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dim., 24 juil. 2016
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La « vache folle » de retour

Un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie de la "vache folle", a été confirmé dans un élevage des Ardennes. Il s'agit du premier cas de ce type, en France, depuis 2011.

La découverte d'un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans un élevage des Ardennes a été confirmée, jeudi 24 mars, par le Laboratoire de référence de l'Union européenne et le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Forêt. Il s'agit du premier cas détecté en France depuis 2011. Trois cas isolés de ce type ont été détectés, en Europe, depuis 2015.

Communément appelée maladie de la "vache folle", l'ESB est une maladie du cerveau transmissible, mortelle pour le bétail. La suspicion de ce cas a été établie jeudi 17 mars par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) au moyen de prélèvements réalisés à l'équarrissage, avant d'être confirmée aujourd'hui. "La détection de ce cas n'a aucune conséquence pour le consommateur", rassure le ministère.


Commentaire : Le ministère ne rassure que lui-même et l'on pourrait même commencer à s'inquiéter, bien au contraire. Comment la détection d'un cas d'ESB pourrait-elle n'avoir aucune conséquence pour le consommateur quand on sait que la maladie est transmissible et se caractérise par un longue période d'incubation ?


Premier producteur européen de bovins, la France a exporté l'an dernier pour 915 milliards d'euros de bœuf. La survenue de ce cas d'ESB pourrait remettre en cause son statut de pays à "risque négligeable", qu'elle avait retrouvé en 2015 par le biais de l'Organisation mondiale de la santé animale. L'ESB a notamment été au centre d'une crise d'ampleur européenne en 1996, provoquant une chute du marché de la viande bovine et la mise en place de multiples embargos commerciaux.

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La maladie d'Alzheimer dûe à des virus ou bactéries ?


Commentaire : Il y a encore débat sur la nature des virus : vivants ou pas, on sait surtout qu'il reste encore beaucoup à découvrir sur ces « agents infectieux ». On commence à envisager la possibilité qu'ils puissent aussi déclencher des cancers et être impliqués dans des maladies neuro-dégénératives.


© Naeblys, Shutterstock
La piste infectieuse a-t-elle été négligée ?
Une trentaine de chercheurs et cliniciens signent une tribune pour que soit évaluée sérieusement la possibilité que la maladie d'Alzheimer soit liée à des virus ou bactéries. Ils soulignent notamment les preuves troublantes reliant la maladie à l'infection par le virus de l'herpès (HSV1).

La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative caractérisée par un déclin cognitif. Dans le cerveau des malades s'observent des dépôts de peptides bêta-amyloïdes, qui forment des plaques, ainsi que des formes anormales de la protéine Tau. Mais ces marqueurs biologiques sont-ils la cause ou la conséquence de la maladie ? Et s'ils étaient des indicateurs d'une infection ?

Dans un éditorial paru dans Journal of Alzheimer's Disease, des chercheurs jettent un pavé dans la mare en suggérant que la piste infectieuse a été trop longtemps ignorée. Parmi les signataires de cette tribune se trouve un chercheur français, Luc Letenneur, auteur de travaux montrant que les malades d'Alzheimer sont souvent séropositifs vis-à-vis du virus HSV1, le virus de l'herpès. D'après l'OMS, environ les deux tiers des moins de 50 ans sont infectés par le virus HSV1.

Les premières observations de virus de l'herpès dans des cerveaux de patients datent d'une trentaine d'années. HSV1 peut endommager le système nerveux central et causer un déclin cognitif. Il s'attaque au système limbique qui joue un rôle dans le contrôle des émotions, mais aussi dans la mémoire. Cependant, la fréquence de cette infection chez les patients Alzheimer ne prouve pas qu'elle soit responsable de la maladie. En effet, une autre possibilité est que ce soit la maladie d'Alzheimer qui réveille le virus de l'herpès...

Dans leur article, les chercheurs listent différents résultats suggérant le caractère infectieux de la maladie d'Alzheimer. Tout d'abord, des virus et autres micro-organismes sont présents dans le cerveau de la plupart des personnes âgées. Bien qu'ils soient souvent dormants, ils peuvent être réactivés. Ainsi, dans les cerveaux de malades d'Alzheimer, se trouve souvent de l'ADN d'HSV1. De plus, le caractère transmissible de la maladie d'Alzheimer a été mis en évidence dans des cas de greffes de dure-mère.

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Accélerer le déclin de l'humanité avec une pilule contraceptive pour homme ? C'est pour bientôt


Commentaire : Une joyeuseté supplémentaire que nous prépare l'industrie pharmaceutique. Excitée par le potentiel énorme que représente le marché, celle-ci a décidé de ne pas attendre plus longtemps : déclin constant de la qualité du sperme ou pas, pour cause, au hasard, de contamination chimique de l'environnement, de mauvaise alimentation, de sur-médication ou de stress, voilà qu'elle planche sur la pilule miracle, de celle qui peut rapporter des milliards.

Tant pis si la pilule contraceptive féminine a montré qu'il est très dangereux de tripatouiller les hormones produites par nos délicates glandes endocrines : il suffira de signaler une partie des effets secondaires écrits en tout petit sur une notice que personne ne lit, de faire le brainwashing commercial habituel auprès de toubibs peu scrupuleux et de proposer des études cliniques bidons et des valises pleines de pognon pour corrompre à tout va. Très concrètement :

© afp.com/Philippe Huguen
Si l'efficacité de la pilule contraceptive pour femmes n'est plus à prouver, les scientifiques poursuivent leurs recherches pour créer le même mode de contraception pour les hommes.
Une équipe de scientifiques américains a annoncé lors de l'American Chemical Society le 13 mars dernier, avoir fait de grandes avancées en matière de recherche sur la contraception masculine.

La pilule contraceptive pour hommes: une révolution à laquelle nous ne sommes pas prêts d'assister? Pas si sûr. Une équipe de chercheurs américains vient en effet d'annoncer de nouvelles avancées dans la formulation chimique d'une contraception masculine, rapporte le Times.

La clé du succès : les hormones

Lors de la conférence annuelle de l'American Chemical Society, le 13 mars dernier en Californie, plusieurs scientifiques de l'Université du Minnesota ont révélé avoir fait de grands progrès en matière de recherche sur la contraception masculine. Une avancée prometteuse qui s'appuie sur des modifications hormonales : en apportant en excès de la testostérone ou une autre hormone, la pilule réduirait l'activité de la glande hypophyse, bloquant ainsi la production de spermatozoïdes.

Validée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et testée sur quelque 1500 hommes au cours des dernières années, la pilule contraceptive est toutefois encore loin d'arriver sur le marché. Beaucoup d'étapes restent en effet à franchir avant sa commercialisation : si elle est déjà soluble -ce qui marque une véritable avancée-, cette pilule devra avoir un impact réversible dans le cas où l'homme souhaiterait avoir un enfant, et cela sans diminuer la libido.

Quelques contraceptifs masculins ont déjà été produits par l'industrie pharmaceutique. Mais jusqu'ici, tous présentaient des inconvénients. C'est le cas par exemple de la pilule pour hommes créée par des chercheurs Indonésiens l'année dernière qui entraînait une forte prise de poids. D'autres sont parfaitement efficaces mais non solubles, ce qui empêche la prise par la bouche. Or peu de sujets sont prêts à se faire une injection quotidienne à des fins contraceptives.

Cheeseburger

Malbouffe sans frontières, une tragédie humaine supplémentaire


Commentaire : A côté des gouvernants psychopathes, des banquiers, des spéculateurs ; à côté des ténors de l'industrie pharmaceutique, de l'industrie de l'armement, de l'industrie pétrolière, de l'industrie chimique ; à coté de tous ces gens qui font résonner l'histoire de la race humaine comme une espèce de malédiction, se trouvent, au panthéon des plus grands criminels et à l'une des meilleures places, les promoteurs de l'industrie agro-alimentaire. Si l'on n'a pas tous besoin d'une arme, d'une voiture, d'un médicament ou d'actions cotées en bourse, nous avons tous besoin de nourriture, tous les jours. Les potentiels de profits générés par le marché de l'alimentaire sont tellement faramineux qu'ils portent au pouvoir, dans un secteur devenu malade lui aussi, des gens sans conscience et des prédateurs sans foi ni loi.

Et c'est un crève-cœur que de constater que, par manque de connaissance, nous semblons toujours vouloir faire confiance aux mêmes personnes, celles qui sont pourtant nos plus grands bourreaux, à l'image de quelqu'un qui dit dans le reportage : "...mais si c'est vendu, c'est que ça peut pas faire de mal"...



En France comme en Europe, les principaux groupes alimentaires ont signé des engagements, qui valent parfois pour le monde entier. Sur le papier, fini les sucres ajoutés, les colorants industriels, les graisses saturées ou encore le ciblage marketing des plus jeunes. Mais dans les pays émergents, leur principal relais de croissance, certaines marques remettent au goût du jour des techniques désormais interdites en Occident. Dans l'Hexagone, les principaux groupes alimentaires contournent la législation grâce à un nouveau procédé particulièrement retors : les « advergames », jeux gratuits sur Internet comportant de la publicité déguisée. Enquête.

Beer

Un peu de glyphosate dans ta bière ?


Commentaire : Dorénavant, on pourra parler de bière au plastique, aromatisée glyphosate. Pas bien grave, que nous disent les normes et les seuils gouvernementaux. Et puis quand les normes sont dépassées dans l'eau du robinet, par exemple, c'est toujours pas bien grave, puisqu'à en croire certaines personnes pro-Monsanto, « Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne vous fait aucun mal »... N'oublions pas enfin que nous avons eu droit récemment aux tampons et aux serviettes hygiéniques avec option herbicide obligatoire.
Plusieurs études de Gilles-Eric Séralini ont montré qu'il était toxique sur des cultures de cellules humaines, notamment sur des cellules du placenta et de l'embryon. D'autres études sur les rats ont montré que les niveaux de testostérone de la progéniture mâle étaient anormaux. D'autres encore sur des cultures de cellules ont montré que le glyphosate bloquait les récepteurs des hormones mâles et inhibait la production d'œstrogènes. Il existe donc de nombreuses raisons de limiter son exposition à ce produit, d'autant plus qu'on ne connaît pas les conséquences du cocktail de produits chimiques auquel nous sommes exposés quotidiennement ! Source.

© Sputnik/Oleg Zolotov
L'herbicide glyphosate, soupçonné d'être cancérigène, a été trouvé dans les 14 bières allemandes les plus populaires. L'Institut de l'environnement à Munich a testé les 14 bières les plus vendues en Allemagne et a constaté que chacune d'entre elles contenaient des traces du pesticide glyphosate, rapporte le Spiegel.

Les résultats ont montré que Hasseröder, une brasserie en Saxe-Anhalt, avait la plus forte concentration en pesticide avec 29,74 microgrammes de la substance chimique par litre de bière. La quantité de pesticide la plus basse se trouve dans les bières de Bavière Augustiner, qui avait un indice relativement faible de 0,46 microgramme de pesticide dans chaque litre de sa bière ambrée.

Pourtant, cette quantité est plus de quatre fois plus importante que la limite légale pour l'eau potable qui est fixée à 0,1 microgramme par litre, souligne le Spiegel.

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Produits de beauté : les adolescentes particulièrement exposées aux perturbateurs endocriniens

© Peter Arici / Getty Images
Les femmes sont les premières consommatrices de plusieurs de ces produits, elles sont exposées de façons disproportionnées à ces agents chimiques.
Des chercheurs américains sonnent l'alarme. Le recours fréquent aux cosmétiques, parfums et autres produits de beauté peut aller jusqu'à doubler l'exposition des adolescentes à certains perturbateurs du système endocrinien au potentiel toxique. Réalisée par des chercheurs du Center for Environmental Research and Children's Health (CERCH) de l'École de santé publique de l'Université de Berkeley, l'étude a suivi pendant plusieurs jours la concentration de plusieurs agents chimiques courants chez une cohorte d'une centaine de jeunes filles.

En mesurant la présence dans l'urine de plusieurs de ces composés, avant et après leur usage, l'étude conclut que l'usage fréquent de savons, shampooing et crèmes de tout acabit peut comporter des risques à la santé à un âge où le système hormonal et reproducteur de ces jeunes femmes se trouve en plein développement.

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Zika : le virus s'attaquerait au système nerveux des adultes


Commentaire : Reprise d'un commentaire précédent, avec modification.

Nous apprenons que Zika peut-être le déclencheur de certaines maladies, dans certaines conditions. Ils se trouve que ces maladies font aussi partie des effets secondaires générés par les vaccins, dont la cible privilégiée est le système nerveux central : épilepsie, schizophrénie, TDHA, autisme, syndrome Guillain-Barré. Il serait intéressant de faire un comparatif entre les campagnes classiques de vaccination des populations, les zones ou le virus sévit, et l'apparition des maladies mentionnées ci-dessus...

© afp.com/Marvin RECINOS
Le moustique tigre est le principal vecteur de propagation du virus Zika qui est également sexuellement transmissible
Des médecins français ont découvert que le virus Zika pouvait également provoquer une inflammation du cerveau et des méninges chez l'adulte, et entraîner un coma.

Zika n'est pas dangereux uniquement pour les femmes enceintes et leurs fœtus. Le virus, principalement transmis par le moustique tigre, plus rarement par voie sexuelle, peut aussi provoquer une infection du cerveau chez l'adulte, avec coma à la clé, préviennent cette semaine des médecins français, qui apportent de nouvelles preuves scientifiques du résultat de leurs recherches.

Jusqu'à présent, le virus était "seulement" accusé d'être à l'origine de microcéphalie chez les nouveau-nés. Les pouvoirs publics savaient, en outre, qu'il peut déclencher un syndrome dit de Guillain-Barré. Avec cette nouvelle découverte, la dangerosité du virus prend une nouvelle dimension.

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Le sucre augmente de 49% le risque de cancer du poumon

Les aliments ayant un indice glycémique élevé comme le pain blanc pourraient majorer le risque de cancer du poumon, selon des chercheurs américains.

Mauvais pour notre ligne s'ils sont consommés en trop grandes quantités, les glucides pourraient également être néfastes pour nos poumons. Une étude menée par des chercheurs de l'Université du Texas (Etats-Unis) montre que les aliments connus pour faire augmenter l'indice glycémique (IG) dans l'organisme sont significativement associés à un risque de cancer du poumon, que la personne soit fumeuse ou non. L'indice glycémique traduit la capacité d'un aliment à élever le taux de sucre dans le sang. Parmi les aliments qui l'élèvent le plus : le pain blanc (pain de mie), les flocons de maïs ou le riz soufflé.

Plus un aliment a un IG élevé, plus il fait monter la glycémie dans le sang et plus l'insuline est libérée pour compenser cette élévation. Cela augmente les niveaux d'une hormone de croissance dite "IGF" ou "IGF-1" ("Insulin-like Growth Factor"), associée à une majoration du risque de cancer du poumon. "Nous avons observé une hausse de 49% du risque de cancer du poumon chez les sujets ayant les IG les plus élevés par jour" a commenté le Dr Stephanie Melkonian de l'Université du Texas.

Commentaire: Espérons que ce type d'étude mène à la remise question du dogme "tabac = cancer du poumon" :


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Zika : le lien entre le virus et la microcéphalie scientifiquement établi


Commentaire : Reprise d'un commentaire précédent, avec modification.

Nous apprenons que Zika peut-être le déclencheur de certaines maladies, dans certaines conditions. Ils se trouve que ces maladies font aussi partie des effets secondaires générés par les vaccins : épilepsie, schizophrénie, TDHA, autisme, syndrome Guillain-Barré. Il serait intéressant de faire un comparatif entre les campagnes classiques de vaccination des populations, les zones ou le virus sévit, et l'apparition des maladies mentionnées ci-dessus...

© AFP PHOTO / Christophe SIMON
Au Brésil, Matheus et Kleisse s'occupent de leur fils de deux mois, Pietro, atteint de microcéphalie
Une étude, publiée ce vendredi, établit la preuve d'un lien, jusqu'alors soupçonné, entre le virus Zika et la microcéphalie du fœtus.

Zika attaque et détruit des cellules cérébrales humaines en développement, ont démontré des chercheurs en laboratoire, établissant la première preuve scientifique d'un lien entre ce virus et la microcéphalie du fœtus, selon une recherche publiée vendredi. Jusqu'alors, cette relation de cause à effet n'avait pas été prouvée scientifiquement, mais le virus était fortement soupçonné d'être à l'origine des nombreux cas de microcéphalies - une taille anormalement petite du crâne et du cerveau des nouveau-nés - observés en particulier au Brésil où sévit l'épidémie. Cette malformation, grave et irréversible, se caractérise par une taille anormalement petite du crâne et du cerveau des nouveau-nés.

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La phagothérapie : une alternative efficace aux antibiotiques


Commentaire : La montée en flèche de l'antibiorésistance est un phénomène mondial. La phagothérapie pourrait être d'une aide précieuse dans la lutte contre certaines bactéries surpuissantes, mais comme de bien-entendu, là ou il y a de la guérison, il y a peu de profit, et du danger, pour les laboratoires pharmaceutiques, de voir une partie de leur "clientèle" se détourner des traitements classiques pour s'orienter vers des thérapies efficaces et moins onéreuses.

La phagothérapie, qui est l'utilisation de virus, dits bactériophages, pour traiter des infections bactériennes, fait son retour comme alternative potentielle aux antibiotiques pour les bactéries devenues multirésistantes aux antibiotiques comme l'Escherichia coli ou le staphylocoque doré.

Elle a été largement utilisée dans le monde avant la découverte des antibiotiques. Abandonnée par les pays occidentaux, elle est toujours employée et développée dans les pays de l'ancienne Union Soviétique. Le 18 février s'est tenu à l'Assemblée nationale française, un colloque afin de discuter du cadre réglementaire pour réintroduire ces médicaments biologiques.

Ces virus ont une activité plus limitée que les antibiotiques, ne détruisant que certaines souches spécifiques d'une bactérie, mais ne provoquent pratiquement jamais d'effets secondaires graves, explique le Dr Alain Dublanchet qui travaille depuis plusieurs années sur la phagothérapie. Il précise avoir guéri une quinzaine de patients ces dernières années.

Le développement de la phagothérapie se heurte au manque d'intérêt des grands laboratoires parce que les phages sont issus de la nature et donc non brevetables. Quelques start-up commencent néanmoins à s'intéresser à ces bactériophages. Aucun phage n'est encore autorisé chez l'homme en raison notamment de la nécessité de procéder à des essais cliniques qui peuvent prendre de nombreuses années et qui coûtent cher, explique le Dr Jean-Paul Pirnay, de l'hôpital militaire Reine-Astrid à Bruxelles, l'un des rares hôpitaux qui travaillent sur la phagothérapie en dehors de l'ex-bloc soviétique.

Aux États-Unis, les seuls phages commercialisés actuellement sont destinés à protéger les aliments contre des infections bactériennes. L'UE a lancé en 2013 un premier projet, baptisé « Phagoburn » pour tester des phages contre des bactéries résistantes s'attaquant aux plaies de grands brûlés. Sans attendre les résultats de l'essai, l'Agence du médicament (ANSM) a donné une première autorisation de traitement à titre compassionnel en novembre 2015 pour un brûlé grave.

Commentaire: On pourra également visionner ce reportage sur la phagothérapie :