 300 pages Le livre noir de Syngenta (1), rédigé par la coalition d'ONG et de syndicats Multiwatch (2), passe en revue les activités contestées de la multinationale domiciliée à Bâle. Ainsi que nombre d'affaires dans lesquelles s'est illustré ce champion de l'agroindustrie.

Parmi d'autres : la production de pesticides toxiques, dont le redoutable Paraquat, et leur impact sur la santé et l'environnement, son recours systématique au travail temporaire, sa responsabilité dans l'assassinat d'un paysan au Brésil (lire ci-dessous), son implication supposée dans le coup d'État de 2012 au Paraguay et son rôle probable dans l'hécatombe des abeilles en Europe et aux États-Unis (3).

C'est aussi à un portrait de la firme auquel se sont livrés les nombreux auteurs ainsi qu'à une histoire des résistances à ce mastodonte de la chimie agricole et des OGM. Si la propriété de la multinationale va prochainement passer aux mains de la firme chinoise Chemchina, pour un montant de près 44 milliards de francs, le siège de Syngenta devrait rester en Suisse. Le point avec Ueli Gähler, l'un des auteurs du livre pour Multiwatch, qui protestait encore mardi dernier à l'occasion d'une manifestation organisée pendant l'assemblée générale du groupe.

Comment définiriez-vous brièvement Syngenta?

Ueli Gähler : Une firme domiciliée en Suisse qui est devenue dans les années 2000 le premier producteur de pesticides au monde et le troisième fabricant de semences. Avec Monsanto, elle est le symbole de l'agriculture industrielle, et, pour nous, l'ennemi juré de la souveraineté alimentaire. Les trois quarts environ de ses activités sont consacrées aux produits phytosanitaires, un quart aux organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle a désormais pour premier objectif de disséminer les OGM et leurs pesticides associés à la Chine et à l'Afrique.

Qu'est ce qui vous semble le plus préoccupant dans les activités de la firme?
Ce sont les patentes sur la vie qui me scandalisent le plus. Il ne s'agit pas seulement de brevets des inventions techniques, mais aussi des plantes déjà existantes. Nous assistons à l'appropriation de la nature par des multinationales dans le but de constituer des monopoles sur le marché des semences. Avec pour effet d'obliger les paysans à acheter des graines qu'ils produisaient auparavant eux-mêmes librement, ce qui provoque souvent leur faillite. Et de réduire drastiquement la biodiversité avec tous les risques écologiques que cela représente. La préservation des variétés de graines est indispensable pour faire face aux maladies des plantes, aux parasites et au changement climatique.
L'effet des pesticides sur la santé des travailleurs et des populations riveraines des champs et l'environnement est aussi documenté.

Oui, de nombreux cas de leucémies, problèmes respiratoires et de peau, malformations congénitales et affections du foie ont été constatés chez les paysans et dans les zones d'habitations proches des plantations arrosées par les pesticides. Le plus dangereux est Paraquat, un herbicide interdit dans 32 pays dont la Suisse, mais toujours commercialisé dans de nombreux pays du Sud (lire ci-dessous, ndlr).

Syngenta minimise la toxicité de ses produits. Pis, lorsque les collectivités locales essaient de protéger leurs populations, la multinationale leur met des bâtons dans les roues. Nous avons reçu en Suisse des représentants de communautés de l'île de Kauai, de l'archipel d'Hawaï, qui sont venus nous informer. Sous pression des habitants, leur parlement a décidé en 2014 d'imposer une zone tampon de 100 mètres entre les champs d'expérimentation OGM de Syngenta et les hôpitaux et les écoles ainsi que d'obliger la firme à dévoiler la nature et la quantité des pesticides. Syngenta a fait recours, n'hésitant pas à mettre en péril la santé des habitants. Or nous savons que la concentration des pesticides à cet endroit est particulièrement élevée.

Bad Guys

Sueurs froides pour le TAFTA ?


Commentaire: Plus les détails de ce traité diabolique seront exposés, plus nous voyons augmenter la possibilité qu'il ne soit pas ratifié. Au fil des mois et des révélations, la population a pris conscience qu'elle risquait (très) gros avec cet accord invraisemblable. La position des politiciens en faveur du TAFTA devient donc difficile : l'attrait d'un libéralisme pathologique plein de promesses financières ou le pouvoir est roi d'un côté ; la peur d'être exposé à la vindicte populaire pour avoir soutenu un traité littéralement indéfendable, de l'autre côté.

Se pourrait-il que d'une manière extraordinaire, nous puissions, à force d'insistance, assister à un ultime soubresaut « démocratique » et voir ces accords disparaitre ? Rien n'est moins sûr, mais il peut être permis d'espérer...

tafta
© Reuters
Greenpeace a annoncé ses intentions de publier des documents relatifs aux négociations en cours sur l'accord de libre-échange commercial qui prouveraient que Washington essaye de porter atteinte aux normes de protection de l'environnement de l'UE.

« Avec ces documents, nous montrerons combien l'environnement, la sécurité alimentaire et le climat sont menacés », a dénoncé l'organisation non gouvernementale Greenpeace, précisant que les documents en question seraient publiés pendant la matinée du 2 mai sur Internet.

Selon l'ONG, les documents représentent 248 pages du texte du traité dit Tafta, soit deux tiers de ce qui avait été discuté lors du 13e cycle de négociations, en avril, à New York.



Bizarro Earth

Meilleur du Web: L'Empire du chaos assiège les BRICS

Traduit par Questions Critiques

brics
Une turbulence majeure semble être dans les cartes pour 2016. Ainsi, la turbulence actuelle pourrait être interprétée comme le calme avant la prochaine tempête géopolitique et financière dévastatrice. Passons en revue l'état actuel de la partie qui se joue, à travers les dilemmes affectant la Maison des Saoud, l'UE et ces trois membres des BRICS, la Russie, le Brésil et la Chine.

Le pétrole et la Maison des Saoud

Peu de personnes connaissent le Baltic Dry Index. Pourtant, cet indice est essentiel pour suivre la progression de la demande en matières premières. Il y a deux mois, il s'échangeait à un plus bas historique. Depuis, il a augmenté de plus de 130%. Le prix de tous les métaux précieux a bondi dans quasiment toutes les devises. Pourquoi est-ce important ? Parce que cela nous dit que la confiance dans les monnaies fiduciaires — en particulier le dollar — décline rapidement.

La hausse de l'indice de la Baltique annonce une augmentation de la demande de pétrole en Asie — en particulier en Chine. Une offre en baisse et une demande en hausse pour le pétrole poussera probablement le prix du baril vers le haut durant le second semestre de 2016. Cela ne veut pas dire que la Maison des Saoud regagnera la confiance des Etats-Unis et de la Russie. Des sources très fiables confirment qu'en ce qui concerne Washington et Moscou, la Maison des Saoud peut être sacrifiée. Ces deux pays, les Etats-Unis (s'ils le voulaient) et la Russie, sont véritablement indépendants en matière d'énergie. De puissantes factions à Washington accusent franchement Riyad de « terreur » — en fait, c'est beaucoup plus compliqué que ça — tandis que Moscou considère que la Maison des Saoud suit les ordres américains visant à détruire la Russie dans une guerre des prix pétroliers.

Arrow Down

Voulez-vous une bombe nucléaire ?

« Merci, président Obama. L'Italie poursuivra avec une grande détermination son engagement pour la sécurité nucléaire » : c'est ce qu'écrit sur twitter le Premier ministre Matteo Renzi, après avoir participé au sommet de Washington sur ce thème en avril. « La prolifération et l'utilisation potentielle d'armes nucléaires —écrit le président Obama dans la présentation du sommet— constituent la plus grande menace pour la sécurité mondiale. C'est pour cela, il y a sept ans à Prague, que j'ai pris l'engagement que les États-Unis cessent de diffuser des armes nucléaires ».

bombe atomique
© GoogleCinq États non-nucléaires violent actuellement le Traité de non-prolifération en hébergeant des bombes atomiques états-uniennes. Ces armes devraient être prochainement modernisées, alors même que Washington vient d’organiser un sommet… contre les violations du Traité.
Au moment justement où il déclare cela, la Fédération des scientifiques américains (Fas) fournit d'autres informations sur les B61-12, les nouvelles bombes nucléaires étasuniennes en phase de développement, destinées à remplacer les actuelles B61 installées par les USA en Italie, en Allemagne, en Belgique, en Hollande et en Turquie. Des tests sont en cours pour doter la B61-12 de capacité anti-bunker, c'est-à-dire celle de pénétrer dans le sous-sol, en explosant en profondeur pour détruire les centres de commandement et autres structures souterraines dans une première frappe nucléaire.

Commentaire: La folie des gouvernements est épouvantable, et l'armement atomique, du "big business". Quand une bombe nucléaire explosera dans un pays européen, qui sait si la population, pour l'instant hypnotisée par l'écran magique de son dernier smartphone, ne prendra-t-elle pas conscience, enfin, du danger nucléaire et de la menace terrible d'avoir pour chefs d'État des malades qui achètent des bombes nucléaires comme s'il s'agissait de voitures dernier modèle.

Quand on voit comment les américains accentuent les provocations aux frontières russes, l'on se dit que cela pourrait très vite dégénérer...
Elle pourrait peut-être nous expliquer pourquoi ces incidents ont toujours lieu près des frontières russes, jamais dans le ciel américain. Désormais, l'ours montre les crocs et il semble que ces interceptions pour le moins acrobatiques deviendront la norme. Au risque de voir un jour un incident bien plus sérieux...



USA

Washington tente de recoloniser l'Amérique latine

pins in brazil
© darrow.org.ukThe sticking point.
Après plus de quinze ans de progressisme et d'avancées sociales, l'Amérique Latine est en pleine recomposition. De l'Argentine au Venezuela en passant par le Brésil, la contre-offensive de la droite est en marche. Dans un contexte marqué par une forte crise économique et des tensions politiques, les Etats-Unis tentent de reconquérir leur ancien « pré-carré ». Journaliste et grand spécialiste de l'Amérique Latine, Carlos Aznarez nous apporte son analyse sur les changements qui s'opèrent dans la région. Lors de ses cent premiers jours au pouvoir, le président argentin Mauricio Macri a reçu le premier ministre italien Mateo Renzi, le président français François Hollande et enfin le président Barack Obama. Dans le même temps, il a abandonné les efforts du gouvernement précédent de promouvoir l'intégration régionale. Quelle est la nouvelle politique étrangère de l'État argentin ? Assistons-nous à un retour du néocolonialisme dans le pays ?

En effet, il y a un changement radical dans la politique extérieure de l'Argentine. Pour autant, il ne faut pas exagérer quant au processus d'intégration impulsé par les époux Kirchner. N'oublions pas, par exemple, que lorsque Chevron a été expulsé d'Équateur après avoir causé une catastrophe écologique sans précédent dans le pays, l'Argentine a continué à recevoir cette multinationale à bras ouverts.

Mais il est vrai que les gouvernements Kirchner entretenaient de très bonnes relations avec le Venezuela, avec Cuba, avec la Bolivie... La politique extérieure a aujourd'hui profondément changé. Nous sommes de nouveau plongés dans des relations destructrices avec les Etats-Unis, l'Union Européenne mais aussi avec Israël. Tout cela provoque un malaise très fort au sein du sous-continent, notamment de la part de ceux qui ont fait le pari d'une intégration sérieuse, et je crois que, malheureusement, ce changement de diplomatie nous mène vers le néocolonialisme.

Commentaire: Voir aussi :