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jeu., 26 avr. 2018
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Santé et Bien-être
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Heart

Propagande - « Trop de bio rend malade »

Un émouvant article a été publié dans le magazine en ligne Slate [1] :
« Je suis la fille d'une ayatollah du bio des années 70. Je n'ai pas été vaccinée. Mon éducation a été gouvernée par des préceptes d'une draconienne salubrité : pas de sucre jusqu'à l'âge d'un an, lait maternel au-delà de la première année, légumes bios cultivés à la maison, lait cru, pas de glutamate, pas d'additifs, pas d'aspartame.

Ma mère avait recours à l'homéopathie, à l'aromathérapie, à l'ostéopathie ; nous ingérions quotidiennement des suppléments de vitamine C et d'échinacea ainsi que de l'huile de foie de morue. »
Ordinateur
© Inconnu
L'auteur, Amy Parker, se présente comme une simple maman anglaise de deux enfants. Elle continue sur plusieurs paragraphes à décrire le mode de vie sain de son enfance, avec peu de viande, de l'eau, la vie au grand air, pas de nourriture industrielle. Puis elle explique :
« L'apparente salubrité de mon style de vie ne m'a pas empêchée de contracter la rougeole, les oreillons, la rubéole, un type de méningite virale, la scarlatine, la coqueluche, une angine par an et la varicelle. Lorsque j'avais une vingtaine d'années, on m'a trouvé des lésions précancéreuses dues au papillomavirus et avant qu'elles ne soient retirées, j'ai passé six mois de ma vie à me demander comment j'allais annoncer à mes enfants de moins de 7 ans que Maman allait peut-être avoir un cancer.

Par conséquent, les craintes des militants anti-vaccins qui clament que nous nous faisons « stériliser l'immunité naturelle » ne marchent pas avec moi. Comment, malgré mon enfance idyllique et mon alimentation incroyablement saine, ai-je pu tomber sans arrêt et si atrocement malade ? »

Attention

Les adjuvants des pesticides les rendent des centaines de fois plus toxiques

pesticides
© inconnu
Les produits pesticides commercialisés sont des centaines de fois plus toxiques pour des cellules humaines que le pesticide lui-même seul, montre une étude française publiée dans la revue BioMed Research International.

Le professeur Gilles-Eric Séralini, auteur de l'étude 2012 qui a beaucoup fait parler sur les effets d'un OGM et du pesticide Roundup sur des rats, signe avec 3 collègues (1) une nouvelle étude montrant que les pesticides sont « 2 à 1000 fois plus toxiques » que ce qui est admis.

« Nous avons étendu les travaux que nous avons faits avec le Roundup et montré que les produits tels qu'ils étaient vendus aux jardiniers et aux agriculteurs, étaient de 2 à 1000 fois plus toxiques que les principes actifs qui sont les seuls à être testés in vivo à moyen et long terme », a-t-il expliqué à l'AFP.

Ambulance

Une adolescente sur cinq a déjà tenté de se suicider

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Selon les premiers résultats d'une enquête épidémiologique, les tentatives de suicide chez les jeunes filles connaissent une hausse inquiétante. | AFP/FRANCOIS LO PRESTI
A 15 ans, près de 21 % des filles et près de 9 % des garçons ont déjà tenté de se suicider. La revue de formation médicale Le Concours médical, dans son numéro de janvier, dévoile les premiers résultats d'une enquête épidémiologique menée conjointement par la faculté de médecine et l'Institut universitaire de santé public de Poitiers et l'Observatoire régional de la santé d'Alsace. Des résultats inquiétants qui légitiment l'organisation, pour la dix-huitième fois consécutive, d'une journée nationale de prévention du suicide, mercredi 5 février.

En juin 2012, 1817 jeunes de 15 ans tirés au sort, dans 171 établissements scolaires des régions Poitou-Charentes et Alsace, ont répondu à un long questionnaire de 88 questions sur la santé, au milieu duquel étaient glissées ces questions : « Au cours de ces douze derniers mois, as-tu tenté de te suicider ? Au cours de ta vie, combien de fois as-tu tenté de te suicider ? ». Les jeunes filles interrogées ont donc été précisément 20,9% à répondre qu'elles avaient bien fait une tentative de suicide (TS), les garçons 8,8%. Et les résultats ont été très similaires en Poitou en en Alsace.

« Le niveau atteint, au dessus de la barre des 20%, et l'augmentation des tentatives de suicide chez les jeunes filles est très impressionnante », insiste le docteur Philippe Binder, médecin généraliste, responsable d'une consultation pour ados à l'hôpital de Rochefort (Charente-Maritime), et maître de conférences à l'université de Poitiers. « Je peux vous dire que je n'ai pas bien dormi le jour où j'ai eu ces résultats. Imaginez, sur cinq jeunes filles que vous croisez dans la rue, l'une d'entre elles a tenté de mettre fin à ses jours... ». Lors d'études précédentes comparables, les adolescentes de 15 ans avaient été 9%, en 1993, à auto-déclarer une TS, et 14,6% en 1999. Chez les jeunes garçons, la progression (4% en 1993, 7,5% en 1999, 8,8% en 2012) est plus lente et semble plafonner.

Attention

Un maïs OGM de plus au sein de l'Union européenne ?

Un nouvel OGM, le maïs TC1507 du groupe américain Pionneer, devrait être autorisé à la culture dans l'UE la semaine prochaine grâce à l'abstention de l'Allemagne, car cette position équivaut à un accord, ont indiqué mercredi à l'AFP plusieurs sources européennes.

"L'Allemagne est en train de passer du contre (l'autorisation de culture) à l'abstention", ont confié deux sources proches du dossier.

Les ministres de l'UE chargés des Affaires européennes doivent se prononcer sur la mise en culture de cet OGM lors d'une réunion à Bruxelles mardi prochain.

Si le gouvernement allemand s'abstient lors de ce vote cela équivaudra à donner un accord à la demande d'autorisation de culture. "Si aucune majorité qualifiée n'est réunie contre la demande, parce qu'un Etat s'abstient, alors elle sera automatiquement approuvée", a expliqué Tonio Borg dans un entretien diffusé par Vieuws, un média internet spécialisé dans les affaires européennes.

Smoking

Fumer ne donne pas le cancer

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La semaine dernière, un médecin belge, le Dr Christian Depamelaere, a piqué une grosse colère dans la presse médicale. Via un article intitulé « Le gouvernement est-il responsable de milliers de morts ? », ce praticien généraliste s'en est pris vertement aux responsable politiques qu'il accuse de favoriser outrancièrement les véhicules roulant au diesel. Or, selon lui, en Belgique, ce sont les émanations des moteurs diesel qui expliquent une mortalité par cancer du sein et du poumon nettement supérieure à la moyenne européenne.

Il est vrai que les données actuelles de la science semblent lui donner raison. D'après le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), les cancers du sein et du poumon seraient liés dans 30 % des cas à la pollution atmosphérique. Et selon la grande étude européenne ESCAPE ( Étude européenne de cohortes sur les effets de la pollution atmosphérique), il y a un lien avéré entre le cancer du poumon et les particules de suie rejetées par les véhicules diesel. Mais de quels liens parle-t-on ?

En laboratoire, il est relativement facile de prouver que la fumée du tabac ou celle des automobiles est cancérigène. Mais pour ça, il faut enfumer des animaux pendant longtemps, et à des doses massives excédant largement les conditions de vie réelles des êtres humains. Effectuées hors labos, les études de cohorte permettent seulement de mettre à jour des corrélations, c'est-à- dire d'identifier des facteurs de risques, et non des liens de cause à effet.

Comprenez-moi bien : je ne vais pas me faire l'avocat de l'industrie du tabac ni de celle de la bagnole. Il est un fait certain que la pollution de l'air, volontaire ou involontaire, contribue à fragiliser les poumons. Que la médecine prenne de plus en plus conscience de l'impact de l'environnement et des comportements sur la santé, c'est une réjouissante évolution. Mais ce qui est regrettable, c'est qu'on transforme des complices en coupables principaux. Exemple: on nous répète sur tous les tons que le tabac provoque le cancer du poumon. Mais la grande majorité des fumeurs, même les plus invétérés, ne développe jamais cette pathologie. Et parmi les malades, 15 % n'ont jamais touché une clope de leur vie. Entre l'herbe à Nicot et le cancer pulmonaire, le lien de causalité directe est donc assez... fumeux. Bien sûr, on va nous rétorquer que la maladie est multifactorielle. Mais une fois encore, on nous fait prendre des vessies pour des lanternes, c'est-à-dire des complices pour des coupables. Non, fumer ne donne pas le cancer !

Stop

1 200 médecins français alertent contre les dangers des pesticides

pesticides dans un champ
© Inconnu

En France, 1 200 médecins ont signé un appel mettant en garde contre les risques des pesticides qui a été rendu public jeudi au Sénat, rapporte
Le Monde. Le même jour, se tenait un colloque usur le thème Pesticides, santé et biodiversité organisé le groupe d'études de l'Assemblée sur la santé et l'environnement.

L'appel est issu d'une initiative locale : « Tout a commencé (...) dans le Limousin, vers la fin 2012 : des riverains de zones d'épandage nous ont interpellés à propos des effets de ces pratiques agricoles sur leur santé », raconte Pierre-Michel Périnaud, médecin généraliste à Limoges.

Après avoir creusé le dossier scientifique les médecins ont, à notre tour, interpellé les responsables politiques locaux, essentiellement en vain.

En quelques mois, l'association a recueilli plusieurs centaines de signatures dans la communauté médicale. Des médecins de Guadeloupe et de Martinique se joignent au mouvement, sensibilisés à la question par l'imprégnation de ces deux départements par le chlordécone, un organochloré persistant dont les effets sanitaires (cancer de la prostate) sur les populations sont avérés.

Recycle

Un sommeil perturbé augmente le risque d'obésité

sommeil et réveil
© Inconnu

On savait que le manque de sommeil a une incidence physiologique et psychologique importante, cette étude britannique montre comment un sommeil perturbé, en décalant l'horloge biologique, altère aussi l'équilibre de certains de nos gènes. Ces conclusions, publiées dans les
Actes de l'Académie des Sciences (PNAS) contribuent à expliquer un risque accru de troubles métaboliques et de cancer déjà documenté.

D'après les résultats de cette recherche, les personnes qui dorment moins de 5 heures par nuit présentent ainsi un risque d'obésité 2 fois et demi plus important que les personnes qui ont un sommeil régulier de plus de 7 heures.

Les chercheurs de l'université de Surrey (Royaume-Uni) ont soumis à des tests, 26 volontaires, âgés de 23 à 31 ans, qui dormaient en moyenne 8 heures par nuit : Durant une première semaine, les participants étaient invités à faire de longues nuits, la semaine suivante, leur sommeil était retardé de 4 heures par jour, jusqu'à un décalage maximum de 12 heures, soit durant 3 jours consécutifs. Les scientifiques ont ensuite analysé « le transcriptome » des participants, à partir d'un échantillon de sang, soit l'ensemble des ARN messagers issus de la transcription du génome présents dans le sang.

Parmi les gènes modifiés, des gènes « du métabolisme » : Les chercheurs identifient 711 gènes dont l'expression apparaît modifiée, parmi lesquels des gènes impliqués dans le métabolisme des glucides, des protéines et des graisses. Des résultats qui contribuent à expliquer l'association entre les troubles du sommeil, et l'obésité, le diabète de type 2 et l'hypertension artérielle.

Source: PNAS 2013 doi:10.1073/pnas.1316335111 Mistimed sleep disrupts circadian regulation of the human transcriptome

Bacon

Epilepsie et troubles neuronaux : agir avec le régime cétogène

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Le régime cétogène largement utilisé pour traiter les patients atteints d'épilepsie en est un exemple flagrant, de ce lien entre le régime alimentaire, et donc le métabolisme et l'activité du cerveau. Ici, les chercheurs de l'Université Mc Gill (Canada) réhabilitent plus largement l'idée que cibler le métabolisme peut contribuer à contrôler ou à inhiber certains des processus cérébraux.

Toujours sur l'épilepsie, la même équipe avait déjà démontré que le sodium - le principal constituant chimique du sel de table - est le commutateur unique d'un important récepteur de neurotransmetteur du cerveau, le récepteur kaïnate, mis en cause dans de nombreuses affections, comme l'épilepsie et la douleur neuropathique.

Energie et transmission, deux fonctions cellulaires intimement couplées

Leur nouvelle étude menée en collaboration avec l'Université de Zurich identifie un lien direct entre le métabolisme des cellules du cerveau et leur capacité à transmettre des informations : Les cellules du cerveau couplent ces deux fonctions indépendantes à l'aide de petits messagers chimiques, appelés espèces réactives de l'oxygène (ROS) connues pour leurs rôles dans l'apoptose, les maladies du vieillissement, comme la maladie d'Alzheimer et de Parkinson, et selon ces nouveaux résultats, également dans la santé du cerveau. Les cellules du cerveau auraient ainsi leurs propres moyens de renforcer l'inhibition, explique le professeur Derek Bowie, pharmacologue à l'Université McGill.

Evil Rays

La loi sur les ondes a été réduite à néant, les lobbies sont contents

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Vous pensiez que la niche parlementaire des "écologistes" permettrait de voter une loi protégeant vraiment la santé des ondes électromagnétiques ? A la niche !

Ce n'est pas un texte de loi, c'est un squelette. Un macchabée. Le 23 janvier, les députés se sont penchés au chevet d'une proposition de loi relative aux ondes électromagnétiques. Un an après l'enterrement d'une loi sur le même sujet, la résurrection du mort-vivant n'a pas eu lieu.

Pire, les amendements visant à renforcer le cadavre de loi ont été rejetés... et remplacés par des dispositions encore moins protectrices, notamment concernant les enfants.

Attention

Les pesticides jusqu'à «mille fois plus toxiques» selon le professeur Gilles-Eric Séralini

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Le professeur de biologie moléculaire Gilles-Eric Séralini pose dans son laboratoire, le 16 janvier 2009 à l'université de Caen Mychele Daniau AFP
Le professeur Gilles-Eric Séralini, auteur d'une étude controversée sur des effets d'un OGM et du pesticide Roundup sur des rats, persiste et signe avec un nouvelle étude montrant selon lui que les pesticides sont «deux à mille fois plus toxiques» qu'annoncés.

«Nous avons étendu les travaux que nous avons faits avec le Roundup et montré que les produits tels qu'ils étaient vendus aux jardiniers, aux agriculteurs, étaient de 2 à 1.000 fois plus toxiques que les principes actifs qui sont les seuls à être testés in vivo à moyen et long terme», a-t-il déclaré jeudi à l'AFP.

Avant mise sur le marché, seuls les effets de la substance active sont évalués et non ceux des produits commercialisés auxquels ont été ajoutés des adjuvants.

«Il y a méprise sur la réelle toxicité des pesticides», a insisté le professeur Séralini, précisant qu'il y a toxicité «quand les cellules commencent à se suicider» au contact du produit et «qu'elles meurent en quantités beaucoup plus significatives que les cellules contrôles».

L'étude, publiée il y a quelques jours dans la revue Biomed Research International (groupe Hindawi) à comité de lecture, est signée du professeur Séralini ainsi que d'autres membres de l'université de Caen, où se trouve son laboratoire, et du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen).