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mer., 22 nov. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Santé et Bien-être
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Un tiers de l'Amérique serait au sans gluten

Une vague de sans gluten déferle sur les Etats-Unis, obligeant les industriels à modifier la composition de leurs produits, et les restaurateurs à élargir leur carte. La consommation de blé est au plus bas. Décryptage.

Selon les derniers chiffres disponibles, un Américain sur trois, soit environ 105 millions de personnes, fuit les aliments contenant du gluten en raison d'une maladie cœliaque, d'une sensibilité au gluten réelle ou supposée, de maladies auto-immunes, ou par choix personnel (enquête NPD 2013). Ce mouvement d'une ampleur sans précédent a pris les industriels de court et les oblige à reformuler en catastrophe leurs produits ou les éliminer carrément des rayons. Des entreprises comme General Mills et Kellogg par exemple, font disparaître certains de leurs produits à base de farine de blé, mais aussi des ingrédients qui renferment du gluten comme le sirop de malt d'orge. Les restaurants sont de plus en plus nombreux à proposer une carte sans gluten. Les brasseurs aussi modifient la composition de leurs bières. Le marché du sans gluten devrait progresser de 4,4 milliards de dollars à 6,6 milliards entre 2012 et 2017.

Ce sont de bonnes nouvelles pour les Américains qui souffrent de maladie cœliaque ou de sensibilité au gluten, car jusqu'à une époque récente il leur était difficile de faire leur marché. Cependant, ce mouvement a ses contradicteurs : médecins, journalistes, industriels, pour lesquels seules les personnes souffrant de maladie cœliaque peuvent tirer un bénéfice d'un régime sans gluten. La même attitude de déni se retrouve en France.

Nuke

Les effets de Fukushima sur les bébés californiens

Alors que les officiels japonais commencent à peine à reconnaitre que tous les évacués de la zone interdite de Fukushima ne pourront peut-être pas rentrer chez eux, Chris Busby publie un article qui rappelle les dangers de la vie en secteur contaminé. Il dénonce encore une fois les mensonges des scientifiques pro-nucléaires sur la soi-disant innocuité des faibles doses, avec l'exemple d'une étude sur les bébés californiens...

Tout le monde n'aura pas la chance de retourner vivre en enfer

C'est désormais officiel. Toutes les personnes évacuées de la zone interdite autour de la centrale nucléaire de Fukushima ne pourront pas rentrer chez elles. Ce sont les autorités japonaises qui le disent. On croit rêver, mais c'est pourtant vrai... Jusqu'à présent, les officiels affirmaient que les réfugiés pourraient un jour rentrer chez eux et reprendre leur vie d'avant la catastrophe... On attend avec impatience les traditionnelles courbettes de la part des officiels qui ne manqueront pas de s'excuser d'avoir échoué dans leur impossible mission de décontamination, mais qui, dès que les caméras seront coupées, continueront de priver les enfants de la préfecture de Fukushima du minimum de solidarité nationale qui aurait pu garantir la préservation de leur santé.

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Plus de féculents, plus d'infarctus

Les hommes et femmes qui consomment le plus de glucides ont un risque deux à trois fois plus élevé de maladie coronarienne, selon une grande étude conduite en Chine.

Les glucides sont une grande famille qui comprend les sucres simples et les aliments riches en amidon comme le pain, les pâtes, les pommes de terre.

Les pouvoirs publics mettent en garde à juste titre contre les aliments sucrés mais continuent de promouvoir la surconsommation de féculents : pain, pâtes, riz, pommes de terre...

LaNutrition.fr juge depuis l'origine cette promotion particulièrement inappropriée dans la mesure où une consommation importante de ces aliments, qui se traduit par une charge glycémique élevée, a été associée à un risque accru de stéatose hépatique, de diabète, de certains cancers et de maladie cardiovasculaire, surtout lorsqu'on est sédentaire (ce qui est le cas de la majorité de la population).

Bacon n Eggs

Le gras est bon pour la santé

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Si vous n'arrivez pas à savoir si vous devez supprimer le gras ou pas dans votre régime alimentaire, sachez que vous n'êtes pas le/la seul(e). Voici ce qu'il faut retenir: le gras ne fait pas grossir et ne rend pas malade.

On peut se demander alors pourquoi tant de gens croient que le gras (les lipides) est mauvais pour la santé et qu'il provoque des crises cardiaques. Tout a commencé il y a plusieurs décennies, lors de "l'étude des 7 pays" menée par le Dr. Ancel Keys qui étudiait le rapport entre risques de maladies cardio-vasculaires et régime alimentaire. Ce médecin avait établi qu'on trouvait plus de maladies cardio-vasculaires dans les pays dans lesquels les gens mangeaient plus de gras -surtout des gras saturés- et il en avait conclu que les lipides étaient responsables de ces maladies. Mais il y a un problème avec cette étude: une corrélation ne signifie pas causalité. Ce n'est pas parce qu'une même population avait une consommation de gras et des maladies cardiaques plus importantes que les dernières étaient causées par la première. On pourrait voir les choses autrement: ce n'est pas parce que vous vous levez chaque matin que le soleil se lève. Une étude qui observerait cela trouverait une corrélation de 100% entre les deux faits, mais il serait faux d'en conclure pour autant que vous êtes responsable du lever du soleil.

C'est à cause de ce genre d'études qu'on pense que les gras saturés sont responsables des maladies cardiaques. Mais en réalité, on a détourné notre attention du fait que le sucre est le vrai coupable, ce que l'on sait maintenant. Un article publié dans l'American Journal of Clinical Nutrition passant en revue toutes les recherches sur les gras saturés a ainsi constaté qu'il n'existait pas de corrélation entre maladies du cœur et gras saturés. Un récent éditorial dans le British Journal of Medicine insiste aussi fortement sur ce point, et brise le mythe des lipides, causes de l'obésité et des maladies cardiaques. Des chercheurs ont en effet établi que bien qu'il soit vrai que diminuer les graisses saturées dans un régime peuvent effectivement faire globalement baisser le cholestérol, cela diminue en réalité le "bon" cholestérol, les HDL (lipoprotéines de haute densité) légers qui ne posent pas du tout problème. Quand les gens mangent moins de gras, ils ont tendance à manger plus d'amidon ou de sucre à la place, ce qui augmente, en fait, le risque de "mauvais" cholestérol, ce cholestérol petit et dense qui cause les crises cardiaques.

Attention

Les OGM responsables de l'augmentation de l'allergie au gluten

Traduit par Blogapares

Une étude récente vient de démontrer que les OGM sont à l'origine de troubles intestinaux liés au gluten qui affectent 18 millions d'Américains.

Le rapport a été publié par l' Institute for Responsible Technology (IRT) qui a étudié des données américaines fournies par le Ministère de l'agriculture, l'Environmental Protection Agency ainsi que par diverses publications médicales et des résultats de la recherche internationale sur la question. Selon Jeffrey M. Smith, directeur exécutif de l'IRT, la sensibilité au gluten est très diverse et peut varier en gravité, allant d'un léger inconfort à la maladie coeliaque, maladie auto-immune grave qui peut, si non diagnostiquée à temps, multiplier par quatre le taux de mortalité.

Smith affirme que dans le soja, le maïs, le coton, le colza, la betterave à sucre, la courgette, la courge jaune, la papaye hawaïenne et la luzerne, la toxine Bt (Bacillus thuringiensis) , le glyphosate et d'autres composants des OGM sont liés à cinq des conditions qui entraînent ou aggravent les troubles liés gluten.

Bandaid

Interdire la circoncision en Europe ?

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© Inconnu
Une résolution adoptée, le 1er octobre 2013, par le Conseil de l'Europe inquiète les responsables juifs et musulmans. Le pasteur Morley réfute leurs arguments dans Réforme.

La circoncision des petits garçons est-elle une atteinte au "droit des enfants à l'intégrité physique" ?

C'est la position adoptée à une large majorité par le Conseil de l'Europe.

La résolution adoptée à une large majorité, le 1er octobre 2013, invite les États européens à « définir clairement les conditions médicales, sanitaires et autres à respecter s'agissant des pratiques qui sont aujourd'hui largement répandues dans certaines communautés religieuses, telles que la circoncision médicalement non justifiée des jeunes garçons ».

Juifs et musulmans s'inquiètent d'une remise en cause de leurs traditions religieuses.

A contrario, le pasteur protestant Jean-Paul Morley, estime dans une tribune publiée, cette semaine, dans Réforme, que l'on pourrait "imaginer une circoncision symbolique".
Une contribution intéressante au débat.

Pills

Sida : un nouveau pas pour éradiquer les réservoirs viraux du VIH

Le principal problème avec le VIH aujourd'hui, c'est qu'il se cache dans des cellules et qu'il ressurgit dès lors que l'on stoppe les traitements. Mais des scientifiques français pensent avoir trouvé un anticorps qui permet d'enfermer le virus dans les réservoirs dans lesquels il attend.

© Medical Art Service, Munich, Wellcome Images, cc by nc nd 2.0
Des chercheurs français ont été les premiers à découvrir le VIH. Et si c'était d'autres chercheurs français qui mettaient en évidence une façon de s’en débarrasser ? Une équipe de l'Inserm pense pouvoir contenir le virus du Sida dans les réservoirs viraux, et ainsi débarrasser l'organisme du pathogène. Une piste à suivre...
Le statut du Sida est passé de maladie mortelle à celui de maladie chronique qui impose des traitements à vie. Car même si les trithérapies éliminent l'immense majorité des virus, certains restent tapis au sein de cellules immunitaires, soit des lymphocytes T et des macrophages. Signifiant « gros mangeurs » en grec, les macrophages avalent et détruisent les débris cellulaires et les microbes pathogènes dans notre corps. Mais le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est capable d'y rentrer, de s'y multiplier et d'y constituer des réservoirs de particules virales.

Stockées dans des compartiments internes, ces particules sont difficilement accessibles aux médicaments antiviraux et aux attaques du système immunitaire. De plus, contrairement aux lymphocytes T qui meurent quelques jours après avoir été infectés, les macrophages sont beaucoup plus résistants à la présence ennemie en leur sein : ils peuvent héberger le VIH pendant des mois, voire des années.

En suivant le devenir de macrophages avant et après infection par le VIH, une équipe du laboratoire immunité et cancer de l'Institut Curie montre dans une publication du Journal of Experimental Medicine que ces compartiments internes, dans lesquels les virus s'accumulent, préexistent à l'infection. « Cela pourrait expliquer le rôle particulier des macrophages en tant que réservoirs du VIH », souligne Philippe Benaroch, qui a mené l'étude.

Health

Dans quel état de santé sont les gens à Fukushima ?

J'ai récemment reçu un coup de fil de Madame H, qui me priait de lui prêter de l'argent. Avant la catastrophe, elle habitait dans le village de Tōni, dépendant de la ville de Kamaishi, dans le département de Iwate et gagnait suffisamment bien sa vie, mais sa maison a été détruite par le tsunami si bien qu'elle et son mari ont perdu leur travail de pêche. Son fils souffre de troubles psychiques consécutifs au choc provoqué par le raz-de-marée. En raison de l'état de leur enfant, ils ont décidé de s'installer dans la ville de Marioka, chef-lieu du département de Iwate, pour y commencer une nouvelle vie. Mais la vie à Marioka n'est pas aussi facile qu'ils l'avaient imaginée. Son mari a commencé à travailler dans une compagnie, mais son salaire n'est pas assez élevé pour couvrir leurs dépenses. Elle aussi avait pris un travail, mais elle n'a pas pu s'intégrer à l'atelier et a dû très vite renoncer. Son fils est entré dans une école secondaire privée en 2012, mais lui non plus n'a pas réussi à bien s'adapter et à présent il ne peut plus la fréquenter.

Je suppose qu'après la catastrophe les sinistrés disposaient d'une certaine épargne, mais maintenant, deux ans et huit mois plus tard, celle-ci est presque totalement épuisée, et pourtant ils ne voient luire aucun espoir d'avenir et ils sont confrontés à toujours plus de difficultés. Je traiterai aujourd'hui de l'état des victimes de Fukushima qui, du fait de l'accident nucléaire, ont une vie plus difficile.

Syringe

Plainte contre le vaccin anticancer de l'utérus Gardasil

Une jeune Aquitaine a déposé une plainte visant Sanofi Pasteur et l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour de graves effets secondaires liés, selon elle, au vaccin Gardasil contre le cancer du col de l'utérus, a-t-on appris dimanche auprès de son avocat.

Me Jean-Christophe Coubris, par ailleurs avocat de victimes de l'antidiabétique Mediator, a indiqué avoir déposé une plainte simple vendredi auprès du parquet du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine", confirmant une information de Sud Ouest Dimanche et du Journal du dimanche.

Après deux injections de vaccin Gardasil en octobre puis décembre 2010, la jeune femme, âgée de 18 ans aujourd'hui, a été hospitalisée à plusieurs reprises en 2011 à Dax (Landes) après des vertiges et des vomissements, puis au CHU de Bordeaux après avoir souffert d'une perte de la vue, de la marche et de paralysie faciale notamment.

Family

Les enfants sont de moins en moins endurants

Les enfants sont moins endurants qu'il y a trente ans : ils ont des capacités inférieures de 15% à celles de leurs parents au même âge.

Selon une étude australienne présentée le 19 novembre aux sessions scientifiques 2013 de l'American Heart Association, à Dallas. L'équipe de Grant Tomkinson, de l'université d'Australie-Méridionale, a analysé 50 études menées entre 1964 et 2010, évaluant l'endurance de plus de 25 millions d'enfants âgés de 9 à 17 ans dans 28 pays. Leur condition physique a été évaluée en fonction de la distance qu'ils pouvaient parcourir en un temps donné (5 à 15 minutes), et du temps qu'ils mettaient à parcourir une distance donnée (800 mètres à 1600 mètres).

Résultats : les enfants d'aujourd'hui, filles et garçons, quel que soit leur âge ; courent moins vite et moins longtemps que leurs parents. Depuis les années 1970, les enfants ont perdu en moyenne tous les dix ans 5% de leurs capacités aérobiques. Les raisons, selon les auteurs de l'étude : les enfants se dépensent de moins en moins et ils sont de plus en plus gros. La France serait un peu moins affectée, avec une baisse des capacités de 2% tous les dix ans depuis 1970. Aux Etats-Unis, en revanche, le déclin est plus marqué : 6% tous les dix ans.