Comment: Nous commettons l'erreur de penser que les politiciens haut placés, et les hommes de pouvoir en général, sont des gens ordinaires ; qu'ils sont pour ainsi dire comme nous. On les imagine parfois pétris de doutes, d'hésitations, emplis de luttes intérieures, de conflits et de dilemmes moraux pour savoir comment toujours agir au mieux, dans l'intérêt de tous... Mais rien de tout cela n'existe vraiment. En adéquation parfaite avec un Système qui favorise la loi du plus fort, la lutte et la compétitivité, l'homme sans conscience est attiré et porté par celui-ci. Il trouve sa juste place dans une structure qui lui permet d'exprimer sa vraie nature. Est-il surprenant alors de trouver aux postes-clés du pouvoir des personnes qui se soucient si peu de justice, de compassion et d'égalité ? De trouver des personnes dont les décisions, froides et calculées, en font périr des millions d'autres ? C'est bien une "folie collective" dont il s'agit, intrinsèque à toutes les institutions, les administrations et les pays du monde entier ; une folie initiant ce que l'on peut appeler "l'avènement du psychopathe", qu'il soit politique, militaire ou scientifique. Un facteur pathologique à prendre en compte, incontournable, qui permet d'éclairer d'une toute nouvelle façon des évènements et des bouleversements mondiaux que nous n'aurions peut-être plus alors à subir, qui sait.
Traduction : VD
Plus de 50 « diplomates » du Département d'État des États-Unis [Ministère des Affaires Étrangères - NdT] ont envoyé un rapport « dissident » exhortant le président Obama à lancer des frappes militaires contre l'armée syrienne, un signe de plus que ce Ministère a disjoncté de façon collective.
Au cours des dernières décennies, le département d'État des États-Unis qui était jadis une maison raisonnablement professionnelle et réaliste en matière de diplomatie est devenu un repaire de bureaucrates guerriers possédés par des obsessions impériales, un phénomène dangereux souligné par la récente « dissidence » de masse en faveur de nouvelles tueries en Syrie.
51 « diplomates » du Département d'État ont signé une note de service distribuée par un « canal de la dissidence » officiel, demandant des frappes militaires contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad dont les forces ont mené la contre-offensive contre les extrémistes islamistes qui cherchent à contrôler cette importante nation du Moyen-Orient .
Le fait qu'un si grand nombre de fonctionnaires du Département d'État plaident en faveur d'un élargissement de la guerre d'agression en accord avec l'agenda néoconservateur, qui a placé la Syrie sur une liste noire il y a vingt ans, est révélateur du degré de folie qui s'est emparé du Département d'État.Le Département d'État semble être devenu un mélange de néoconservateurs pur jus, de libéraux interventionnistes et de quelques arrivistes qui ont compris qu'il était dans leur intérêt de se comporter comme des proconsuls globaux qui imposent leurs solutions ou recherchent un « changement de régime » plutôt que de se comporter en diplomates respectueux à la recherche de véritables compromis.
Même certains fonctionnaires du Département d'État, que je connais personnellement et qui ne sont pas vraiment néoconservateurs ou libéraux-faucons, agissent comme s'ils avaient avalé la pilule et toute la boîte avec. Ils parlent comme des durs et se comportent avec arrogance envers les populations des pays sous leur contrôle. Les étrangers sont traités comme des objets stupides tout juste bons à être soumis ou soudoyés.
Il n'est donc pas tout à fait surprenant que plusieurs dizaines de « diplomates » étasuniens s'en prennent à la position plus modérée du président Barack Obama sur la Syrie tout en se positionnant en prévision de l'élection d'Hillary Clinton, qui devrait autoriser une invasion illégale de la Syrie - sous couvert d'établir des « zones d'exclusion aérienne » et des « zones de sécurité » - ce qui signifie en clair, tuer d'avantage de jeunes soldats syriens. Les « diplomates » demandent l'utilisation d' « armes à longue portée et aériennes ».
Ces faucons sont si avides guerres que le risque d'un conflit direct avec la Russie ne les dérange pas. D'un léger revers de la main, ils balaient la possibilité d'un conflit avec une puissance nucléaire en affirmant qu'ils ne préconisent pas « d'emprunter une pente glissante qui se terminerait dans une confrontation militaire avec Russie. » Dis comme-ça, ça rassure.
















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