Les Maîtres du MondeS


Radar

Les fournisseurs d'armes de Coulibaly connus par quatre services de sécurité

Amedy Coulibaly
Amedy Coulibaly
Un nouveau trafiquant présumé, Antoine Denevi, a été interpellé le 13 avril à Malaga après avoir dénoncé son réseau en juin 2014. Huit mois avant l'attaque de l'HyperCacher de Vincennes, la PJ lilloise et la DCRI suivaient donc la filière de remilitarisation d'armes slovaques utilisées par Coulibaly. L'ancien militaire Claude Hermant informait de son côté la gendarmerie et les douanes.

Commentaire: Coulibaly est le nom associé à l'attentat contre Hyper cacher de Paris. L'article complet est en accès payant sur le site de Mediapart.

Voir aussi : Les terroristes parisiens étaient financés par Anwar Al Awaki, un invité d'honneur du Pentagone


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Journalisme contemporain : pendant 7 ans, un pigiste du Guardian a écrit sur ses amis imaginaires

guardian
© Flickr/ guasteví
Le Guardian, un des quotidiens les plus réputés du Royaume-Uni, s'est retrouvé au cœur d'un scandale : un bon nombre de personnes citées dans des articles rédigés par un de ses journalistes n'ont jamais existé en réalité ou du moins n'ont jamais été en contact avec le journal.

À l'origine de cette polémique se trouve Joseph Mayton, un pigiste qui a collaboré avec le Guardian à partir de 2009. Après six ans de collaboration, le quotidien a reçu une plainte contre le journaliste. Ce dernier a été soupçonné d'avoir inventé des personnes citées et des commentaires pour ses textes. Le média a alors engagé un expert indépendant afin de vérifier ses productions et d'éclaircir l'affaire. Le spécialiste a confirmé les soupçons. M. Mayton s'est de son côté empressé de balayer toutes les accusations, mais n'a réussi à fournir aucun enregistrement, ni courrier, ni autre preuve susceptible de confirmer qu'il avait réellement contacté les personnes évoquées dans ses articles.

Commentaire: Peux t-on s'étonner que la supercherie ait pu durer si longtemps ? Pas vraiment : les biais cognitifs et les croyances qui sont les nôtres nous mettent à la merci du mensonge sans que celui-ci ait besoin d'être très élaboré.

Quand au journalisme... :



USA

Face à l'agressivité de l'Empire du chaos, la Russie est prête à la guerre

Traduit par Résistance 71

USA - RUSSIA
Ainsi donc les ministres des affaires étrangères des 28 pays membres de l'OTAN se sont réunis à Bruxelles pour un sommet de deux jours, alors que la formidable puissance militaire du Montenegro était adoubée comme nouveau membre.

Le Robocop mondial que se veut être l'OTAN a discuté de manière tout à fait prévisible de l'Afghanistan (une guerre que l'OTAN a ignoblement perdu), de l'Irak ( une guerre que le Pentagone a ignoblement perdu), la Libye (une nation que l'OTAN a transformé en un état décrépi, dévasté par un enfer de guerres miliciennes), la Syrie (une nation que l'OTAN, via la Turquie, aimerait beaucoup envahir et qui est déjà dans un enfer de guerre miliciennes).

Les Afghans doivent maintenant demeurer persuadés que la mission de soutien résolu de l'OTAN, plus le "soutien financier des forces afghanes", assureront finalement le succès de l'Opération Enduring Freedom pour toujours.

Les Libyens doivent demeurer convaincus, des mots mêmes de la figure de proue de l'OTAN Jens Stoltenberg, que nous "devrons être prêts à soutenir le nouveau gouvernement d'accord national en Libye".

Stoltenberg a dûment confirmé: "Nous avons déjà décidé d'améliorer notre présence dans la partie orientale de l'alliance. Nos planificateurs militaires ont émis des propositions pour que plusieurs bataillons soient déployés dans plusieurs pays de la région. Aucune décision n'a encore été prise quant au nombre et aux endroits de déploiement."

Airplane

Retour de bâton : la presse saoudienne accuse les USA d'avoir détruit le WTC pour prétexter une guerre perpétuelle

Traduit par Hervé, relu par nadine pour le Saker Francophone

11-s 911
© REUTERS/Sean Adair
En réponse à un vote unanime du Sénat américain pour permettre aux familles des victimes du 9/11 de poursuivre l'Arabie saoudite devant une Cour fédérale, un rapport publié dans le journal Al-Hayat basé à Londres, dû à l'expert juridique saoudien Katib al-Shammari, allègue que les États-Unis ont orchestré les attentats terroristes comme un moyen de se créer un ennemi nébuleux, afin de gagner le soutien du public pour une guerre mondiale contre le terrorisme.

Le rapport al-Shammari, traduit par l'Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (MEMRI), affirme que depuis longtemps la politique américaine est «construite sur le principe de la planification préalable et des probabilités futures», que les États-Unis ont maintenant tournée contre le régime saoudien après l'avoir employée avec succès contre les talibans et al-Qaïda d'abord, puis Saddam Hussein et son Irak contrôlé par le régime laïque baasiste.

Al-Shammari affirme que les récentes menaces américaines pour exposer les documents impliquant le gouvernement saoudien, sont tout simplement la poursuite d'une politique américaine, qu'il désigne comme «la victoire par les archives». Il souligne que, lors de l'invasion initiale de l'Irak, sous George HW Bush, Saddam Hussein a été laissé en vie et au pouvoir pour être utilisé comme «monnaie d'échange», mais quand les États-Unis ont décidé qu'il n'était «plus un as dans leur manche», Washington s'est déplacé pour renverser son gouvernement et installer au pouvoir un parti soutenu par les Américains.

Che Guevara

Temps des contre-coups d'États en Amérique Latine ?... et en Europe ?

Traduit par Les Grosses Orchades

chili
Santiago du Chili, 23 mai 2016
Qu'est-ce qui arrive quand ceux qui crient au terrorisme sont les terroristes ? Je veux parler des grands groupes d'affaires supra-nationaux et les oligarques financiers qui n'agissent que dans leur propre intérêt, exclusivement axé sur le profit, sous la direction de Washington et la protection des tueurs de l'OTAN. Ce qui arrive, c'est de la peur et du déboussolement. La peur est l'arme de choix des vrais terroristes, de ceux qui veulent nous faire croire qu'ils propagent et défendent la démocratie. Par la peur, ils soumettent le monde qui leur lèche les bottes, et parfois pire. Mais les peuples sont peut-être en train de se réveiller. Dans le monde entier. Les plans soigneusement ourdis par les Anglo-sionistes, comme le PNAC (« plan pour un nouveau siècle américain »), sont en train d'exploser et leurs débris de se transformer en une masse mobile qui fonce tout droit sur la tyrannie néo-libérale du Monde Globalisé ou Nouvel Ordre Mondial.

Des manifestants descendent, par dizaines de millions dans les rues de tout ce qu'il est convenu d'appeler « l'Occident », où les populations sont opprimées et réduites en esclavage par leurs propres « élites », frai des infâmes colonialistes passés et présents.

AMÉRIQUE LATINE

Dans les villes du Brésil, ils sont des millions dans les rues à protester contre la prise de contrôle illégale de la présidence, au mépris de la volonté de 54 millions d'électeurs, par un Parlement corrompu, et même pire que cela, et un vice-président, Michel Temer, qui, lui-même, est accusé de corruption et devrait être inéligible à n'importe quelle fonction publique pour les huit ans à venir; et c'est même pire puisque Michel Temer, comme vient de le révéler Wikileaks, a pendant des années espionné son pays pour le compte de la CIA. Selon les règles partout admises, c'est un crime de haute trahison. La procédure de destitution de Dilma Roussef a été diligentée par un autre membre corrompu du Parlement, son propre président Eduardo Cuñha, accusé, lui, d'être impliqué dans une affaire de corruption impliquant Petrobras et portant sur 40 millions de dollars US. Il vient d'être lui-même démis de ses fonctions.

Eye 1

Guerre au cash : il est temps de riposter

guerre au cash
Les attaques des zombies se multiplient ces derniers temps. Tout vient des taux négatifs. Avec cette dernière crétinerie, les zombies pourraient se retrouver pris à leur propre piège. Or, c'est bien connu, la meilleure défense est l'attaque. Si vous nous suivez depuis un moment, vous commencez à savoir discerner les zombies. Bill Bonner en parle souvent.

Un zombie est une créature physique (quelqu'un) ou morale (entreprise) qui prospère, vit ou survit grâce à des fonds publics, l'argent des autres (le nôtre). Un zombie est financièrement mort, car il sera incapable de rembourser ses dettes, mais il donne l'illusion de la vie en s'acquittant d'intérêts. Pour conserver cette illusion de vie, le zombie a besoin de plus en plus de capital, de subventions, d'aides. Gouvernement de l'ombre, « État profond », kleptocrate, politicien... le zombie est polymorphe. Mais une seule chose le nourrit : vous ! Pire, il prospère et prolifère grâce à vous.

Commentaire: Lorsqu'on voit avec quelle efficacité les élites parviennent à mettre à genoux des pays entiers, à l'instar de la Grèce, on se dit que la suppression de l'argent liquide sonne comme l'avènement de notre soumission totale et définitive aux oligarchies financières :


Bad Guys

Meilleur du Web: La Grèce en perdition : appauvrissement et dépopulation... planifiés ?


Comment: Les conséquences de la politique menée par les personnes qui promeuvent l'Europe telle que nous la subissons sont calamiteuses. Au vu des résultats de terrain, l'exemple grec nous renseigne et nous questionne : peux t-on invoquer la malchance ? La mauvaise volonté des uns et des autres ? Des erreurs politiques ? On peut sans doute, comme nous le faisons tous pour tenter d'expliquer depuis des milliers d'années pourquoi les êtres humains commettent toujours les mêmes erreurs, encore et encore, en tous lieux, toutes civilisations confondues. On peut aussi se poser une autre question : quelle est la nature de la conscience qui anime nos dirigeants pour avoir atteint un degré d'inhumanité tel qu'il motive l'application de politiques aussi nuisibles... en tous lieux, toutes civilisations confondues ?

N'est-ce pas là l'occasion de comprendre que ce qui nous éreinte n'est sans doute qu'un symptôme ? Que ce qui nous oppresse est en fait la manifestation d'un mal réel s'exprimant à travers le prisme des psychologies dérangées, malades et perverties de nos dirigeants ? Questions de pure forme, quand on lit ce qui suit :

grece
Et si l'austérité imposée à la Grèce par l'oligarchie financière servait une politique malthusienne de réduction de sa population ? Cette hypothèse a priori délirante trouve des arguments dans la démantèlement du système de santé publique grec qui a déjà fait des milliers de victimes et qui, poussé à son terme, privera de couverture maladie un nombre considérable de personnes.

De fait, la population grecque diminue et a déjà perdu 350.000 habitants depuis 2007. On sait par ailleurs que la Grèce n'est qu'un terrain d'essai et cette expérience dévastatrice est destinée à être généralisée à l'échelle de l'Europe, puis du monde. Purger la population d'une partie de ses éléments est en réalité nécessaire à l'oligarchie mondialiste pour résoudre un problème démographique crucial pour sa domination : comment la minorité qu'elle constitue peut exercer sa dictature contre des populations en extension continue et soumises à des conditions de vie toujours plus dégradées ? Les élites mondialistes ne cachent pas leurs projets : au contrôle des masses par puçage électronique se combineront les politiques malthusiennes de réduction de la population mondiale.

Attention

Une opération de l'OTAN est-elle imminente en Libye ? La Grèce ferme son espace aérien aux avions libyens

Dans le cadre de la préparation d'une opération de l'OTAN en Libye, la Grèce a fermé son espace aérien aux avions libyens pour trois mois, a indiqué une source proche du dossier à l'agence russe RIA Novosti. D'après la source contactée par RIA Novosti, les régions d'information de vol (FIR) de la Grèce sont fermées à tous les avions libyens, tout comme les FIR italiennes et maltaises.

libye
© GoogleEspace aérien de Grèce fermé aux avions de la Libye
«C'est lié à la préparation de l'opération de l'OTAN en Libye. Elle peut être lancée dans les jours qui viennent. D'ailleurs, elle a été prévue pour mercredi [25 mai]», a précisé la source. Dans le même temps, le journal The Times indique que les forces spéciales britanniques ont déjà été impliquées dans des opérations en territoire libyen au mois de mai.

Commentaire: Lire aussi:


Jet2

Mossoul : quand « la guerre contre la terreur » devient la guerre contre les civils

A la suite de la publication d'un rapport par USA Today (1), les opérations militaires du type « haut-risque - haute récompense » seront, selon les propos des militaires cités, autorisées au niveau inférieur. Ce qui veut dire que ces opérations sur des zones de denses populations où les militants proéminents sont présumés se trouver n'auront pas à attendre un accord des centres de commandement américain, l'US Central Command. Si ce changement vise à des « frappes plus rapidement exécutées » selon le colonel Steve Warren, porte-parole du département de la défense à Bagdad, « elles ne devraient pas entraîner des pertes civiles plus importantes ».

guerre
© GooglePour le haut commandement les "pertes civiles" ne semblen jamais importantes et pourtant elle le sont

Commentaire : La guerre contre le terrorisme est surtout une guerre de terreur menée contre les population civiles ; même si les responsables militaires minimisent les pertes civiles lors de ces attaques, il semble que pour eux, le degré d'efficacité soit proportionnel au degré de terreur ressentie par les populations. La perte de civils en grand nombre (qualifiée de "pertes minimes" chez les responsables militaires, adeptes du cynisme le plus révoltant) est un des objectifs de ces « attaques contre le terrorisme », une excuse pour terroriser la population. Voilà l'un des objectifs principaux, derrière l'écran de fumée de la lutte contre le terrorisme.


Eye 1

TAFTA, CETA, TISA, même combat


Comment: Ces traités visent bien entendu à détruire la souveraineté des nations. Le monde, ainsi réduit à un marché pour multinationales, ne possède alors plus de frontières. Les citoyens ne sont plus protégés par les lois de leur propre pays et sont à la merci d'entités économiques toutes-puissantes sachant dicter leurs exigences aux responsables politiques. Concrètement :

Manifestation contre les traités Tafta
© AFPManifestation contre les traités Tafta, Tisa et Ceta, en Allemagne en juin 2015. Photo Philipp Guelland
Il y a le Tafta (ou TTIP), le traité de libre-échange transatlantique, auquel la France menace - tardivement - de dire «non» : le 3 mai, après la publication par Greenpeace de 248 pages de documents secrets, le secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Matthias Fekl, affirmait sur RFI que l'arrêt des négociations était « l'option la plus probable » en raison de « l'état d'esprit des États-Unis », pas assez donnant donnant.

Il y a aussi le Ceta, pour Comprehensive Economic and Trade Agreement, conclu en 2014 entre l'Europe et le Canada, et que le Parlement wallon ne veut pas ratifier. Et puis il y a le Trade in Services Agreement, ou Tisa, l'accord sur le commerce des services. Le moins connu des projets de traité réunit pas moins de 23 parties prenantes, dont les États-Unis, l'Australie, le Japon, le Canada, la Suisse ou le Mexique, ainsi que l'Union européenne au nom de ses 28 États membres. Les négociations sur le Tisa ont commencé en mars 2013. Depuis, elles se déroulent dans l'opacité la plus complète. Ou presque.